LE CHATEAU MODERNE
ANS le projet exécuté en 1838, on paraît s’ôtre préoccupé surtout de mettre le plan du château en harmonie avec les idées de symétrie qui régnaient alors, et de l’approprier aux besoins de la cour.
C’est ainsi qu’une tour fut élevée parallèlement à la tour Mazères du côté du parc, le pont-levis construit sous le règne de Henri IV fut supprimé et le porche converti en chapelle. Le chemin fortifié fut démoli jusqu’à la poterne et, à sa place, on établit une route en pente assez raide pour descendre sur l’ancienne basse-cour ou esplanade, qui fut plantée et ornée, au midi, de plates-bandes de gazon et de fleurs (pl. VI, XVII).
Les talus en pierre qui servaient de base au -château furent gazonnés. C’est encore sous le règne de Louis-Philippe que les parterres du château furent réunis à la Basse-Plante par un pont de deux arcades d’une élégante composition ; on éleva un hémicycle dans l’axe de ce pont et des deux tours de l’ouest ; le sommet de cet hémicycle est décoré, depuis 1860, d’une statue de Gaston Phébus, due au ciseau du baron deTriquety (pl. VI).
En même temps on aménageait le parc, on y créait des jardins, on en faisait cette délicieuse promenade que connaissent tous ceux qui ont visité Pau (lîg. ^20).
Pour mettre le château en rapport avec les exigences modernes, on creusa des caves sous les bâtiments du midi et on y installa des cuisines ; une galerie souterraine, aboutissant dans le talus nord, permet d’assurer le service de ces dépendances essentielles, sans que les domestiques et les fournisseurs soient obligés de passer par la cour d’honneur.
La base de la façade du midi fut reconstruite jusqu’au premier bandeau : on y ménagea les soupiraux nécessaires pour éclairer les cuisines.
Si l’on observe de près la manière dont les travaux de restauration ont été faits, le goût