LÉONI
Ce cartel fut confié à un jeune élève de l’école française, qui ne rencontra le directeur qu’au théâtre, où il était entouré des chevaliers de Rosmonda d'Inghilterra^ et mettait en scène le premier acte. On ne permit pas au messager de traverser le théâtre; un chevalier ténor et chef d’attaque se chargea du billet et de la réponse. Le directeur ouvrit la lettre, sauta les lignes pour commencer par la signature, selon l’usage des gens affairés, mit le cartel dans sa poche sans l’avoir lu, et dit :
— C’est bien I
Puis il continua la mise en scène des chevaliers.
Le chef d’attaque rendit la réponse et se crut obhgé d’ajouter quelque chose, comme tous les messagers verbaux ;
— C’est bien, je suis content î
— Ah! il est content I dit Léoni; il paraît qu’il
aime ces sortes d’affaires. Tant mieux 1 j’avais peur de rencontrer un poltron.
Il consacra toute la journée à préparer son voyage à la frontière romaine ; l’argent lui manquait, comme toujours; il assembla tous ses bijoux héréditaires, en y joignant sa montre, et il porta ces inutilités à un brocanteur du Ghetto, qui les méprisa autant à l’achat qu’il devait les louer à la revente. Il s’agissait ensuite de tromper Gésualda, en prétextant un voyage à la maison de plaisance que l’amant de Cléopâtre occupait à Fiumicino. Il y avait là un beau décor historique à peindre sur place pour le prologue de l’opéra. Ce mensonge devait paraître naturel.
Les femmes romaines ont l’oreille musicale, et cette faculté leur donne une perception merveilleuse pour soupçonner quelque chose de lugubre dans la gaieté d’un amant qui parle faux. C’est pour ces devineresses que Virgile a écrit, à propos de Didon, le fameux Qun fallere possit amantem? Rien ne peut tromper une amante, surtout dans un pays où tout le monde chante juste , même ceux qui chantent mal.
Au rendez-vous du soir, dans le jardin, Léoni fît tous ses efforts pour paraître ce qu’il était toujours.
130 LCS AMOUBS DES Dû RHIN
mais les rayons d’une sibylle plongeaient leurs rayons dans ses yeux, et des oreilles infaillibles écoutaient des notes qui violaient toutes les lois du contre-point naturel. Une émotion étrangère à l’amour animait Léoni et supprimait tout à coup les mille détails de tendresse et d’expansion ardente qui accompagnaient toiÿours les rendez-vous dans le jardin, et, même pour la femme la moins intelligente, ce chsmgement subit aurait éveillé les plus graves soupçons.
Gésualda voulut à tout prix connaître le secret de sou amant; elle débuta d’abord par une prière douce comme la mélodie d’un andantino, et, comme elle rencontrait toujours dans les réponses de Léoni les hésitations et les embarras du mensonge, elle éclata en lui ordonnant d’un ton de reine de tout révéler.
Je suis bien plus qu’italienne, dit-elle en finis-* saut, je suis Romaine; tu peux tout me dire; je suis prête à tout entendre, et si je n’ai pas perdu ton amour, j’apprendrai même avec insouciance la perte de ta fortune et de ton avenir.
Cette stretta produisit un grand effet sur le jeune musicien ; il embrassa Gésualda dans une explosion de tendresse, et lui raconta toutes ses infortunes
d’artiste, j compris le cartel. Cette confidence soulagea le jeune homme; il partageait du moins son malheur avec une amiie qui avait le courage d’en supporter sa part, et il se délivrait enfin de la tyrannie du mensonge fprcé.
Gésualda écouta la confidence d’une oreille distraite ; elle cherchait à deviner dans les yeux et la parole de Léoni si elle était aimée selon les exigences de son cœur. A chaque phrase elle arrivait de plus en plus à une certitude qui la ravissait. Le théâtre, La musique, l’opéra, le directeur, tout cela lui était indifférent; le duel même l’inquiétait peu ; un duel entre un jeune homme de v«ngt>oinq ans, plein d’ardeur et de courage, et un directeur qui jouait Bartolo et ne réglait que les combats de carton, cela ne raissait pas sérieux à Gésualda.
