‹ Le chateau de BrandisChapitre 5 sur 7 · GENÈVE · texte numérisé non relu

GENÈVE

ntPRIMEMB DE CH. 6KUAZ , Roe dn Foiti-Siiat-Pwrre.

LE

^hkimn int ^v^nhi^*

* VuUy, le U septembre tsiO.

J'ai long- temps interrompu ce journal; les derniers événements avaient été assez pénibles pour que je désirasse les perdre de vue ; le temps a effacé cette impression. En arrivant ici nous avons repris nos habitudes, et je me sens maintenant le besoin de revenir à une occupation qui m^est agréable.

Adélaïde a bien supporté cette première contrariété ; elle y a été cependant plus sensible que je ne Taurais cru, et plus encore qu^elle ne Pa montré. Est-ce amour-propre blessé, intérêt pour M. de Brandis, sentiment

nous aatres , donner Texemple de la poliiesse et des égards ; on en doit beaucoup à M. le pasteur Guirand pour les fonctions dont il est revêtu. » On a fait atteler la voiture. — « Au moins vous nons y accompagnerez, a dit Louise; car il y a si long4emps que nous n^avons vu M"* Guirand, que nous ne saurions que lui dire ; vous noixs servirez de truchement. » Il y a en effet peu de rapports entre nos amis de la cure et ceux du château , et leurs manières présentent des contrastes amusants.

La voiture avait tomme devant la maison; le domestique ouvrait la portière et abaissait avec fracas le marche-pied ; cette vue mit en fuite la servante, qui courut annoncer à sa maîtresse un superbe équipage, des domestiques en livrée et des dames couvertes de fleurs; elle n'avait pas fini que nous étions dans la maison.

M""*^ Guirand faisait des confitures dans la cuisine ; elle était en simple déshabillé du matin, ses manches retroussées, toute occupée d^une chaudière placée sur le feu; à côté

d'elle^ son mari ^qui) $?U ne prenait pas. OQe. part active au travail, paras^ait du;iiiQiQS y prendre un grand intérêt, et aidait de ses coUt. seiis etde s^ vœux» La pauvre dame a été for^ déconcertée; elle est devenue, s^ilest possible, plus rouge qu^elle l^éiait déjà. -^ cç M"*^ de GourmeUe ! messieurs! mesdemoiselles ! s'estelie. écriée, qui pouvait espérer de vous voir dans ce moment ! Enirez, je vous prie, dans le salon ; Susanue , fermez la fenêtre ; avancez donc des fauteuils. Mon cher ami, fais asseoir ces dames. )> — • a Nous craignons de vous déranger, madame, » dit M'^^ de GourmeUe avec son ton de dignité. — - « Pas le moins du monde ; ce ne sont que de petits détails de ménage; nous avions justement fait hirécolte des fruits; mais qu'importe!; Medéranger^ madame! vous me faites ie plus grand plaisir. ^^ Matilde ne disait rien;. Louise avait sa .mine dédaigneuse; Adélaïde^ qui vient toujours à Faide de ceux qui ont besoin! de secours , a sud^un mot prouver que ce n'était pas un cri^ me de faire dés confitures. «^ a M^Guirand,

a^t^elle dit, je suis dé^déè ^ue Vôos nem'^ez pus âvenie; jé y<m aupâi^ denfâ^dé la permissiez de faire- des ' coilfiiares ^r^ votis ; nttllë pain cfii n^eift'.iAâDged'dttssi bondesqn^iei. » -^« ^tina chère demoiselle^ qae dé le dtsiez-Tous ;< faura»» f)$ris le* jour qaL vous aurait comenn ; mais qo^imporie 9 jMrai^ cfaex ^mis dèfs qoe vous le vouerez, si toutesfois vous pensez que je puisse vous ' aider ^ car je vous croisitooteanssi liabHe quemoi. » -^« M*"^ Guirand, dît Adélaïde en se to«rnaot vers ses amies, est si boiMie, que, dès qciej'a» UD coiBseiLà demunderye'est àelle quejem^adresse. Je me trouve loiijeuFi bien de ses directtoné.' >) **^ <c Que diies^vous, bonne M'** ienkars?.je ^s heureuaeiii je puis quel* qu^ois, par^ paf^-là,tV0Ù8 étr&niile; il n'est pas étonnant q|i|'ayaBt'!plas do double d'aaotes que. vous, l^ienn- pet» plus d'expérience* Vous en saurez/biemèt lout aàlant que mioii Quant aux eénfitUres^ U est- vrai que je ne crois pas qu^il me soit jamais arrivéi de les numquer; c'est une recette qoeje tieiis. de

