‹ Le Chateau de Chantilly pendant la Révolution: arrestations dans le Département de l'Oise enChapitre 6 sur 75 · AVANT-PROPOS, V · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS, V

la Révolution, comme partout ailleurs, des esprits remuants, pleins d'impatience et faisant grand tapage ; mais, la plupart du temps, tout s'est borné à de folles déclamations et le bon sens du peuple a sufQ pour calmer cette fougue révolutionnaire.

Ce qui a perdu la noblesse et le clergé à cette époque, c'est qu'ils pensaient former une espèce d*arche sainte à laquelle on n'oserait jamais toucher, et, sous l'empire de cette illusion, ils s'endormaient dans une douce quiétude. Le réveil fut terrible et l'arche sainte a été brisée.

Aujourd'hui, pareil danger semble menacer ce qu'on nommait alors le tiers'-étatj ce qu'on appelle à présent la bourgeoisie. La noblesse n'existe

ami obligeant et clurad, mais aonrent TÎf et même emporte. Ce peuple mérita l'estime et les éloges de César, cet homme si bon connaisseur en Tertiis et si peu jaloux des siennes qn'il flétrit toutes, en derenant le tjran de sa patrie. > MM. Peuchet et Chanlaire émettent à peu près la même opinion, dans leur Description topographique et statistique de la France^ publiée en 1809. • Les habitants du département de l'Oise, disent-ils, sont, en général, vifs, laborieux, industrieux, robustes, grands et bien faits; leurs femmes sont belles et assen ordinairement dociles et sages.

c Leur imagination saisit les objets aTcc plus on, moins de justesse, mais elle sVnflamme an premier choc ; disposition assez générale en Picardie, si on en excepte fieauvais ; de là le proverbe qu'on applique aux Trais Picards : Ils ont la tite ^>rès du bonnet, »

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