— Ainsi, dit Léoni en finissant, je pars Ce soir pour Ponte -Centino. J’ai fait marché avec un ve«Mrino. L’argent ne me manque pas. J’arriverai à la frontière demain soir. Mon passe-port est réglé à buo» governo; je donne une leçon à cet insolent directeur, et dans trois jours je suis de retour à tes pieds, ma belle madone d’amour t
Gésualda gardait le silence; elle avait absorbé sa
réflexion dans une de ces pensées qui veulent être approfondies avant d’être communiquées, car tout l’avenir de la vie en dépend.
Elle serra énergiquement la main de Léoni, comme si une résolution extrême venait d'être prise, et lui dit:
-7 Et à ton retour à Rome, que feras-tu?
— Je t’épouserai, dit Léoni avec vivacité. •
— Mais tu n’as point de fortune, reprit Gésualda; tu es pauvre comme tous les grands musiciens qui commencent ; et moi je n’ai pour dot que mon amour. Si je n’avais pas, là-bas, à l’autre maison, quatre sœurs et cinq frères, je pourrais t’apporter quelque chose en me mariant, mais mon père ne peut rien me donner. Tu vois que j’ai du bon sens... Voyons, que feras- tu à Rome?
Je t’aimerai.
— Oui, mais cela n’est pas un métier qui fait
vivre. Il ne faut plus que tu songes à ton opéra de Cleopatra
— Comment! interrompit Léoni; j’y songe plus que jamais. On dit que j’ai voulu faire de la musique allemande, eh bien, tant mieux! je ferai jouer mon opéra en Allemagne; il y a vingt théâtres dans ce
UN MUSICIKN COURONNÉ 133
pays, avee d’excellents orchestres; je serai joué en vingt endroits, et quand je rentrerai à Paris avec mes couronnes du Rhin, les directeurs français se mettront à mes genoux pour me demander Cleopatra^ parce que, pour réussir à Paris, il faut être mort ou étranger. Je prendrai le nom de Léonisberg.
— Et moi?... dit la jeune fille avec mélancolie.
üfof/ rien n’est plus horrible à entendre que ce
hideux monosyllabe de Tégoïsme quand il sort de la bouche orgueilleuse de l’homme heureux ; entendezle sortir des lèvres roses d’une jeune fille, ou des lèvres ridées d’une pauvre femme, et ce moi vous arrache des larmes. C’est le cri désolant de la faiblesse ou de l’intelligence qui réclame son droit à la vie, comme créature de Dieu et membre de la société dite humaine; c’est l’émouvante lamentation de la douleur qui veut attirer la protection des forts sur son isolement.
— Et toi 1... dit Léôni, en étouffant ses sanglots; loi! Mais je ne t’abandonnerai pas. Ma vie a besoin de la tienne ; je ne respire que dans l’air qui est le tien. Là-bas, en Allemagne, j’aurai mon travail et mes luttes pour me soutenir, et j’aurai la force de
vivre, en songeant que je m’exile avec ma pauvreté
pour revenir à toi avec ma richesse. Je te demaiule bien plus que ton amour, je demande ta confiance. Notre séparation ne sera pas longue. Nous resterons unis par la pensée. Il y a un proverbe allemand qui dit : Plus loin les corps^ plus près les âmes. Nous ne cesserons de le redire, et nous ne serons pas ^parfô dans tout ce qu’il y a en nous de plus noble et de plus pur... Tu ne réponds pas, mon ange... As-tu quelque chose de mieux à me proposer dans ce triste moment?
— ‘Oui, dit Gésualda en baissant les yeux* et la voix.
— Parle, Gésualda.
— Il paraît, reprit-elle, que ce que je veux te proposer est impossible, puisque tu ne le devines pas.