mère 9. qui Taviiit apprise. elte*i|iéme' d^me dame de Roueb^ Voas neserea^ pélii^àtrè pas fâchées 9' mesdan^^S) de la comiaUre: Ytm»

menez moitié sacr0 et moUié fiiiï; pont* la sacre , il ne faut rien épargner ; le plus cher , c^esi le meilleur marché. Il faut aussi que votre fruit soit bien choisi. Mais , que je suis folle I au lieu de tant^cavi^ei*, je yeuxYOïis en (aire juger vous-inénies. » £t elle' s'élança hors de la chambre sans, écpvter nos représenta*', lions. Mais son départ n'avai]l pas w seul bat; vipgt minutes après^ lUH^ la vfmea revente avec un beau bonnet eut sa robe de soie^ sol^ vie de Susanne^, portapt un plateau eoUvert d'assiettes et de pots de coBfit«rï$a«, i

Quoique la manière des habîtawts du chftt^ teaa oe soit pas toiyoor^exempte: de prêtai^ tions eV même quelqjaefois d'un pea de vanité^ je regrette leur p^ociété pout; »a. fille jeUt:i) trop de raison pour que; jei craigne llnfloèacé de ces petits travers. Ces dames lui monireni beaucoup d'amitié; eU^ .dosneutidu: nMWve* ment à notre, vie si oalm^ Nous allons étro

bireo seuls JM*^^ de Goarmelle sonl dans une posiiioti briHanle ; elles peuvent céder à tomes leurs fantaisies; leur mère o^esl occupée ({ue ée leuns plaisirs^. Paovre Adélaïde !

5 octobre.

Nous arrivons d^une course de monlagne.

Avant-hier, après dîner, nous partîmes pour Saint-Cergues. Une belle route tracée dans les bôis^nous conduisit près du sommet; là, noiis nous arrêtâmes pour voir la plaine qui s'était atmissée à nos ptéds. Les courbes gracieuses du chemin, s-élevhnt les unes au^lessus des autres, faisaient un joli effet. A différentes hauteurs sur i»es rampes, nous voyions les groupes que nous avions dépassés s'avancer lentement- vers le haut de la montagne. Lé premier, un curé côtoyant le mur de rocher le plus élevé ^ luttait avec le vent, qui lui disputait son manteau ; à un étage plus bas, une troupe de paysans aidaient un petit cheval à tirer un char rempli de fruits qu'ils étaient

allés chercher datfs les vergers de la' Suisse ponr les poHer aux YÎIIes dû Jura, qui en manquent. Enfin, {>lns an-dessous, on découvrait une famille de chenUdronniers d'Auvergne, qui, après avoir passé Télé à exercer leur industrie daâ^ le caiHon de Yaud , regagnaient ses foyers* Ce ne sont pas seulement les oiseaux qui traversent nos montagnes à rapproche du froid, on pourrait aussi étudier rémigration de cèis bandes industrielles qui sont attendues dans les villages, où elles forment leur établissement sous'leS arbres de la grande place , et que Thiver et le printemps éloignent et ramènent aussi régulfèrement que les hirondelles.

