‹ Le Chateau de Chaumont dans l'historie et les artsChapitre 4 sur 26 · j Sainte Chilienne · texte numérisé non relu

j Sainte Chilienne

en rapport avec ses mentes , son château de . stiituo Un w sii-ck- Chaumont n'était pas sans éprouver les effets de [Égh^e Uo ainumoni.; son éloignement. En l'absence de GeoH'roy, son

neveu, Sulpice I" d'Amboise, qui avait reçu d'abord la moitié de la seigneurie de Chaumont, et auquel son oncle confia tout le domaine au moment de son départ pour l'Angleterre, soutint fidèlement les droits qu'il pouvait prétendre exercer.

Sur la rive droite de la Cisse, au sommet d'un coteau qui frange, au nord, la vallée verdoyante, un chevalier du nom de Gervais, fils de Lancelin, possédait une terre avec une petite église, lerr;im quamdam in lileseiini pago si/am, Uurincum nuncupadtm. Avec le consentement de son suzerain, Hugues Chapel, vicomte de Chàteaudun, et de son frère Geoffroy, il donna cette terre et la chapelle, ecclesiotam, à l'abbaye de Marmoutier. Mais Sulpice revendiqua ses droits sur cette donation. Afin de le gagner à leur cause, les bénédictins lui

' Macaulaj, Histoire d'An<jlcicrrv, chap, I".

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remirent cinquante sols par les mains de frère Hugues, et, par ce moyen, Sulpice se désista de toute prétention, d'accord avec son épouse Denise, en présence des moines Ilugnes et Sulpice, du prêtre Gombaud, chapelain de la mère de Gervaise, de Gosbert, prévôt de Cliaumont, d'André, serviteur des religieux, et aussi de Bastide, mère de Gervaise; l'acte relatif à Muvy fut rédigé en 1080. la dix-septième année du gouvernement de l'iibbé Barthélemi.

Au nombre des gcntilsliomraes qui habitaient alors Chaumont, on voit Maurice Eschirpel. Vers 1081, ce chevalier donna •• à Saint-Martin de Marmoulier un bois, sur le territoire de Chaumont ». Sulpice accorda sa confirmation pour le don " de la partie de sa forêt de Chaumont, laquelle tenait de lui le chevalier Maurice, dit Kschirpel •>. Les témoins de cette ratitication furent (losbert, prévôt de Chaumont, Geoll'roj', -i fdlâtre de Guarin de Fontanilis, ■> et Hugues de Fermeté; la donation fut également ratiliée par Maurice, lils du bienfaiteur. Longtemps après, sous l'abbé (iuillaume, qui gouverna Marmoutier au début du xii" siècle, Maurice Kschirpel voulut revenir sur ce fait. Entin. •< touché par la grâce de Dieu et l'amour de saint Martin, » il finit par conlirmer pleinement la fondation, ainsi que sa femme Anieline, leur lils Mathieu, et leurs filles Agnès et Majentîa, en présence de Hardouin, neven de Maurice, de Renaud, lils d'Kspiart, et de (îosbert Preratus.

Il ue faudrait pas s'imaginer que les lauriers de la paix fleurissaient ainsi, en tout temps, à l'ombre de la forteresse chaumonloise. Sulpice eut souvent maille à partir avec les comtes d'Anjou. A celte époque, la suzeraineté d'Amboise était partagée entre trois seigneurs. Sulpice avait pour siège de son fief la Tour de pierre. Fulcoîs de ïhorigny occupait la Motte, et Krnoul de Meuug était gouverneur du palais, on domicUiiim, des comtes angevins. Celait tout naturellement un nid à continuelles rivalités. Une nuit que Sulpice reposait dans son donjon amboisien, sur un rapport perfide de Fulcois, il fut surpris par les soldats du comte Foulques Héchin, cpii l'emmena prisonnier à Angers. Mais le comte (îeollroy le Barbu ne tarda pas à réparer celte iniquité en lui rendant la liberté et le donjon, dont la garnison promit le serment à la fois au comte d'Anjou et au seigneur de Chaumont, qui, d'ailleurs, remit à litre de caution son fils Hugues'.

Sulpice, il est vrai, trouva dans l'amitié des siens un ferme soutien au milieu des diflicultés. Sa femme. Denise, l'entourait de l'affec-

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