‹ Le Château de Chaumont dans l'histoire et les artsChapitre 15 sur 68 · HUGUES D ’ A M BOISE — GUERRE DE CENT ANS · texte numérisé non relu

HUGUES D ’ A M BOISE — GUERRE DE CENT ANS

d’éviter les grandes batailles tout en luttant vaillamment sous la conduite de capitaines tels que du Guesclin. On reprit aux Anglais une partie des provinces conquises, et le seigneur de Chaumont soutint avec éclat le renom de sa famille. On le suit, en particulier, au cours de la campagne de Picardie, à Saint-Omer. De cette localité est datée une quittance de gages, du 27 août 1377, au bas de laquelle le sceau rond (dix-neuf millimètres) de Hugues d’Amboise porte un écu palé de six pièces au bâton en bande brochant. De la légende rompue il reste : ...dise... D’après ce reçu, « Hue d’Amboize » touchait de Pierre Clianteprune, trésorier des guerres, « cens quatorze frans dessus ses gaiges ».

Hugues n’était pas seul de sa famille à guerroyer pour la France. Un peu plus tard, le chevalier Jean soutenait brillamment l’honneur de son nom sur les rives de la Manche. Par quittance donnée « à Pontorson » le 27 août 1379, « Jehan d’Ambaize » déclare avoir reçu de Jehan le Flament 97 livres «sur les gaiges de nous baneret,, un autre chevalier et sept escuiers de nostre compaignie, depuis et advenir en ces présentes guerres en pais de Bretaigne soubs le gouvernement de Mgr le duc d’Anjou. » En outre, Jean, « sire d’Ambaize chevalier, » reconnaissait avoir touché pour ses gages « neuf vins et quinze francs en blancs de cinq deniers », par reçu « donné à Pontorson le VIII' jour de septembre l'an mil CCCLXXIX».

De sa femme, Anne de Saint- Yerain, le seigneur de Chaumont eut un lils, Hugues Y, qui posséda le domaine à partir de l’année 1380, en même temps que la terre de Saint -Yerain. Le nouveau « sire » s’éprit de Marguerite de Joinville, iille d’Aimé, seigneur d’Emery et d’Estrelles, qui était veuve par suite de la mort de son mari, Eudes, baron de Culan et de Châteuneuf-sur-Cher , seigneur de Romefort et de Savigny. Dame Marguerite répondit à son affection et lui donna un fils, Hugues, et trois filles, Marie, Isabeau et Catherine, qui firent la joie du foyer domestique. En outre, il eut la tutelle de sa belle-fille, Aenor, dame de Culan, qui épousa en premières noces Philippe de la Trémoille.

Les filles du seigneur de Chaumont virent leur main recherchée par des gentilshommes de noble lignée. Marie épousa Helion de Neilhac, d’une famille originaire du Berry. Helion possédait la terre d’Onzain avec son frère cadet Guillaume. En 1381 , ils élevèrent un castel en rapport avec leur situation et conservèrent le souvenir de leur initiative par une inscription en gothique, gravée sur le linteau de la porte de la grosse tour et accolée de leurs écussons, deux léopards passans, avec le lambel pour désigner le plus jeune. On y lisait: « L’an mil trois cent quatre vins et un firent faire Moss. Guill0 de Neilhac et

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