BLANCHE. J
Et elle mit l'adresse :
e A Monsieur le comte de Lacuzan , à son château du Grail. > Marielle retrouva son sourire.
— C'est cela , nmrnmra-t-elie ; — merci.
Blanche... Mais, crois-tu qu'il viendra?
— J'en suis sûre, répondit Blanche, avec un ton plein de fatuité.
Marielle l'embrassa et descendit au jardin.
La lettre partit, emportée à franc étrier par le courrier de Noyai. Le château de Lacuzan n'était qu'à une heure de marche.
Toute cette journée , Marielle fut pensive et triste plus que de coutume, M. le
chevalier d'Avaiigour chercha en vain son sourire. Chaque fois que Marielle entendait la cloche de la grand'porte qui annonçait un visiteur , elle tressaillait.
On eût dit qu'elle avait peur, après avoir tant désiré.
Le visiteur entrait. Ce n'était pas Lacuzan. Marielle respirait. — Puis elle se reprenait à compter les minutes.
Elle attendait.
Quand elle reconnut enfin, de loin, dans l'avenue , le galop du cheval de Lacuzan, elle se laissa tomber sur un banc de gazon et appuya ses belles mains contre son cœur défaillant.
— Il le faut... murmura-î-elle, ~ hélas î je le veux !
Comme lady Jane, comme tous ceux qui entendent vaguement la menace de l'avenir.