— Tu veux me suivre ? dit Léoni exalté.
Gésualda se tut et pleura.
— Obi jamais! reprit Léoni, jamais je n’aurais osé concevoir un tel bonheur! Tu veux partir avec moi, quitter ta maison, ton père ! Tu ne veux plus avoir d’autre famille que celle que donne l’amour! Tu veux que je sois tout pour toi I £h bien, je serai digne de ton dévouement. Viens, ma femme, tu es de la race des anges, tu me porteras bonheur. Avec toi, je vois
tii triomphe et à la fortune. Ne retardons pas d’une heure tout ce que l’avenir nous réserve de bon à tous deux...
Gésualda reprit son assurance, et expliqua son • plan, qu’elle avait arrangé avec beaucoup de prudence ; rien n’y était oublié, pas même la lettre respectueuse adressée à son père. Elle fît tous ses préparatifs, et comme dans sa petite ^maison du jardin elle n'avait d’autre surveillant que son frère aîné,- il
lui fut facile de tromper sa vigilance ; à dix heures ^ • elle descendit, avec le plus modeste des bagages,
sur la place du Peuple , où le rendez-vous était
donné.
Ce voyage aux étoiles n’était pas sans péril après la Storta. Rien n’est triste et désolé comme cette route pendant la nuit. Le vetturino même avait peur, et il n’avait consenti à ce départ nocturne qu’au prix d’une gratification de trois écus. On traversa le désert, de verdure au milieu duquel s’isole l’hôtellerie de Baccano; le village de Roneiglione et la sombre forêt de Viterbe, où les croix funèbres se mêlent aux arbres séculaires. Les deux amants n’avaient pas daigné donner un reprd à ces paysages sinistres qu’ils traversaient, ce regard aurait été perdu ; ils ne voyaient
qu’eux dans le monde, et cette nuit leur semblait devoir se prolonger éternellement.
Le soleil fit rentrer Léoni dans les réalités de la vie, et Tastre du jour ne reçut pas ]a bénédiction du voyageur. Le fantôme boui^eois de Vimpresario du théâtre d’Ârgentina se levait avec le soleil à l’horizon de la frontière romaine, et bien que le duel n’eùt rien de redoutable, il se présentait toujours avec des ennuis pires que les dangers. En arrivant à Ponte- Centino, petit village où dix soldats et un sergent tiennent garnison et vivent des baïoques du voyageur, Léoni entra dans la seule auberge de l’endroit, et se mit en devoir de prendre un témoin dans la garnison, au prix d’une pièce d’argent de cinq pauls. Cette somme énorme fit le bonheur de l’heureux soldat pontifical, qui suivit Léoni sur les bords de la petite rivière de la Paglia^ dans les antiques domaines de Porsenna, roi étrusque. A la même heure, Vimprenor rio soutenait, à Rome, une discussion foudroyante avec un tenore sfogato, qui voulait supprimer un tempo di mareia dans la partition de Donizetti, parce que le mouvement n’était pas dans sa voix.
Léoni attendait depuis deux heures, et aucune forme humaine ne se montrait sur cette immense
plaine volcanique qui s’étend, comme un lac de bronze éteint, des hauteurs noirâtres de RadicoSani à la frontière de Ponte-Centino. Le soldat pontifical s’était endormi sous un saule au bord de la petite rivière. Le silence de la mort régnait partout.
Gésualda, dévorée d’inquiétude, descendit enfin dans la plaine, pour connaître le motif de cette absence qui devenait alarmante, et elle se rassura en voyant Léoni, seul et debout au milieu d’un désort de granit noir.
— Nous allons nous remettre en route, dit le jeune homme, et je ferai attester par cet homme, par toute la garnison et par l’aubergiste, que j’ai attendu bien au delà du terme que l’honneur prescrit pour ces rencontres.
