‹ Le château de Versailles et ses dépendancesChapitre 124 sur 166 · III. — LA VENERIE · texte numérisé non relu

III. — LA VENERIE

Le service de la Vénerie tenait une place importante dans la Maison du Roi, dont la chasse était le premier des plaisirs, le plaisir royal par excellence.

Il était dirigé par quatre chefs principaux : le grand-veneur , le capitaine général des toiles, le grand-fauconnier et le grand- louvetier.

Le grand-veneur avait sous ses ordres un nombre considérable de lieutenants, gentilshommes, pages, valets, fourriers, piqueurs, gardes à cheval, etc.. Son hôtel était sur l'emplacement actuel du Tribunal civil ; le Chenil, sur celui de la Préfecture et d'une partie de la rue Saint-Pierre et de la rue de Jouvencel.

Chacune des chasses de la Cour (chasse à courre ou à bruit, chasse au chien d'arrêt ou au chien couchant, au chien courant ou au rabat, chasse au vol) exigeait un service et des équipages particuliers.

Les équipages pour la chasse du cerf étaient au Chenil. Mais il y avait encore : l'hôtel du Vautrait pour la chasse du sanglier, la louveterie du Roi, la louveterie de Monseigneur.

Le Roi et les princes chassaient dans les bois des environs de Versailles, de Marly et de Meudon, dans les parcs de ces châteaux, dans la forêt de Saint-Germain, dans la plaine Saint-Denis, qui était alors très giboyeuse, dans la plaine de Créteil, dans le bois de Boulogne, dans le bois de Vincennes, dans la garenne de Rocquencourt, où l'on prenait des renards, à Choisy, et de temps à autre à Chantilly, Rambouillet, Fontainebleau, Compiègne, Saint-Léger, etc.

Les chasses n'étaient pas toujours sans dommage pour les paysans, mais si des dégâts étaient commis, ils remettaient une réclamation par écrit; on en faisait l'estimation et l'on payait1.

1 Lettre de la Palatine (édition Jfeglé, t. II).

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