‹ Le Château de Chaumont dans l'histoire et les artsChapitre 11 sur 68 · HUGUES D'AM B OISE — GUERRE DE CENT ANS · texte numérisé non relu

HUGUES D'AM B OISE — GUERRE DE CENT ANS

cle Saint -Verain1. Le 22 août 1335, — c’est le dernier acte que l’on connaisse de lui, — Hugues concluait un accord avec l’archevêque de Tours au sujet d’un hommage fort intéressant.

Suivant une coutume pratiquée dès le xiii° siècle , et qui présente un caractère à la fois religieux et féodal, l’archevêque de Tours, a la solennité de son intronisation, voyait son cortège rehaussé par l’éclat des plus puissants seigneurs de la Touraine. Il était porté processionnellem en t sur une se (lia gestatoria analogue à celle qui sert au Souverain Pontife. Les seigneurs qui étaient chargés de ce rôle étaient ceux de Saint-Michel, de Preuilly, de la Haye, de Sainte-Maure et de la Papelardière ou Maison-Fort, à Amboise, en raison des obligations féodales qui résultaient de la dépendance de leurs biens visà-vis de l’archevêque. En outre, les nobles feuda-

taires avaient un rôle à remplir au repas de gala qui accompagnait la cérémonie : le premier devait surveiller la cuisine; le second devait faire présenter le pain et recevait en retour les nappes et le reste du pain; le seigneur de la Haye servait d’échanson et avait droit de prendre la coupe avec le vin qui restait dans la salle après le festin.

Le seigneur de la Maison-Fort, laquelle paraît être l’ancien « domicile » ou chastel des comtes d’Anjou, dont il demeure quelques ves-

Tombeau de Jeanne de Saint -Verain et de son mari. (Dessin de Gaignières.)

1 « Sachent tous que nous Johan de Ambaize, chevallier sire de Saint-Verain, cognays avoir eu et receu de honorables personnes sire Nicholas Behuchet et Johan Millon, trésoriers dou roy nostre syre, sexante et huit livres deus soulz tournois pour cause don demourant de mes gaiges de moy et de gens darmes de ma eompaignie, faiz en la compagnie de noble prince Mgi' le conte d’Alençon, en frontière de Gascongne et de Saint Onge. A Chaumont sur Loire, l'an de grâce mil troys cens trente quatre, le jour de la sainte Croez en may. » — B. N. Pièces originales.

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