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' D'Aroknbon, ni, SS8, 382.
> M""" lie Viniioiille élaiL alars logAe dans l'tile dn nord, ta pnmùr élt^e, chez la cardinal de Roben. qui était absest. C'wt dniit i» gnnl cabinet du cardioal (salle S2| qu'elle mourut.
LES PREinÊRES MAITRESSES 377
Un signe des temps qu*il faut noter, c*est ce qui se passa parmi le peuple de Versailles après la mort de M'"® de Vintimille. « Peu avant de Tenterrer, il est arrivé des horreurs à son cadavre, lisons-nous dans les Mémoires de d'Argenson ^ Le peuple de Versailles étoit transporté de joie ; il disoit que c*étoit une vilaine béte, qu*elle empèchoit le Roi de séjourner à Versailles ; qu*elle avoit enlevé le Roi à sa sœur ; qu'encore la M ailly étoit une bonne femme. On la transporta morte, avec on simple linceul sur le corps, du château à Thôtel de Villeroj% et là ses domestiques la laissèrent et allèrent boire, comme cela arrive souvent. Le peuple monta et s*en saisit ; on lui jeta des pétards sur le corps, on fit toutes sortes d'indignes traitemens à son vilain corps, ce qui marque peu de respect pour le Roi et de la barbarie. » On se croirait, en lisant ces tristes détails, à Paris, en 4792, et cependant on est à Versailles en 4744. Le peuple de la monarchie ne diffère pas du peuple de la révolution.
Louis XV remplaça bientôt M""" de Vintimille par une autre de ses sœurs, M'^^' de la Tournelle. Quand il la vit pour la première fois à Petit- Bourg, chez le duc d*Antin, il n'avait pu s'empêcher de dire : « Mon Dieu, qu'elle est belle ! • Il voulut ravoir pour maîtresse et l'invita aux petits soupers. M'"'' de liailly s'aperçut de la passion du Roi, se fâcha, fut mal reçue, ae radoucit et pleura. Louis XV lui dit net : « Tu m'ennuies, j*aime ta sœur V «
M"^ de la Tournelle était d'une grande beauté, qu'on peut admirer encore sur le portrait peint par Nattler en 4740.
Gêné par le Cardinal pour prendre une nouvelle maîtresse et chasser l'ancienne, ainsi que lui conseillait de faire le duc de Richelieu, Louis XV profita d'abord de la mort de la duchesse de Mazarin pour nommer, malgré Fleury, M'"^' de la Tournelle dame du palais de la Reine ; puis il décida M"*® de Mailly à céder sa place à sa sœur U"^*" de Flavacourt. Sans position au palais, VL^^ de Mailly pourrait être chassée au moment voulu. Richelieu mena toute l'intrigue. Il conduisit
' Rue dee Hôtels, n« 7.
* D'AaawMMO», IV, 40.
LE CHATEATÎ DE TÏRSAllLES
,M""de la Tournette le Roi déguisé avec un stmoul el
gn de perruque de médeciu. Ces visites durërect tm
" de la Tournello se faisant désirer et posant ses