‹ Le château de la MuetteChapitre 30 sur 181 · I. Lortet, la Muse historique, lettre 32, vol. IV, p · texte numérisé non relu

I. Lortet, la Muse historique, lettre 32, vol. IV, p

DE LOUIS XIII A LA RÉGENCE

L’auteur anonyme d’une biographie manuscrite, conservée à la Bibliothèque d’Arras, a tracé de lui ce portrait: « Ceux qui l’ont connu ont toujours admiré sa bonne mine. Il avait la taille fort avantageuse, tous les traits proportionnés à sa grandeur et à une grosseur plus quarrée que ronde et plutôt sèche que maigre et grasse. Sa vue avait quelque chose de rude, à la vérité, quand il ne s’adoussissait pas pour se communiquer. Il avait le teint basané et un peu plombé, le front uni, fort élevé et fort découvert, un peu froncé sur le nez, les yeux bien fendus, le nez un peu large et gros, la bouche grande à proportion et bien faite, le menton quarré portant une triple barbe, comme c’en était la mode, ce qui lui donnait, avec la blancheur de ses cheveux épais, longs et bouclés, une majesté vénérable parmi ceux même qui ne le connaissaient pas. A toutes ces marques, on juge qu’il était atrabilaire. Il avait une force de bras, de poignet et de jarret, qui lui faisait braver les hasards et se jouer des épreuves, aussi peut-on dire qu’il n’a cédé qu’à la goutte. »

En vertu de l’édit de 1660, qui lui avait accordé la survivance, Marsilly succéda au Maréchal de Schulemberg, dans la charge de capitaine de la Varenne du Louvre, de Madrid et de la Muette.

Armand des Champs, seigneur de Marsilly, né en 1626, descendait d’une famille de Champagne. Il avait épousé Élisabeth Indret, dont il eut une fille, Marie-Claire, née le 9 septembre 1675, qui fut reçue à Saint-Cyr, en octobre 1686, après avoir prouvé sa filiation, depuis Erard des Champs, seigneur de Fontaines, qui vivait en 1380, son quatrième aïeul.

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