‹ Le Chateau de Chantilly pendant la Révolution: arrestations dans le Département de l'Oise enChapitre 49 sur 75 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Viute de Bnzotti à Chantilly. — Inoendie ao chàteaa. — Prétendue conspiration. — Le ramoneur Pteul. — • Tranaformation du cliâtean de Chantilly en hôpital militaire. — Départ des prisonniers pour Argenlieu, Nointel, Liancourt et HondainTille.

Indépendamment des prisonniers que Martin fit transférer à Paris, il y en eut auparavant quelquesuns qui ne firent que passer^ pour ainsi dire, à Chantilly, et qui, par ordre d'André Dumont, furent dirigés sur Paris. C'est 'ainsi que le 5 octobre 1793 sept personnes arrivées de Senlis le matin, prirent le joiu* même le chemin de la Conciergerie. Plus tard (4 décembre 1793), Gouy-d'Arcy, ancien membre de l'Assemblée constituante, fut emmené de Chantilly par des soldats de l'armée révolutionnaire et conduit au couvent des Carmes d'où il ne sortit que poiu* monter à l'échafaud^

1 . Le Courent des Carmes et le séminaire de Saint^Sidpiee pétulant la Terreur^ p. 2^^.

ApiiSb fe départ de ces divers convois, les détenus restèrent sous le coup d'une discipline de fer^ et chacun d'eux attendait le moment où son tour viendrait de quitter Chantilly. Le château devint alors Pobjet de visites multiples de la part d'individus qui passaient^ à tort ou à raison^ pour avoir des missions à remplir; mais jamais on ne put se rendre compte du véritable caractère de ces missions. Un jour le bruit courut dans le château^ qu'il était arrivé des commissaires chargés de juger tous les prisonniers. On vit, en eflfet, paraître quatre ou cinq individus ayant à leur tète un homme d'un certain âge qui interrogea tous les détenus par district^ et se borna à leur faire à peu près les mêmes questions. Il s'attachait surtout à demander à chaque détenu s'il était prêtre et pour quels motifs il avait été incarcéré. Plus tard il fit inviter tous les prisonniers^ au son du tambour, à lui remettre des mémoires pour obtenir leur délivrance. Comme on le pense bien personne n'y manqua, mais ce fut une pure formalité qui n'aboutit à rien, si ce n'est à faire briller une fois de plus dans le cœur de malheureux un rayon d'espérance bien vite obscurci*.

Un autre jour arriva le nommé Buzotti, officier des charrois de l'armée. Son extérieur et sa figure

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