MARIA
En avant de ce château s'étendaient de grands bassins. Six pavillons de chaque côté, réservés aux seigneurs, formant comme un cortège de douze satellites, étaient reliés entre eux par des berceaux de verdure. Derrière le château, le coteau boisé était coupé par la rivière ou Grande-Cascade1.
Rousseau peignit, entre autres, le Grand-Pavillon, résidence du Roi; c'étaient des pilastres d'ordre corinthien, en trophées et en devises, entre les croisées du rez-de-chaussée. Dans chaque face était un avant-corps de peinture à fresque, couronné, dit Piganiol, par un véritable fronton, dont la sculpture était de Jouvenet et de Mazeline ; aux perrons d'angle du château étaient des groupes d'enfants; aux perrons du milieu, des sphinx; le tout de Coustou et de Lespingola.
Le Rrun avait fait les dessins des frontons et dirigé l'exécution. Le pavillon royal figurait le Palais du Soleil, avec le char d'Apollon aux quatre heures du jour, mais il y eut dans ce décor des modifications; ainsi, en 1688, ces frontons sont chargés par les sculpteurs Jouvenet, Mazeline et Barrois d'un élégant couronnement d'amours et de fleurs, en même temps que d'autres sculpteurs posent sur la balustrade autour du toit les douze torchères et les seize cassolettes que représentent les estampes.
Les douze petits pavillons inventés par l'infatigable Le Brun, habités par les courtisans, avaient chacun deux portes et deux appartements; ils étaient aussi peints à fresque, avec des couronnements en sculpture, tous d'ornementations différentes. Ainsi des édifices, pareils de forme et de dimension, variaient par l'aspect.
Les sculpteurs se donnèrent une large carrière à Marly; ils s'appelaient Caffiéri, Mazeline, Le Hongre, Jouvenet, Masson, Legros, Lespingola, Laviron, Yan Clève, Hurtrelle, Prou, Cornu, Monnier, Van Opstal, Lecomte, Mazière. Carlier. Ces premiers travaux, dont quelques-uns remarquables, entre autres l'ornementation de stuc de Mazeline dans le beau salon octogone qui occupait toute la hauteur du château, sont néanmoins « peu de chose auprès de tous ceux que
1 Aujourd'hui, l'enceinte murée subsiste encore le long de la route ■de Rocquencourt a Marly.
Louis XIV entassera à Marly, quand Versailles sera plein, et dont la seule énumération remplirait des pages1 ».
Dans les années qui suivent 1686, les dépenses s'accroissent au point de dépasser celles de Versailles ; Louis XIV y renouvelle les jardins et y accumule les œuvres sculpturales, dont les plus célèbres sont les groupes équestres de Coysevox et de Guillaume Coustou2.
La facilité d'avoir les eaux par la fameuse machine qui les puise à la Seine, au bas du coteau de Marly, pour les envoyer à Versailles, décide Louis XIV à jeter dans ses jardins toute une rivière. La construction de la Grande-Cascade (1695), qui part du sommet de la colline et descend majestueusement vers le château par soixante-trois larges degrés de marbre, entraîne d'autres créations hydrauliques dans les bas jardins.
Ce sont d'abord les Grandes-Nappes, qui dégorgent dans un bassin inférieur les eaux réunies par l'immense pièce d'eau placée au centre des jardins; puis YAbreuooir, qui sera conservé et qui date de 1698; enfin, la Grosse-Gerbe, qui jaillit plus bas encore et hors du parc, et pour laquelle le régiment du Roi a dû aplanir les hauteurs au-dessus de Y Abreuvoir. Marly se développe ainsi, suivant un plan aisé à comprendre, et qui va toujours en avant et en descendant3.
