LETTRE DU ROI AU MARÉCHAL D'ESTRÉES
DijoQ, a mars i63x.
a Mon cousin, ayant appris par votœ lettre du ^4 de ce mois que vous me dëpeschez le lendemain le sieur Mesmin, et que la Royne, madame ma mère, envoioit l'un de ses gentils hommes et en suit te que vous ne jugiez pas, si elle ne changeoit d'advisy qu'elle fust en résolution de partir de ma ville de Compiègne pour s'acheminer en Bourbonnais, ainsy que tant de fois je l'en ai priée; je me suis résolu, sans attendre ledit Mesmin, de lui envoyer le sieur de Saint-Chaumont pour lui dire bien nettement que je la prie, et que je veux qu'elle aille où je luy ay fait dire que je la priois de demeurer quelque temps. Et j'ay creu en devoir user de la sorte pour , d'un costé, me satisfaire , hâter son partement, pour n'estre tenu de faire aucune réfection sur ce qu'elle me pourroit mander, jugeant que sa conduite a esté de desaeing ou appuyée par des personnes qui s'efforcent de se faire croire qu'elle est en arrest, ce que vous scavez, mieux que personne, estre très esloigné de la vérité. L'ins'traction dont j'ay chargé ledit sieur de Saint- Chaumont ' vous sera commune; et d'elle et de
' ]..es instructions de Saint-Chaumont avaient également pour but de presser le départ de la reine pour Moulins.
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luy VOUS scavez plus particulièrement ce que je désire^ qui n ay qu'à vous prier de n^obmettre aucune prière ny considération pour essayer à persuader la Royne, niadite damé et mère, de me donner ce contentement que de s'acheminer à Moulins. »