Notre preniier soin, après nous être établis dans Tauberge, fut dé faire avertir de notre arrivée Albert Guirand, qui remplace pott^ quelques semaines le pasteu^ de Saint-Cergdës; nous avions pi^mrs à ses parenté dé Palier voir dans sa cure^ cette visite faisait un grand plaisit à noè bons voisins , i AP^ Gàirand strrioutV qui s'inquiète dé le sa-

voir]^i9ulf^ur celle niQQ^sipi^ Nous pourrons 1^ rassurée j Albert pars^t ir^-^beureu^; il est tcHU oqcupé.cles d^voir^ 4# s?! vocadiou. La prédicatioQ, le soiii>4^.psi|ivcf^9.f^ff8 eutreiic^ ay^ ses paroissiens r ^^ W^ J^^isseot pas im ÎDSiant de vide , et déj^ H peqse av^ pla^ÛT' au nioB^eut où il sera^éfinitivemei^t placé d^ upe cure écartée; msUgré jses opcupatipos, il a: RH nous cousaprer les deux jpurs que. nous ^yons passés sur la moolpgue ; car , le lendemain de notre arrivée 9 séduits par T^^pect paisible de ^ette vallée^ noi|s nous décidâmea ^ y passer jla journée.. N<»us mp9tâinçs ^ur quelques sominités'; Adélaldei dessinait et re^^ cueillait des plantes. Nous revînmes tard dîner à Tauberge avec notre conapagiipp^ . A sept heures du spii:^, uoys étions établis dans la sall^; des deissius , des. (burs, des papiers estaient entassés ;^ùr, la table. M* G^î* rand lis^t un morcela de sa compositioift Tputji coiup9 nçiis eniendoQs des claqu/emcmtsi de fouiçtet des pi^s de cltevax»^. DeuK voUur(^ qui s'arrétept devapti )9 port^ UQUfs 4rapp^llei||

qite cetie moniagn^^ oil 110113 nous croyioos au boui du monde , est sur la. route de Paris» Bans le même instam^ un grand bruit, des voix, des cri&j une iroupe de tdessieurs ^ ide dames ^ de domestiques chargés de paquets , eatafaisseot notre paisible salle d^étude. -— Ci Af"* rhôtessel s^écrie-t-on , un bon diner; nous repartons dans deux heures; du feu surtout, un grand feu; il fait froid, la nuit, dws ees montagnes. Quelle route ! Avez-vous vu^ madame, qu&nd ce lourdaud de postillon « £iiUî nous jeter dans 1q. précipice?» — a Ah! les affreuses montagn^es ; ne m^ea parlez plus; |!ai cru. mille fois y rester i oa n^en io^gine pas de send)lables; ne les avons-nou^ pas bientôt toutes passées? >> — a Passées , ouî^

le Jnra; après-^demain tes^'P^^' '^ — ^^ ^^ leë Alpes de sont pas. si élevées ,(;j'çspère. >>- -*- «i Fias si éleivées I madame veut que. les AI* pas ne soient pas si élevées qi^ le ^^ura; ea^. tendez-vous «ela^ AmAole ? )^ ^--r Puis on parle de Paris, [de Tempérer, < 4e :1{^ dernière ^m^; pagne, de Milaq ei du firiMOCi Ev#v^ ^^ souf-

fle de la cour impériale passail sur la paisible montagne suisse.

Nous nous étions écartés dû feu poiur faire place au tourbillon. Jeeonsidérais un de ces^ personnages que Je croyais Teconnatlre; je ne faisais rien cependant potir attirer ses regards^ citr il me semblait que ma vue devait lui rap» peler désagréablement certains cotnp^es quMl avait négligé de mettre en règle. Mais tant de diôses s^étaicnt passées depuis, qu^l ne pensait probablement plus à cette bagatelle» *— a M. Jenhars, si je né. me trompe! s'écria-t*>il, que je suis enchanté de vùnë voir, et que je m^alténdafs peu à vous rencontrer ici , messieurs , mesdames ! M. Jenhars f une connaissance particulière, quoique depuis long-temps nous nous soyons perdus de vue. Vous voyez, monsieur, une colonie qtti se rend auprès du vtce^roi; il y a quatre jours, nous étions à Paris; nous sommes partis au sortir du spectacle. Nous avons vonln donner no adieu brillant à là eaf^itale. Ces damesoregretteal tout ce qu^elles làièsetil ; mais mi feit Milan

