JUimp, du Momit., t. Y, p
qu'il ne commande plus à des Français^ ce n'est qu'un homme fort ordinaire^ d'une vaste ambition^ peut-être^ mais d'une capacité tout à fait commune. « Pensez- vous d'ailleurs qu'en se déclarant ouververtement ennemi de la patrie, il ne sache pas que sa tête serait mise à prix et qu'il y aurait vingt mille Français qui se disputeraient, seulement pour la gloire, l'avantage de délivrer la patrie d'un enfant rebelle et dénaturé?..,* »
L'année suivante le nom de Condé retentissait de nouveau devant l'Assemblée nationale. Mais cette fois la mesure provoquée contre lui était beaucoup plus significative. En effet, dans sa séance du 1 1 juin 1791 , r.Vssemblée, après avoii' entendu le rapport de ses comités diplomatique, de constitution, militaire, des rapports et des recherches, décrétait que Louis- Joseph Bourbon-Condé serait tenu de rentrer dans le royaume dans un bref délai ou de s'éloigner des frontières en déclarant formellement, dans ce dernier cas qu'il n'entreprendrait jamais rien contre la Constitution, ni contre la tranquillité de l'Etat, sous peine d'être réputé rebelle, déchu de tout droit à la couronne et de voir ses biens confisqués.
Ce décret fut sanctionné par le roi le 1 5 du même