‹ Le château de mon oncle; ou, Le mari par hasardChapitre 3 sur 31 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

SAINT-ERNEST

Qu'il me tarde de le revoir ce cher Paris , qu'il m'a fallu quitter au moment où j'allais en goûter tous les charmes»., et comme je vais réparer le temps perdu ! je vois déjà l'emploi de toutes mes journées.

Air nouveau (de M. Gontier),

Mes yeux s'ouvrent à peine ,

Que , chasseur matinal ,

Vers Boulogne ou Vincenne y

Je pique mon cheval.

Un appétit du diable-

Me ramène à Paris :

On y couvre ma table

De mets , de vins exquis !

Plus tard l'amour m'appelle

Près d'un objet charmant ,

Que pour une autre belle

J'abandonne gaîmenU

Du dîner l'heure sonne ,

Un festin m'est offert ;

La folie assaisonne

Tout ce que l'on m'y sert.

Bientôt une autre table

Sollicite un rentrant,

Une femme adorable

Y gagne mon argent.

Et la tête enivrée ,

Je cours vite de-là > ', ■

Pour finir ma soirée , Dormir à l'Opéra.

( 11 s'asseoit à la fin du morceau, et s'endort au dernier vers. )

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