n'est pas si mal ; on p^t très-bien y vivre. )r A dix heures , les voyageurs , qui étaient pressés d'aller en leur qualité d'intendants et de fournisseurs ^ploiter le royaume dlialie, se remirent en route; nMs leur souhaitantes une heureuse arrivée, et nous les suivîmes

jusqu'au bout du chemin, d'où nous vîmes Jes voitures descendre au grand trot vers le lac, où la Idne se réfléchissait; notis revînmes nn* instant près de notre feu , devenu paisible , riant de cet épisode inattendu.

Ce matin , avant dix heures, nous étions sur la Dôle, promenant nos regards sur l'immense horizon que l'on< découvre de ce point le plus élevé de la chaîne. Les yeux du jeune Gnirand brillaient de joie en voyant son payvS se présenter avec tant d'éclat; il comparait la vallée du Léman , couverte de culture, de- villages, ornée de^son beau lac, avec le revers septentrional de la montagne. Cette partie dtr Jura français contraste, par ts profondeur et ta tristesse de ses vallées, son sol dépouillé , avec le brillant aspect du o6lé opposé. «—

a Quelle doU èire y di^t^I , rimpiressioQ du voyageur qui, après avoir travensé C0s villages sans verdure , après avoir e^toyi»! ces rodiers qi|i s'éièveut comm^ de scwbres lours,^ déeour 9VB tout à coup oe?4>ayft » rianl, si favorisé par la Providence l »

Jl existe dans le villager de Sainv-Cei*gues un paysan qui a sauvéf là. vie à ptesieurs hommes marquants , détenus à Paris lors de la révo*- Hiiion française; il traversait toute la France^ pénétrait dans Içs prisons et ramenait ici ceuXt qu^il avait mission de délivrer. Je me suis re* présenté souvent quelles devaient être les inipressions de ces malbeureui^, résignés à la mort, lorsqu'ils mettaient enfin le pied sur le sot suisse, après tant d'émotion et de dangers*

Peut-ôtre ici môme , un proscrit , forcé de s'écarter de la roule battue, après avoir échappé fu dernier corps-de-garde de la r^ volution française, a reconnu en tournant le rocher qu'il était sauvé ; à la vue de cette terre , refuge des malheureux , il a remercié Dieu de lui avoir conservé la vie*^

Noas sommes restés plasîeurs benres sur la sommité de la Ddie ; il a fsdlu enfin descendre ; Albert nous a accompagnés jusqu'au bas, d'où il a repris la route de Salnt-Cergues* Nous sommes montés dans la voiture qui nous attendait; nous avons suivi pendant quelque temps le pied de cette montagne, dont nous avions admiré les brillants effets de lumière 9 et qui alors s'élevait à notre gauche comme un grand mur sombre.

37 octobre.

Nous profitons des beaux jours pour faire des courses ; hier, nous sommes allés sur une hauteur d'où la vue est fort étendue; nous voyions au-dessous de nous , dans le ravin, un^ moulin qu'un torrent, descendu de la montagne, met en mouvement .en formant de jolies* chutes; Il ne paraissait personne à Teatour; tandis que la roue et la machine s'acquittaient consciencieusement de leur tâche, une chè*vre,. qui semblait la gardienne de la maison^

broaidit Therbe qui crott le long do canal.

