LE BAT>" DE L EMPEREUR
prier les <( appartements crassemljlée » du comte de Toulouse.
A Tenlrée de eeux-ci, l'oratoire reçut une décoration nouvelle. Le retable de lautel fut en outre orné dune Présentation au Temple par Déjuinne, que Ton retrouve aujourd'hui à l'Hôpital. Un cou-
riioto ^Vuiil'-'iu.
Salle de b.vi.ns de X
A-POLEON
loir creusé dans l'épaisseur du mur de la grosse tour conduisit directement au cabinet de travail que l'Empereur se fit installer sur la cour intérieure. Au-dessous de ce cabinet de travail, et lui servant d'annexé, une salle de cartes et plans.
Le bain de 1 Empereur. — La pièce qui porte le ])lus nettement l'empreinte de l'époque impériale est la curieuse salle de bains qui fut aménagée
tout à côté du cabinet de travail. Pour en apprécier le goiit et la propriété, il faut la comparer à la salle en faïence de Delft du duc de Penthièvre. Une feinte colonnade, peinte et dorée, supportant une architrave, en fait Tordonnance générale et se détache en blanc sur un fond couleur « chamois )). Sur le même champ, entre les colonnes, des thyrses et des guirlandes, encadrant des trophées ; au-dessus de rarchiteclure, des victoires, des cygnes et des griffons. Pour compléter ce décor aux aspirations étrusques et qui est l'œuvre d'un certain Godard, un autre « artiste » du nom de ^^asserot. fut chargé de peindre des médaillons. Il y exécuta les portraits des membres de la famille impériale. En voyant cet ouvrage, Napoléon bondit : « Quel est Tàne qui a fait cela ?... Il faut avoir bien peu de respect pour les dames pour commettre une pareille inconvenance ! » Vasserot docilement se remit à l'œuvre, et pour neuf" cent cinquante francs, exécuta ces vues des sites les plus chers au souvenir de FEmpereur, que Ton voit encore aujourd'hui.
Les jardins sous l'Empire. — A coté de la Malmaison, de Schœnbrunn, de Saint-Cloud, Vasserot avait peint deux vues nouvelles du Jardin anglais de Piambouillet. L'Empereur en effet s'était attaché à Tembellir. L'ar(dûtecte Famin « au milieu d'une épaisse futaie fit placer deux sarcophages antiques » pour « rappeler la lumière et faire un effet agréable au milieu des Lois ^). De ces « sar-