Gésualda tressaillit de joie et dévora des yeux l’espace désolé qui la séparait encore de la terre toscane, et comme il était dangereux de remonter le sol pontifical, le soldat fut chargé de faire descendre le oetturino sur la route de Radicofiani.
— N’importe ! dit Léoni, cela m’aurait bien posé dans le monde, un duel avec un directeur de théâtre. Enfin, je retrouverai peut-être l’occasion. “
Les deux amants arrivèrent à Florence, où ils ne
138 LES ÀMOUBS DES BORDS DU RHIR
s’arrêtèrent que pour assister à une représentation de Bosmonda d’Inghilterra, au théâtre de la Pergola. Léoni trouva fort médiocre l’œuvre de Donizetti, mais il assista au triomphe d’un jeune ténor français nommé Dupres, et il s’écriai
— Ma fortune serait faite si j’avais ce grand artiste pour chanter mon Antoine dans ma Clcopatra/
C’était ce même ténor qui, trois ans plus tard, devait remettre en lumière le divin Guillaume Tell^ réduit en un acte pour amuser les banquettes de l’Académie royale de musique.
De Florence, les deux jeunes voyageurs se rendirent à Stuttgardt, une des villes de la confédération où les opéras étrangers ont le plus de chance de réus^ sir. Ce renseignement avait été donné à Léoni. Stuttgardt est en effet une ville éminemment artiste. Son théâtre, ses chanteurs, son orchestre, ses ballets peuvent rivaliser avec les premières scènes de l’Italie. Le goût de l’art est dans l’atmosphère ; on sent que Schiller est né dans le voisinage, et qu’il a aimé cette charmante capitale du Wurtemberg.
Léoni se lia bientôt d’amitié avec quelques artistes du théâtre royal, et parvint bientôt jusqu’au maître de chapelle du roi Guillaume, avec l’intention de lui
,UN MUSIRIEM eOUBONNé / • 139
proposer son . Opéra, lorsque l’intimité serait mieux établie. En attendant, nos deux pèlerins charmaient leurs nombreux loisirs par de douces promenades sur les rives du Neckar, cette charmante rivière qui arrose les prairies de Cannstadt, cette poétique voisine de Stnttgardt. L’amour, ce divin consolateur de la jeunesse pauvre, endormait dans ses rêves d’or Léoni et Gésualda, jusqu’au moment terrible du réveil.
Cleopatra avait été confiée au maître de chapelle, et l'examwi dura dix jdlürs ; c’est la torture de la question aux jeunes musiciens d’avenir. Un soir, en rentrant dans leur modeste auberge de la Cloche d’Or^ devant S<t/s//(ircAe, Léoni trouva le billet suivant :
a Monsieur,
» Votre partition renferme de belles parties; il y a même un duo des plus remarquables, mais c’est de la musique française, et tout à fait en dehors du caractère allemand. Certes, la musique de votre pays n’est pas à dédaigner, e|le a des qualités brillantes et fort
estimables; toutefois, il nous faudra bien du temps encore pour racclimater dans notre pays.
» Croyez-moi, monsieur, votre bien dévoué,
» Pour le martre de chapelle^
» LEINTZ BRUGGER. B
— Bon ! s’écria Léoni en déchirant le billet, ma musique était allemande à Rome, et elle est maintenant française en Allemagne! Cela veut dire que les musiciens n’entendent rien à la musique ; ils ne comprennent et n’admirent que ce qu’ils font.
La voix douce de la jeune Romaine apaisa la colère de Léoni et lui remit au cœur cette vertu si souvent trompeuse qui se nomme l’espérance. Les projets nouveaux consolent des projets avortés. Il y a en Allemagne beaucoup de villes qui sont comme des cours d’appel pour les injustes arrêts rendus contre les musiciens. On décida que l’arrêt de Stuttgardt serait cassé par Munich, ou Darmstadt, ou Carlsrhue, et qu’on irait même jusqu’à Vienne s’il le fallait.
