‹ Le château de PauChapitre 19 sur 42 · SCULPTEURS · texte numérisé non relu

SCULPTEURS

Au nombre des sculpteurs qui ont travaillé au château et dont on retrouve les noms dans les comptes, nous citerons :

Martin, et Pierre Caron d’Abbeville, vers 1580, comme menuisiers.

Pierre Ciio, de Pau, vers 1546.

Guillaume Duchêne, de Paris, 1520, construisit un rétable à Monein.

Jean Gérardin, de Chartres, et Matiiurin Amelin, du duché d’Alençon, vers 1546, travaillèrent au château de Pau.

Barthélemy Jossas, Nadal ou Noël Querer, le second, Breton d’origine, passèrent un traité, en 1477, avec les moines de l’abbaye de Lucq pour faire vingt-six nouvelles « chaires » ornées de crosses. Les moines s’engageaient à payer aux deux sculpteurs lOOécus de 18 sous chaque, et à fournir undit pour deux hommes pendant la durée des travaux.

Nous trouvons, dans la note qui les concerne, un engagement d’apprenti qu’il nous semble intéressant de donner :

Maître Querer recevait des parents de Johanicot, son élève, 4 florins, et promettait de « l’endoctriner en son métier en toutes choses dues et honnêtes » ; il devait lui donner à manger, à boire, le vêtir, le chausser convenablement pendant l’apprentissage ; le père et le frère fournissaient seulement une paire de chausses. De son côté, Johannicot devait loyalement servir son maître; il s’engageait à n’aller au service d’aucun patron ou patronne : s’il le faisait, il devait être tenu de servir jour pour jour qu’il aurait été loin de son maître, et donner deux deniers pour un du tort que son absence aurait causé; s’il tombait malade et si le maître le soignait, il devait deux jours pour un; mais si l’élève se soignait à ses frais, il ne devait que jour pour jour.

Jean Erondelle, graveur de monnaies et médailles de la ville de Paris au seizième siècle, est nommé, par lettres patentes de 1552, pour exercer le monnayage dit au moulin. Uue lettre montre que Henri II de Navarre le prit à son service en 1554.

D’Arcis, ou Marc Arcis, sculpteur, membre de l’Académie, fut l’auteur de la statue en bronze de Louis XIV, qui fut élevée, en 169-2, sur la place Royale de Pau et détruite en 1792. Girardon en avait fait le dessin.

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