‹ Le Château de Chaumont dans l'histoire et les artsChapitre 18 sur 68 · MUSEE DU LOUVRE · texte numérisé non relu

MUSEE DU LOUVRE

LES GRANDS OFFICIERS

« Quant au fait de Véronne, c’est une très mauvaise chose que les gens de l’empereur se bâtent et courent sus les ungs contre les autres, et fault bien dire quil y a peu dordre et de justice; et, pour ce, est besoing que ceulx qui sont et seront cy après pour moy au dit Veronne, pourvoient bien en leur cas et quilz soient tousjours loings ensemble et facent bien guect et de jour et de nuyt en maniéré quilz ne soient surpris, et surtout que souvent ilz escripvent a celui qui sera à Bresse (Brescia) de leurs nouvelles et ce qui leur seur surviendra pour y pourveoir.

« Au demourant, en tant que touche le cappitaine de Godeffa, j’ay, depuis les lettres que vous ay escriptes, sceü pour vérité qu’il n’est aucunement coulpable decestefaulsemonnoye qui sest faicte a Gennes. Par quoy, je ne luy vouldraye pour rien fere bonté ne dommaige. A cesle cause nest besoing que la chose tire plus avant ; maiz luy escriptz une bonne lettre que vous luy ferez tenir, afïin quil continue de me servir a la cjarde de la dicte place songneusement et loyaument, comme jay en luy fiance et que, doresenavant , il ne permettra que nulz estrangiers de quelque estât quilz soient entrent en la dicte place.

« Mon cousin, au surplus, vous me ferez tousjours savoir de vos nouvelles en ce qui surviendra et je vous manderay des myennes. Et a Dieu, mon cousin, qui vous ait en sa garde. Escript a Blovs, le xxime jour de février. — Lovs. — Rèbertet. »

L’adresse porte : « A mon cousin, le sire de Chaumont, grant maistre , maréchal et admirai de France, mon lieutenant general delà les nions. »

La campagne n’interrompait pas la régularité des devoirs féodaux. A 1 horizon de la Loire, vers le couchant, sur le sommet septentrional de la pittoresque colline, se profile l’aimable château de Monlcontour. Il appartenait, au début du xvi' siècle, à une famille d’origine bretonne. Jacques d’Espinay, ami et parent du maréchal de Gié, Pierre de Rohan, encourut la disgrâce de Louis XI à la fin du règne; mais Charles VIII lui rendit la faveur royale en attendant une nouvelle disgrâce. Jacques d Espinay possédait des domaines importants, tels que ceux de Segré, d Ussé et de Saint- Michel-sur-Loire. En outre, il détenait d’autres terres plus en amont du fleuve, et c’est à ce titre qu’il prend place

Signatures d’Amboise :

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