‹ Le château de la MuetteChapitre 94 sur 181 · Potsdam, 10 août · texte numérisé non relu

Potsdam, 10 août

LE RÈGNE DE LA POMPADOUR

les affaires, qui réunit, en un moment, les maisons de France et d’Autriche, après plus de deux cents ans d’une haine réputée immortelle h »

Frédéric changea plus tard d’avis. Voltaire, toujours faux, lui écrivait, le 21 juin 1760 : « Je ne crois pas qu’un Roi de Prusse ait des ménagements à garder avec une demoiselle Poisson, surtout si elle est arrogante* ». Mais Frédéric n’en écrivait pas moins à sa sœur, la Margrave de Bayreuth que « l’on pourrait offrir jusqu’à cinq cent mille écus à la favorite pour la paix et pousser même les offres beaucoup au delà si, en même temps, elle pouvait procurer quelques avantages* ».

Mal reçues à Berlin, les avances de la favorite furent mieux accueillies à Vienne. S’il est douteux que l’Impératrice Marie-Thérèse ait été en correspondance directe avec elle*, il est certain que l’ambassadeur d’Autriche, Kaunitz s’entendait avec elle; il lui écrivait, en ITol : « L’on doit absolument à votre sagesse ce qui a été fait jusqu’ici entre les deux cours. Je ne dois même pas vous

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