‹ Le chateau de VeretzChapitre 19 sur 42 · La chancellerie, à Loches · texte numérisé non relu

La chancellerie, à Loches

chail, au point de vue de la sculpture, à mesurer le chemin parcouru entre le deuxième tiers du xve siècle et le milieu du

xvie siècle, on n’aurait qu’à rapprocher, par exemple, tel groupe de la Sainte-Famille, sculpté sur une maison de bois de la rue du Change à Tours, avec telle scène de la Crucifixion, aussi sur bois, conservée à la colonie de Meltray.

La simple comparaison en dira plus que les considérations les mieux étudiées .

Lorsque par suite de l’éloigncmentdela cour, de l’évolu lion de l'art et de la disparition des représentants de l’ancienne école, I atelier de Tours ne fut plus guère qu’un corps sans vie et que la capitale et les châteaux des environs, surtout celui de Fontainebleau, furent devenus le rendez-vous des nouveaux maîtres de l’italianisme en décadence, alors la lutte changea de théâtre. Tandis que les Rosso et les Primaticcio présidaient à la décoration stucquée et peinte dans laquelle ils excellaient, les Germain Pilon, les Jean Goujon et les Pierre Bontemps, par la maestria de leur conception et par la virtuosité de leur exécution, montrèrent ce que pouvait le génie français moderne, pénétré des sages principes de la Rcnaissa superflu de rappeler comment Pâme nationale devait connaître un sublime et universel épanouissement au siècle de Henri IV, de Louis XIII et de Louis XIV, de Sully, de Richelieu et de Mazarin, grâce aux oeuvres prestigieuses de Girardon, de Goysevox , de Coustou et de Puget, main puissante qui pétrissait le marbrepresque à l’égal de Michel-Ange :

tous des maîtres auxquels les lettres, la philosophie , l’éloquence et la poésie donnèrent la réplique par l’organe incomparable de Descartes, de Corneille, de Bossuet et de La Fontaine.

On le comprend sans peine, quand l’architecte de Véretz eut terminé sa tâche et dut céder la place au sculpteur, le seigneur n’eut

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