‹ Le Chateau de Chantilly pendant la Révolution: arrestations dans le Département de l'Oise enChapitre 22 sur 75 · Les Pr'uont en 1793, p · texte numérisé non relu

Les Pr'uont en 1793, p

l'alimentation ordinaire se payait fort cher. Quant au pain^ il était rationné et il fallait que chaque détenu allât le chercher lui-même; la distribution s'effectuait tous les jours à une heure fixe dans la chapelle, sous la surveillance de quatre soldats armés.

Après chaque repas^ la seule distraction pour les détenus était de faire plusieurs fois le tour des plombs; on appelait ainsi une sorte de galerie extérieure qui rayonnait au dernier étage et d'où la vue embrassait d'un côté la vaste pelouse, et de l'autre le parc tout entier. Plusieurs prisonnières qui nourrissaient leurs nouveau-nés ou qui avaient avec elles des enfants en bas âge, sollicitèrent la faveur de pouvoir descendre dans le jardin du petit château. Mmes de Maupeou et Montbreton adressèrent à cet effet une demande au Conseil du département de l'Oise qui, par délibération en date du 29 août 1 793, décida que la promenade du jardin du petit château leur serait permise « à la charge de se conformer aux règlements de police intérieure qui leur seraient prescrits par le commandant de la gendarmerie en détacliement pour la garde du ci-devant château*. »

Dans les premiers temps de leur incarcération, on avait permis aux détenus de recevoir des lettres et de faire venir de temps à autre par des personnes du

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