Les bosquets, sans cesse remaniés, n'existent plus aussi que par le souvenir : les Salles- Vertes, « où étaient les célèbres bassins des carpes » ; la Fontaine de Diane, « où les dames travaillaient à leurs ouvrages »; les bosquets de Louveciennes se déployant sur une vaste étendue derrière les pavillons de l'aile de gauche. C'était dans cette partie des jardins que se trouvaient la Salle des Muses, le Théâtre, la Cascade rustique, les Bains d'Agrippine, « autant de réduits délicieux que décoraient les plus beaux antiques et les œuvres les plus parfaites des artistes modernes4 ».
Caprices coûteux, certes, d'un prince dont les goûts pour
1 De Xolhac, La Création de Versailles.
2 Les chevaux de .Marly, « de Coustou », furent portés à Paris le Il septembre 1795 et placés à l'entrée des Champs-Elysées.
3 De Nolhac, La Création de Versailles.
4 Ibid.
les bâtiments ont dégénéré, semble-t-il, en manie. Après le premier Marly, un second fut créé en effet; quant aux jardins, aux bassins, ils ne cessèrent d'être changés. « C'est peu de dire, affirme Saint-Simon, que Versailles tel qu'on l'a vu n"a pas coûté Marly. Que si l'on ajoute les dépenses de ces continuels voyages, qui deviennent enfin au moins égaux aux séjours de Versailles, souvent presque aussi nombreux, et tout à la fin de la vie du Roi, le séjour le plus ordinaire, on ne dira point trop sur Marly seul, en comptant par milliards. » Exagération tout de même, comme l'établissent les Comptes des Bâtiments du Roi, au moins pour le premier Marly.
Louis XIV allait très souvent à Marly avec Mme de Maintenon. Il s'amusait à faire planter de nouvelles allées. A la fin de 1698, on commença à l'Abreuvoir. En 1703, autres plantations, ainsi qu'en 1706, 1708, 1709, 1710, 1711. En 1714, dans son parc agrandi, il célèbre, pour la dernière fois, la Saint-Hubert.
Etre invité aux voyages de Marly était l'ambition de tousles courtisans. On le demandait au Roi selon la formule consacrée : « Marly, Sire »; et le Roi montrait à son souper, la veille du voyage, la liste des invités. Les premières fêtes furent données le 23 juillet et le 3 septembre 1684. A celle du 21 août 1685, on joua le Sicilien, de Molière. Dès 1687, les séjours deviennent plus fréquents. Louis XIV faisait venir Racine à Marly. « On dirait qu'à Versailles, écrit Racine, il (le Roi) est tout entier aux affaires, et qu'à Marly il est tout à lui et à son plaisir. » A la vérité, il gouvernait à Marly comme à Versailles, et travaillait presque tous les jours avec ses ministres. Le 4 septembre 1689, il y eut une loterie, et on joua dans le salon le Bourgeois gentilhomme.
On joua aussi beaucoup à Marly : plus gros jeu et plus longtemps que jamais, dit Dangeau. En même temps, les mascarades, les bals et les loteries abondaient. Le carnaval de 1700 fut très gai à Versailles et à Marly; les bals se succédaient sans relâche. La musique, devenue très à la mode dès 1700, servait à varier les divertissements.
