V. — La mort de Sedaine
Voici ce que Dufort rapporte à ce sujet :
« J'ai souvent parlé du sieur Sedaine; sa femme et lui étaient nos intimes... Nous avions été préservés par eux des malheurs du terrorisme. Ils avaient fait, de zèle et sans m'en parler, toutes les démarches pour me sauver. C'était un même cœur qui guidait le mari et la femme : la vertu retirée dans la haute bourgeoisie, une noblesse dans les procédés au-dessus de ce qu'on pouvait attendre. Sedaine avait eu une grande maladie l'hiver dernier. Voici la lettre que je reçus, à la date du 18 mai (1797), d'une de nos amies communes : 0 L'état de notre pauvre ami a « toujours empiré; il s'est déclaré, depuis environ un mois, une •< hydropisie qui achève de le tuer. Nous n'avons joui, un c moment, d'une fausse convalescence que pour avoir la douleur 1 de le perdre; il est absolument sans espoir, et les chaleurs « qu'il fait depuis trois jours hâtent cet affreux moment. Ce « qu'il y a de plus cruel, c'est qu'il souffre beaucoup et qu'il a a entièrement sa tète : jugez quel spectacle pour sa famille !
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Sedaine venait de mourir; je compi I de
Candie, rue dei B fants, lorsque daine m'écrivit
qu'elle exigeait de mon amitié que je vin : elle, au
milieu de sa famille I ' it un ordre de l'amitié; je m'y conformai.... Je débarquai rue de YauL;irard, près de sept heures du soir. Je n'étais que pour douze jours à Pari n'avais pas un instant à perdre. J'entrai, en arrivant. on:
on y jouait le Glorieux.... A l voir vu deux ad m'ache-
minai vers le vieux Louvre.... Je trouvai la famille Sedaine réunie. Après les premiers moments de sensibilité réciproque. ei avoir vu les amis du défunt, tels que Pajou et Houdon. nous soupàmes.... »