CHAPITRE I
que jamais et vous faire croire en toutes occasions que je ne veulx pas estre dorénavant vostre frère seulement de nom, mais aussy d’effets*. »
L’annulation du mariage ne fit pas cesser toute relation entre les anciens époux. Marguerite revint à Paris en 1605, et reparut à la Cour. « J’ay icy près de moy ma sœur la Ileyne Marguerite qui se gouverne de façon que j’en ai beaucoup de contentement », écrivait Henri IV, le 10 août 1605.
La Reine de Navarre avait éprouvé une vive joie, en apprenant la naissance du Dauphin, qui devait devenir Louis XIII et, dès le moment où elle annonça son retour à Paris, elle manifesta l’intention de lui laisser tous ses biens.
c( Je vais, avec la permission de Votre Majesté, écrivaitelle, le 10 juillet 1605, en ma maison de Boulogne, pour y faire ma demeure, en l’obéissance de ses commandements, et lorsqu’il plaira à Sa Majesté je présenteray à M. le Dauphin ce que je lui ai desdié ainsy que plus particulièrement je l’ay discouru à M. de Rosny. »
Une fois installée à Paris, Marguerite avait voulu voir le fils de son ancien époux; elle aimait à suivre ses progrès, et, quand M. de Souvray et M. de Pluvinel lui menèrent le futur Roi : « Ah! qu’il est beau, dit-elle, oh ! qu’il est bien fait! que le Ghiron est heureux qui élève cet Achille^ ».