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Ab. de Cormery, église. — 2. Ab. de Beaulieu, transept

plus remarquables de la province. L’harmonie de ses proportions, la hardiesse de ses nefs aux colonnes couronnées de chapiteaux pittoresques,

le déambulatoire avec ses élégantes chapelles absidales en ont fait, depuis longtemps, les délices des amis de l’art roman dans la noble simplicité de son essor après avoir doublé le cap de l’an mille.

Les bords de la Vienne, au lit profondément encaissé , eurent également leur colonie monastique. Sur la rive droite, Notre-Dame de Noyers, après avoir été un ermitage modeste, devint, en 1031, sous la protection du roi Robert, une abbaye qui fut habitée par des religieux envoyés de Saint- Julien et de Marmoutier. De l’abbatiale il ne reste rien, et seule 1 église paroissiale conserve en ses formes moyenâgeuses 1 écho lointain des cérémonies chrétiennes. Sous le règne de Louis XV, on rebâtit le monastère sous les dehors d’un vaste batiment en 1er a cheval, dans lequel on remarque quelques jolis détails de cette cpoque, tels qu un escalier et une cheminée, mais surtout une pièce ogivale en même temps que des amorces du cloître gothique.

Sur le plateau qui couronne le versant de la rive gauche de la Vienne, se dresse un clocher du xve siècle et l'un des plus hardis de notre région. Svelte comme une sentinelle géante au milieu des champs, il s’appuie à une église construite dans la seconde moitié du xne siècle. Outre un gracieux édicule de l’époque de Louis XI , on observe une salle capitulaire à colonnes monocylindriques et pittoresques chapiteaux de feuilles et d’entrelacs, la prison monastique et des restes du réfectoire, des cuisines et de l’hôtellerie. Je n’ai pas encore nommé ce couvent : il s’appelait Saint-Michel de Bois-Aubry et appartenait à la branche bénédictine de Tiron, implantée dans le pays

Abbaye de Koyers au xvui° siècle.

Monasl. gallic.

Abbaye de Preuilly, élut actuel.

AU MOYEN AGE

Abbaye de Turpenay au xviii8 siècle.

Monast. gallic.

Chartrain. Deux statues tombales de seigneurs indiquaient que les bienfaiteurs avaient reçu la sépulture à l’ombre du sanctuaire qu’ils avaient doté de leurs libéralités.

Si nous descendons la Vienne, nous saluons dans la région chinonaise les couvents de Turpenay et de Seuilly. Notre Dame de Turpenay s’élève dans un site pittoresque à l’orée de la forêt Le comte d’Anjou Foulques le Jeune approuva la fondation du monastère et, au xme siècle, on y enterra Henri

Clément, sieur de Metz, dit le Petit Maréchal. La découvertedecurieuses potei'ies, dans le genre de celles de Bernard Palissy, fait penser que l’illustre céramiste eut des rapports avec les religieux. Il ne subsiste que des restes secondaires, au milieu desquels on remarque une élégante cheminée, qui redit à sa manière l’entrée dans le monastère de la Renaissance toujours souriante.

L’abbaye de Saint-Pierre de Seuilly jouit d’une célébrité toute particulière, grâce à la plume magistrale de l’un des enfants du pays. Du xie siècle au xviue siècle, les moines y construisirent maints édifices, et, de la Révolution à nos jours,

on a ruiné successivement plus d’une partie, notamment I église abba-

Couvents de Touraine, élat actuel.

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