Adélaïde , en voyant jprès de là des débris de vieux murs, désirait savoir l'a date de leur construction ; mais comme cette dhfe n'est pas connue, nous avons pu leur donner une haute antiquité. Assis à Tombre d'un bouquet de hêtres, nous nous sommés amusés à placer successivement sur cette esplanade une fortification des Helvétiens contre les irruptions des peuples du Nord , un ch&teau, un monastère , et nous nous sommes représentés, tour à tour, un combat, le départ d'un croisé quit* tant sa famille pour aller en Orient, une cérémonie du culte catholique troublée par la prédication d'un réformateur.

Nous avons été interrompus par le bruit du galop d'un cheval, qui nous a fait jeter les «yeux sur le chemin , qui , comme un long ruban , se déroule au-dessous de la colline ; à son extrémité, paratt un cavalier suivi dHin lévrier blanc. Le jeune chevalier, car dans ce moment nous ne voyions plus que des gens du treizième ou quatorzième siècle , parcourt

rapidement la distance qui nous sépare de lui ; tantôt il descend dans le creux du valloa et disparaît à moitié, tantôt il s^élève sur la courbe relevée que forme la route , il approche 9 nous le suivons jujsqu^au moment ou la sommité sur laquelle nous sommes placés le dérobe à notre vue. Un Instant après , il avait escaladé la colline par Tétroit sentier qui Tentoure; il s^arréte et porte ses regards sur la contrée qui se déploie autour de lui ; sa taille élégante se dessine sur le ciel. Le cheval,, qui semble paitager les impressions de son maître, relève fièrement sa tête légère et respire avec joie l'air de la montagne ; le vent soulève sa crinière dorée, tandis que le grand chien se couche aux pieds de son compagnon pour reprendre haleine. Alors, nous apercevant, le jeune étranger saute légèrement à terre, s'approche et nous salue avec une poliiesse aisée. Nous parlons du point de vue; nous admirons le contracte de la rive brillante du lac avec la masse sombre du Jura, a Ce pays,. dit-il, est d'un grrsmd intérêt poor moi. Après quatre ans

encore 9 il m V^H r^çn Gomme un père il y a dix-sept ans , il a ea quelque peine à me reconnaître , mais il m^a montré une amitié dont j^avais grand besoin. Je me suis retrouvé avec la sévère expérience de la vie et les réflexions de r&ge mûr dans un lieu que j'avai$ habité presque, enfant , et où jVais ressenti les plaisirs, les émotions vives, les espérances de bonheurde cette époque», Nous causons de tous les événements qui ont rempli ce long intervalle avec M« Barrow ; c'est un homme grave , . accoutumé à réfléchir: il a une longue expérience et beaucoup de piété ; sa foi est éclairée ; il s'arrête peu aux causes secondes , et il voit les événements d un coup-d'œil étendu ; les leçons que je reçois de sa conversation sont bonnes pour moi» Ici tout est calme , la vie y est régulière ; il n'y a eu d'autres changements depuis mon départ que ceux que le temps amène insensiblement. Le père est maintenant infirme ; ceux que j'avais connus enfants sont mariés.

Celte existence est ce qu'il me faut ; un changement si complet de climat , de manières , de

langage , m^a été agréable dans la disposition avec laquelle je sais venu ici.

En voilà beaucoup trop sur moi, monsieur ; maintenant puis-je vous demander quelques détails sur votre santé, sur votre genre de vie, sur celui des personnes qui vous tiennent de près ? Vous ne refuserez pas une réponse à cette lettre ; je la regarderai comme une faveur , je Tattendrai avec impatience. Peut-être estil survenu dans votre intérieur, depuis le moment où j'ai cessé de vous voir , quelque grand changement ; vous ne me le cacherez point.

Dirai-je que la pensée des habitants de Vully est pour moi une pensée habituelle , et quMl m'a fallu de grands efibrts pour attendre si long-temps sans rien savoir sur leur compte !

Que Dieu , monsieur , vous accorde à vous

et aux vôtres ses plus précieuses bénédictions ! C'est la prière que je lui adresse tous les jours.

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