Les deux amants se préparaient à cette course aux appels, lorsqu’une lettre arriva de Paris.
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Sander Golombon, ancien premier prix de Rome pour la peinture historique, Tami et le correspondant ordinaire de Léoni, lui écrivait en ces termes :
• Paris, mai 1834.
» Mon cher maestro,
» Ne te décourage pas. Gluck et Mozart ont commencé comme toi. Le musicien est comme Taloès : il reste avec ses feuilles rugueuses pendant bien des années, puis, un beau jour, sa fleur éclate avec le fracas du tonnerre, et la foule vient l’admirer.
fi Le moment est bon à Paris. T/Académie royale de musique n’a rien, et semble attendre ta Cleopatra. M. Rossini ne veut plus travailler; il a voulu faire de la musique française dans son Guillaume TeU, et il a échoué. L’illustre auteur de Montana et Stéphanie^ ce chef-d’œuvre immortel, M. Berton, a écrit un mot charmant dans le Mercure; je te l’envoie : « M. Rasfi sini a eu le tort de vouloir se faire Rossin; il no sera n jamais qu’un amusant discoureur en musique, fi Estce profond? On joue toujours Robert le Diable ; il y a
de belles choses dans cet ouvrage ; mais c’est la danse des religieuses qui fait le succès. On ne peut rien voit de plus libertin pour les lorgnettes. Levasseur est • aussi très-beau ; on vient voir sa barbe ; elle fait re-
cette. Hobert le Diable n’ira pas loin ^vec ces frivoles éléments de succès. On dit que la reine, qui est un peu dévote, va faire supprimer les religieuses. Si c’est vrai, M. Meyerbeer ira s’enterrer à Berlin. En voilà donc deux qui ne sont plus à craindre. En te disant ces choses; je suis l’écho de tout Pari». On avait encore une ressource rue Le Peletier, c’était la Muette de Portici; mais depuis la formidable insurrection de Lyon, en avril dernier, on a retiré du répertoire l’opéra d’Auber ; et c’est dommage. M. Guizot a dit un mot qui a rassuré le juste milieu : Nom avons donné des ordres impitoyables. Tu comprends qu’on ne peut plus jouer la Muette de Portici. Il est question de ■ remonter Aladin de MM. Étienne et Nicole. Cet opéra a fait de belles recettes avec son soleil tournant et mademoiselle Javureck, qui chantait admirablement :
Venez, charmantes bayaderes
Venez, amants de la beauté!
Mais cette reprise ne fera pas le sou. On veut du neuf, n'ea fût-il plus au monde ; c’est la devise des Parisiens.
» Arrive donc, et ta belle Cleopatra sera reçue à bras ouverts.
» Moi, je ne fais rien. Tout va mal, la politique tue l'art. Il y a des crises ministérielles qui font concurrence à tous les théâtres. Nous sommes en pleine décadence. Je suis réduit à faire des portraits. Mon chef-d’œuvre n’eæt pas encore vendu, mon Achille pleurant Patrocle, qui m’a valu le grand prix. J’avais . trouvé deux acheteurs, mais qui n’ont pas acheté ; l’un a trouvé que j’avais eu tort de peindre Patrocle nu; l’autre m’a reproché d’avoir habillé Achille. Le goût est perdu; où allons-nous, mon Dieul Quel beau temps lorsque le grand neintre David habillait Léonidas avec un simple casque, et le vendait cent mille francs à l’État 1
» M. de Forbiu, notre directeur, ne veut acheter que des ruines de Palmyre, et quand on lui en offre, il les refuse, sous prétexte qu’il n’y a pas assez de jaune dacs les ciels. M. de Forbin prodigue le jaune, lui, et il afûrme que cela ressemble au soleil comme deux clairs de lune. Plains-moi.
» Je t’attends, et je brûle de faire le portrait de ta Fornarina, mon cher Raphaël de la musique. J’ai loué un piano à crédit.
» Ton ami dévoué, mais pauvre ,