HUGUES D’A M BOISE — GUERRE DE CENT ANS
tiges auprès de l’Hôtel-Dieu à Amboise, ne nous est pas inconnu. Ce fief était alors au pouvoir de Hugues III. Le siège de Tours, après Etienne de Bourgueil , venait d'être confié à Pierre Frétaud, qui fit savoir à ses hommes-liges qu’ils eussent à remplir leurs devoirs féodaux. Il invita notamment le seigneur de Chaumont à lui rendre hommage <( à son manoir de Larçay » pour les terres qui en dépendaient. Hugues III demanda à surseoir cet hommage jusqu’au lendemain de l’intronisation, ce qui fut accordé par le prélat.
On fît un pas de plus dans la voie de l’entente pacifique. L’archevêque Pierre se trouvait à sa maison de plaisance de Yernou, encore caractérisée par de curieux restes romains, au mois d’août 1335, « le mardi avant la saint Barthélemy ». Hugues s’y rendit et reconnut que le jour de l'installation il avait le devoir de porter l'archevêque, de garder la cour et de servir les plats. Mais il ajouta qu’il avait droit de retenir la vaisselle en prenant chaque plat aussitôt après le service. Le prélat soutint que c’était seulement à la fin du repas. Par amour de la paix « et sans préjudice des droits réciproques », on convint de s’en tenir au concordat suivant. Après le premier service , le seigneur prendra la vaisselle qu’il donnera aux servants en leur disant , en vue du service suivant : « Allez chercher! », et il procédera de même jusqu'au dernier service. Puis, à la fin, il prendra et gardera seulement la vaisselle du premier service.
D’après un document contemporain , l’argentier de l’archevêque , pour cette année-là, versa aux seigneurs de Marmande cent livres; de Preuilly, cinquante livres ; de Précigny, vingt livres; de l’Ile-Bouchard, huit livres. Quant « au seigneur de Saint-Verain , ou sire Hugues », il reçut quarante-cinq livres, et une note nous apprend qu’au temps de l’archevêque Simon (1363-1379), il y eut une entente pour « trente florins » entre ce prélat et « Hugues d’Amboise », c’est-à-dire Hugues IAT '.
Mais n’anticipons pas sur la série des événements. A l’époque qui nous occupe, nous voyons que les bois du seigneur de Chaumont confinaient à une tenue de neuf arpents dite « les LTleiz », « situés entre les Montils et Pont-Levoy, dans la paroisse de Sembin ; et entre les dits bois de Chaumont et ceux de Geoffroy d’Ouchamps » (1335). Le domaine devait bientôt changer de mains et vint à l’aîné des enfants, Jean III d’Amboise. Celui-ci épousa Jeanne de Beaumont, qui donna le jour à Hugues et à Jeanne.
1 M. L. de Grandmaison, Cartulaire de l'archevêché, t. II, p. 7.