IIUGUES D’AMBOISE — GUERRE DE GENT ANS
« Soixante-quinze livres sur les gaiges de nous baneret, Il bacheliers, XVII escuiers de nostre compaignie , en ceste présente chevauchée sur les champs on païs de Flandres. »
( Quittance de Hugues, le 10 septembre 1383.]
usqu'ici la destinée de Chaumont avait été plus ou moins associée à celle d’Amboise; désormais il n’en sera plus ainsi. Pierre Ier, en devenant « sire » d’Amboise, fut constitué chef d’une branche spéciale, et nous n aurons pas à poursuivre le cours de sa carrière. Hue ou Hugues, chef de l’autre branche, a le privilège de fixer notre attention, et sa descendance glorieuse suffit, dans le magnifique cadre de Chaumont, à satisfaire pleinement notre curiosité. Avec lui nous observons que les armes des seigneurs chaumontois portent : « palé d’or et de gueules de six pièces à la bande en filet d’azur. »
Hugues III d’Amboise — nous l’appellerons ainsi à la différence des pièces originales qui le nomment Hue — obtint la main d'une héritière de la noble maison de Saint-Verain ou Saint-Yrain. Jeanne de Saint-Verain embellit Chaumont d’une radieuse corbeille d’enfants. Le foyer domestique présentait ainsi les délices de la joie fami-