En 1702, les séjours s'allongent; ils sont alors de quinze jours et deviendront plus longs encore. Le 6 août 1704, la du-
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, hesse 'le Bourgogne, qui venait de donner le jour au duc de Bretagne, vint à Marly ; il y eut une fête splendide qui fut contrariée par le temps; le Roi put toutefois lui faire de riches présents. Quand commencent les désastres de la guerre de la Succession d'Espagne, il y a peu d'entrain dans cette résidence. « Quoique à dîner, dit la Palatine, nous soyons ici quatorze ou seize personnes à table, tout est plus calme que dans un réfectoire de religieuses ; chacun se tient à part soi et < m ne dit pas un mot, et personne ne songe à rire. Le Roi n'as- >i^te qu'aux commencements des divertissements. » Le 23 janvier 1705. la princesse des Ursins, après avoir été disgraciée par Louis XIV l'année précédente, fut, grâce à Mme de Maintenon et à la duchesse de Bourgogne, reçue en triomphe à Marly. et fit grande figure au bal, au milieu des familles royales de France et d'Angleterre1. Le 12 février 1706, le duc de Vendùme y vint, à cause de ses succès militaires en Italie, qui consolaient des revers d'Allemagne et des Pays-Bas, et on lui fit le plus grand accueil. « Jamais, dit Dangeau, personne n'a été si bien reçu à la Cour »; et Saint- Simon ajoute : « Jamais triomphe n'approcha de ceux de M. de Vendùme en ce voyage. » Le 6 mai 1708, Louis XIV, écrasé par les revers, promenait le banquier Samuel Bernard dans ses jardins de Marly. Les finances étaient épuisées, et le Roi dut l'amener à lui prêter de l'argent. c< J'admirois, dit Saint-Simon, cette espèce de prostitution du Roi. si avare de ses paroles, à un homme de l'espèce de Bernard. » Mais ce Bernard était le plus riche banquier de l'Europe, « et qui faisait, selon ses expressions, le plus gros et le plus assuré commerce d'argent ».
Après la mort du Grand Dauphin, à Meudon, le 14 avril 1711, Louis XIV vint cacher pendant trois mois sa douleur à Marly, où les plaisirs, même le jeu, cessèrent en ces années sombres. En 1712, six jours après sa femme, morte à Ver-
: Quand le duc d'Anjou devint roi d'Espagne, la princesse des Ur- ;-ins. nommée camarera mayor de la Reine, n'avait pas tardé à s'emparer de son esprit et. par elle, de l'esprit du Roi; elle était ainsi devenue mailresse de l'Espagne. Dénoncée comme dangereuse à Louis XIV par le cardinal d'Estrées et rappelée à Versailles, elle sut si bien s'y prendre qu'elle retourna à Madrid plus forte et plus puissante que jamais. — Saint-Simon fait un tableau des plus piquants de cette réception de 1705.
«ailles, le duc de Bourgogne mourait à Marly, le 12 février. Ces deuils cruels, auxquels vint s'ajouter celui du petit duc de Bretagne, accablèrent le vieux Roi sans l'abattre, et rien ce le détourna « de son application aux affaires1 ».
« La première fois que j'ai eu l'honneur de voir le Roi à Marly, raconte Villars dans ses Mémoires-, après ces fâcheux événements, la fermeté du monarque fit place à la sensibilité de l'homme : il laissa échapper des larmes et me dit, d'un ton pénétré qui m'attendrit : « Vous voyez mon état, Monsieur le « Maréchal, il y a peu d'exemples de ce qui m'arrive, et que « l'on perde dans la même semaine son petit-fils, sa petite- « fille et leur fils, tous de très grande espérance et très ten- « drement aimés. »
Marly vit encore la mort du jeune duc de Berry, le 4 mai 1714. Pour Louis XIV. la vieillesse accomplissait en ce moment rapidement son œuvre; malade, il quittait Marly le 10 août 1745. pour ne revoir jamais « cet ouvrage de ses mains ».
A peine Louis XIV est-il mort que le Régent veut faire démolir Marly. Saint-Simon l'empêcha de mettre ce projet de féroce économie à exécution. Il alla le trouver au Conseil et l'entretint d'urgence de cette question.
