‹ Le Château de Chaumont dans l'histoire et les artsChapitre 14 sur 68 · HUGUES D’A M BOISE — GUERRE DE CENT ANS · texte numérisé non relu

HUGUES D’A M BOISE — GUERRE DE CENT ANS

ge doy estre à Tours au jour de la l'este de la réception, et le doy aider à pourter des le cueur de l'église Saint-Martin jusques à l’église Saint-Julien, en la compagnie des autres, qui doivent estre celuy jour pour porter le nouvel arcevesque , et doy servir au dyner en la sale, a la grant table ou sera mon dit seigneur l’arcevesque, et doy m estre et assoair les més des viandes dovant mon dit seigneur en vesselle d’argent, telle comme il appartient a tel seigneur, au jour de telle feste; laquelle vesselle, puis que le dit seigneur est servi, doit estre moie, et la doy avoir et prendre et faire ma volenté, et doit à tous ce mon dit seigneur l’arcevesque paier les despens que moy et mes gens ferons à Tours la voille et le jour de la dite feste. »

Quelques années plus tard , nous assistons à un acte d’amortissement de droits. Michel Le Maire, de Candé, « bourgeois et home coustumier, » avait acquis par échange et vente des écuiers Huet d’Orchamps, sire de la Houdinière, et de Guillaume de Pois, divers « terrages, cens, bois et tailles en la paroisse de Yallères », « qui furent à la feue mère du dit Guillaume, sœur du dit Huet. » Michel Le Maire les donna ensuite à « hospital de Saint- Jacque , novellement fondé en la ville de Blois », et grâce à cette libéralité et à d'autres, fut « commencée une église de monseigneur saint Jacque on dit hospital et fondez sis chanoines » pour célébrer l'office, et y sont « chascune nuit hebergez plusieurs povres et 1res passants ».

Or, ces biens relevaient à foi et hommage du seigneur de Chaumont, et, comme la donation n’avait pas été soumise à son « assentement », il saisit les domaines et lit « lever et exploiter par deffaut domine et en prendre les proliz pour plusieurs années ». Les chanoines le supplièrent de renoncer à ses droits. En conséquence, « Hue d’Am- 1 >aize , chevalier, seigneur de Chaumont et de Saint-Verain », se laissa toucher par « les bienfaiz » des suppliants et, « pour la bonne amour et affection a honneur » de saint Jacques, « le lundi après la feste de la Nativité Nostre Seigneur, 1370, » il renonça à ses droits, « sauve telle justice » comme auparavant. Il y mettait la condition que lui, sa compagne et ses enfants auraient part « ès bonnes prières des chanoines », que ceux-ci chanteraient chaque année, le jour de la fête,

« une messe de madame sainte Katerine » durant sa vie, et après sa mort célébreraient à perpétuité son anniversaire.

Cependant l’honneur de la France ne lui permettait pas de rester sous le coup du traité de Bréligny. A Jean le Bon, qui hérita du duché de Bourgogne qu'il donna en apanage à son fils Philippe le Hardi, avait succédé Charles Y, en 1364. Celui-ci mit son habileté à préparer la revanche en réorganisant l’armée et fortifiant les places, avec l’ordre

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