SCENE XIV
ADRIE.N, MONTALAIS.
ADRlB?f , nrtvont dan.t le salon comme un homme toujours sous t'influence du sommeil.
Lucie! je suis noble, je suis riche; je puis maintenant pruUendre à ta main. Ah! dis-moi que tu m’aimes, que tu mas aimé quand je o'é* Uis qu’Àdrien.
MO:STALAIS, à part.
TréS'bien A peine éveillé, le voilà dans son
rdle.
ADRIRN.
Mes yeux se rouvrent... ce pesant sommeil qui m'accablait se dissipe ; mes rêves de bonheur disparaissent... mes idées reviennent. {Iltijardant autour de lui. ) Mais, grand Dieu! où suis-je donc ?
MORTAt.AIS.
Dans votre château, monseigneur.
AbRiBSf , étonné.
Dans mon château ?
lWO?lTALAIS.
Oui. monsieur le duc.
ADRIRN.
Je suis duc et j’ai un ch.^teau... moi! moi!... je suis duc... je possède un eluMean !
MONTALAIS
Pourquoi pns?
ADRIRN.
Je ne sais si je dors encore?... mais non, je suis bien éveillé, ce n’est p.is un rêve comme ceux qui tout-à-l’heurc agit.iient mes esprits... Oui, je me rappelle tout maintenant... Je te reconnais, toi... Tu es l'homme qui est venu me trouver sur le banc de pierre de U place Royale. Tu es rhoramo dont les paroles niystéricuücs ont fait germer dans mon Âme des idées de grandeur. Tu es l’homme qui, hier au soir, m’a eutraioé.
MO.NTALAIS.
Oui, c'est moi.
ADRIRN.
Kst-ce pour le jouer d'un pauvre jenne homme à rirnagination vive et ardente, uu cœur dévoré par l'amour, que lu m'as amené ici?
MONTALAIS
Je vous ai amené ici pour vous donner une famille, le titre de duc, une grande fortune, et U main de la femme que vous aimez.
AORIEN.
Grand Dieu! dis-tu vrai?... Mais c'est impôt- •ible... N'esl-ce pas que je rêve encore?