« Je vis clairement qu'il n'avoit pas fait la plus légère réflexion à rien de tout cela. Il convint que j'avois raison, me promit qu'il ne seroit point touché à Marly, et qu'il continueroit à le faire entretenir, et me remercia de l'avoir préservé de cette faute. Quand je m'en fus bien assuré : « Avouez, lui « dis-je. que le Roi. en l'autre monde, seroit bien étonné s'il « pouvoit savoir que le duc de Xoailles vous avoit fait ordon- « ner la destruction de Marly, et que c'est moi qui vous en ai o empêché. — Oh! pour celui-là, répondit-il vivement, il est « vrai qu'il ne le pourroit pas croire. » En effet, Marly fut conservé et entretenu; et c'est le cardinal Fleury qui, par avarice de procureur de collège, l'a dépouillé de sa rivière, qui en étoit le plus superbe agrément. »
1 Dangeau, Menioires, 1712.
2 Le Roi avait donné audience au maréchal de Villars, qu'il envoyait commander l'armée de Flandre.
Cependant, le duc de Noailles obtint que tous les meubles, linges, etc., seraient vendus, en persuadant au Régent qu'on en tirerait beaucoup d'argent; et Saint-Simon déplore de n'avoir pu empêcher « cette très dommageable vilenie ».
En réalité, Marly fut laissé à l'abandon, et on le dépouilla de quelques-unes de ses plus belles sculptures. Pierre le Grand le visita le 6 juin 1717. Sous Louis XV, les résidences de la Cour y furent plus rares. Toutefois, chaque année on l'y retrouve, et Ton s'y livre au jeu d'une façon effrénée. Mme de Pompadour y faisait des gains énormes; Mme Du Barry y parut en 1769, peu après sa présentation. Elle logeait au château « dans un petit appartement ménagé exprès, qui joignait à celui du Roi ».
En 1771, le roi de Suède, Gustave III, vint voir Marly. Sous Louis XVI, la Cour y allait de temps en temps. Au premier voyage, Marie-Antoinette se donna le plaisir d'aller voir le lever de l'aurore sur les hauteurs des jardins.
En 1778, elle et ses invités organisèrent un café, mais le jeu prédominait ; et comme on admettait tout le monde, les vols au jeu se répétèrent; un mousquetaire, Duluques, substitua un rouleau de louis faux à un véritable1.
Vers la fin du règne, Marly était à peu près abandonné ; il disparut, comme la Ménagerie, au moment de la Révolution. Les jardins étaient détruits avant la vente du mobilier, qui commença le 6 octobre 1793. Les statues et les vases furent mutilés, et les chevaux de Coustou préservés à grand'peine.
Le représentant Delacroix ordonna de vendre par lots séparés le domaine de Marly. Un décret du o août 1796 prescrivit de transporter au palais du Corps législatif un certain nombre de statues de marbre et de bronze destinées à décorer le palais, sa terrasse et son jardin, et aussi les Tuileries.
Le 31 mars 1799, l'Etat vendit à un prix dérisoire le domaine de Marly à un certain Sagniel. Une filature et une fabrique de draps de laine furent établies dans les dépendances du château, sans succès d'ailleurs ; mais, pour soutenir cette industrie, on avait démoli les bâtiments, négocié les marbres et les matériaux provenant des démolitions, les bois de haute futaie, les tuyaux de conduite, les plombs des bâtiments, les
1 Bachaumont, Mémoires, 1778.
MARLY. t6o
grilles, les rampes en fer, etc. Ce vandalisme put être continué jusqu'au bout, sans que l'Etat intervînt. Quand Sagniel eut tout démoli, tout vendu, quand il eut détruit sans pitié un des plus exquis chefs-d'œuvre de l'art français, il vendit le sol, le 27 juillet 1810, 288,000 francs, à un M. Gandulphe Andriane, qui vendit à son tour, à Napoléon Ier, le domaine de Marly. le 2 septembre 1811, pour 421.000 francs.
Mari y était également célèbre par sa Machine. Tout étranger visitant autrefois Paris ne pouvait manquer d'aller voir cette merveille. Elle fut construite par deux Liégeois, Arnold de Ville et Rennequin Sualem : le premier, jeune avocat, adroit courtisan ; le second, maître charpentier complètement illettré. On prétend que de Ville1 ne s'occupa que de la négociation de l'affaire et que ce fut Rennequin Sualem qui exécuta le tout. Quoi qu'il en soit, après la construction d'une machine d'essai qui fonctionna heureusement à Saint-Germain, devant le Roi, les travaux de la fameuse Machine furent entrepris et exécutés de 1681 à 108 i.
