‹ Le Château de Chaumont dans l'histoire et les artsChapitre 31 sur 68 · ROFFIGNAC, BEAUVILLIER ET R O G II EC U O U ART · texte numérisé non relu

ROFFIGNAC, BEAUVILLIER ET R O G II EC U O U ART

de cette paroisse, seigneur, » lequel signe « Berlin ». La même année, on rencontre Félix Dufrayer, arpenteur géomètre, et ailleurs, « géographe, demeurant au château de Chaumont » ( 1752).

En ce temps-là, une personnalité marquante du parlement de Bretagne apporta au manoir comme un reflet anticipé des préoccupations qui n’allaient pas tarder à remuer cette province. La Chalotais et ses partisans n’avaient pas encore caressé les instincts d'indépendance qu’elle portait en1 soi, mais on avait comme le pressentiment de l’émotion qui se préparait. En 1748, le vieux toit féodal donna l’hospitalité à un avocat breton, peut-être un ami de Bruno Bertin, conseiller au parlement de Paris.

Mais son séjour n’y fut pas de longue durée, et, le 5 novembre, on faisait la sépulture, « dans l’église paroissiale, de Charles Keating, écuyer, avocat au parlement de Rennes, mort d’hier, au château de Chaumont, après avoir reçu tous les sacrements, âgé d’environ cinquante ans ».

Le chevalier Nicolas Berlin ne devait pas conserver longtemps le domaine. Sa possession fut marquée par une modification importante au chastel. C’était l’époque ou le goût de la nature libre, des larges horizons et des riantes perspectives se répandait dans les esprits et dans la littérature, aussi bien que dans les arts. Bertin éprouva le besoin, j’allais dire de dénouer les bras qui se croisaient sur la poitrine du preux, en faisant disparaître l’aile qui regardait la Loire, de manière à ce que la cour d’honneur fût ouverte sur ce magnifique panorama. 11 lui sembla que ce n’était pas assez d’en jouir des salles de ce bâtiment, et qu’il fallait que le décor fût, pour ainsi dire, déroulé sans cesse sous les regards. Une terrasse remplaça le logis détruit, dont on voit encore le point d’amorce sur le mur de la chapelle, et depuis lors les visiteurs se plaisent à contempler, de ce point culminant, les charmes de la vallée vraiment enchanteresse. Le dessin de Gaignières que nous avons trouvé au département des Estampes a le tort d’avoir été fait de la

Chapelle de Chaumont.

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