la plus essentielle (^'Cait le renvoi de M™ de HaiUy
uv viiassée avec dureté le 3 novembre I74S '. BUe Iroun
ge à Paris, à l'hâLel de Toulouse, chez les Noa!ll«s. Li
,' de la pauvre femme fut extrême. < Elle est dus un
3 de compassion, > ëcrii le duc de Luyues. Bile m
a 1 la longue et mena dès lors une vie exemplaire.
I ' paya ses dettes, csr elle était pauvre, lui donna iib
[leuh ruo Sali ~ ' "^uvre cl ajouta 20,000 livres
ension de < .Ue avait déjà.
; [ïics c aconter toute cette liJstoire
luesses de Louis : ir le menu, et d'aîlleuiscc
travail a été fait par MM. de court ; je n'ai qu'à iodicnter
les grands trails de cette hoi se et misérable vie d'un roi
de France.
tasolcnte avec la Reine, laine avec tout le monde, la
nouvelle maltresse était pe„ iméo ; les couplets les plus acérés pleuvaieut sur elle, < leut les lire dans \eSeaigU Maurtpas, car il n'est pas po le de reproduire ceui qui tuA du trait, les seuls iju'il faucirail pouvoir ciler.
A la &n de décembre. M™ de la Tournelle prenait possession de l'appartement de M*"* de Mailiy, et s'installait au chêtean en qualité de maltresse déclarée, à la façon de M"»» de Montespan. En janvier 17i3, le cardinal de Flenry mourait et délivrait te Roi de la dernière contrainte qnil le gênait un pea. Le duc de Richelieu, le grand meneur des amours et des plaisirs du Roi, devenait le maître de ce ministère. Le Si novembre 4743, le Roi, à Fontainebleau, dâclaralt H" de la Tournelle duchesse de ChSteauroux, et le Parlement, en janvier 1744, registrait les lettres-patentes de Louis XT anr le don du duché de Chfiteauroux fait à M»» de la Tournelle. On lit avec étonnemeut dans le préambule des lettres, que es don est surtout motivé par les services que M""» de la Tournelle rend à la Reine et par les vertus de la dame. Le public répondit à ces impudences par de cruels couplets,
' D'Arornson, IV, 40:
1X8 FfiElOilUCS MAITRESSES 379
dans lesquels la fa-vorite était justement raillée et flétrie.
Dès eette année, le Roi, déjà fatigué de la belle duchesse, eherchait une nouvelle maîtresse. « M°^« de Flavacourt, raconte d*Argenson S sœur de M""* de GMteauroux, belle, mais Hausse, avec peu d^esprit et de naturel, a été lorgnée du Roi et y a répondu, n a été question du marché à l'imitation de sa sœur ; elle a voulu, comme première condition, que Ton reavoyfit H"* de Ghâteauroux. Le Roi a craint sans doute que eda ne donnât une nouvelle scène au public et les grands finis d*ane nouTelle maltresse déclarée, de sorte que la première personne à qui il a été le dire, c*est à M»« de Châteauroux. Sur quoi elle a dit : « Sire, vous me chasserez si vous le TOuleSy mais je commence par vous demander, ou que cela soit sur le champ, ou que ma sœur le soit ; » et, sur cela, il a été dédaré que ladite sœur de Flavacourt ne seroit plus ni des cabinets, ni de la Meutte, ni des Choisy.
f Sa K8\jesté s*est trouvée quelquefois assez d'appétit pour Iflt^ de cette grosse vilaine de Lauraguais, de sorte que TOilà les cinq sœurs exploitées. Reste M*»* de la Guiche, leur sœur bâtarde, que le monarque lorgne avec des desseins marqués. »
Le duc de Luynes ' nous a laissé des deux sœurs un portrait trop ressemblant pour que nous ne Texposions pas dans notre galerie versaillaise.
Les deux sœurs de M"^ de Mailly, M™^ de la Toumelle et do Lanrsgoais, sont d*an caractère fort différent. M*°®Me la Toumelle s*e8t laissé séduire par la grandeur de la place qu*on lui offrait, sans avoir aucun goût pour le Roi pergonnellement, ayant mdme un autre attachement '. Elle a été longtemps sans aimer le Roi ; on dit, et eUe dit elle-même, qu'elle Taime présentement. D'ailleurs elle est fort paresseuse de corps et d'esprit ; elle voit avec indifttrenee tous les événemens, môme ceux qui la regardent. Elle désire d*ètre duchesse, mais elle le désire sans vivacité, et en psrle rarement. Elle a peu d'esprit ; et comme on lui a fait sentir les conséquences de ce qu'elle pourroit dire dans les circonstances présentes, elle parle extrêmement peu.