La Machine fut installée en aval de Bougival, quelques mètres en amont de celle qui existe aujourd'hui; elle se composait de 14 roues à palettes, de 12 mètres de diamètre, actionnant, soit directement, soit par des tirants portés par des chevalets, 221 pompes à peu près identiques. Ces pompes élevaient en trois fois les eaux de la Seine à la partie supérieure du célèbre aqueduc de Louveciennes, à 162m,15 audessus du niveau de la Seine.
On estimait que la machine pouvait élever au maximum 4,000 mètres cubes d'eau par jour; elle coûta 3,674,864 livres 8 sous. Son entretien dépassait la somme de 70,000 livres par an, en moyenne. Arnold de Ville mourut en 1722, baron du Saint-Empire; il avait à la Machine une belle résidence qui existe encore - et, indépendamment des gratifications, touchait 16,000 livres de pension. Rennequin Sualem mourut à la Machine en 1708 : il avait 2,000 livres par an et un beau logement; sa petite-nièce continua de résider à la Machine jusqu'à la Révolution; elle avait 400 livres de pension.
La Machine de Marly, abandonnée sous la Révolution, fut
1 Voir Les Grandes Eaux de Versailles, par L.-A. Barbet, p. 93 et suiv.
2 Le château de Louveciennes, dit aussi * Du Barry ».
réparée par Napoléon Ier et continua à fonctionner au commencement du XIXe siècle. En 1825, on inaugura pour l'élévation des eaux une machine à vapeur qui coûta plus de 3 millions et fonctionna parallèlement avec deux roues modifiées de l'ancienne machine. En 1854, Napoléon III fit commencer la machine actuelle, étahlie d'après les conseils de Regnault. Elle se compose de 6 roues de 12 mètres de diamètre, actionnant directement 24 pompes horizontales, sans intermédiaire d'engrenages. Toute cette machinerie, d'un système fort simple, est logée dans un bâtiment quadrangulaire, briques et pierre, construit en travers de la Seine, quelques mètres en aval de l'ancienne machine de Louis XIY; cette machine peut élever jusqu'à 18,000 mètres cubes d'eau de Seine par jour, à 160 mètres de hauteur; elle alimente d'eau toute la région de Versailles, Saint-Cloud, Meudon, etc.
Jusqu'à la fin du xixe siècle, la Machine de Marly pompa directement l'eau dans la Seine. A cette époque, l'augmentation du débit des égouts de Paris rendit cette eau tellement mauvaise qu'on dut renoncer à s'en servir pour l'alimentation.
On fora, dans un rayon de 2 kilomètres de la Machine, sept puits allant jusqu'au terrain crétacé, de façon à atteindre les eaux qui se trouvent en abondance dans la craie fendillée. Sur ces sept puits, deux sont forés dans la cour de la Machine de Marly, et les cinq autres sont disséminés, de l'autre côté de la Seine, dans la plaine de Croissy. L'ensemble de ces puits peut fournir environ 20.000 mètres cubes d'eau par jour : cette eau est absolument pure au point de vue bactériologique.
Un système de canalisations réunit l'eau de ces puits, traverse la Seine et se rend à la Machine de Marly. Les pompes des puits sont actionnées électriquement, et l'énergie est fournie par deux turbines de 300 chevaux construites en face du bâtiment de l'ancienne machine à vapeur dont il a été parlé ci-dessus. Au cas où la force hydraulique viendrait à manquer, un turbo-moteur à vapeur de 300 chevaux a été installe dans le bâtiment de l'ancienne machine à vapeur. Ces divers travaux firent l'objet d'un concours public et furent exécutés en 1900, par MM. Barbet et Hersent.