‹ Le chateau des Tilleuls drame en cinq actesChapitre 16 sur 48 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

JULIETTE, puis DIANE.***

Juliette, à elle-même.- Ce mariage est Inévitable?... ol il ne *e fera pas?... Qu’onl-ils »outu dire?... Oh! il faut que je vole Diane! que je loi parle a l'instant!... Ab!... c'est elle que j aperçois la-bas... (Appelant.) Diane!... Diauel... Allons, je n ai plus le droit d hésiter.

Diane. Tu m'as appelée, Juliette?

Juliette. Oui, j'ai à le parler.

dune. Comme tu as l’air ému?...

Juliette Voyons, regarde mol bien en faeef...

Diane, rtanf. Comme cela?...

Juliette. Diane, tu me crois ton amie. nVstce pas?... Tu <i> nt moi touta confiance?. .

dianb. Certes!

Juliette. Et tu ne saurais avoir de secrets pour moi?

dianb. Non, sans doute... Mais où veut-tu tp venir? r

* Madame d'Alby, Raphaël, Delaroehe.

’* Delaroehe, madame d# Neuville.

*** Diane, Juliette.

jchettf. Eh bien I jure moi Je me répondre avec la plui entière franchise. • oiANa. Je te le jure.

miKTTf. Diane... aimes-tu le comte Raphaël?

diane. Maie...

JGUrrrs. Aimes-tu le comte Raphaël?

dianp.. Voilà une demande qui manque un peu de préparation.

jolibttv. Réponds-moi, je t’en fupplie!...

nas*. Mon Dieu, je n'ai jamais interrogé sérieusement mon e«ur à ce sujet... mais je croi* que la question ne J'éloupcrail pas trop... si je la lui faimii.

Juliette. Et lui, croit-lu qu'il t'aime?

dunk. Oui... non... je ne sais pas.»

Juliette, étonnée. Pouitant, lu dois l'épouser? m»ne. L'épouser ?... jmqu'ici, il n'en n'a jamais été question.

Juliette, à pan. C’est singulier. (Haut.) Vojons, sois franche ; ce mariage. . peut-il ue pas m faire?.,.

dune. Certes l et il est mémo probable qu’il ne se fera pas; car, jusqu’ici, le comte a gardé le silence , et il n'a pas l'air disposé à le rompre de si tôt.

JULIETTE. Pourtant..

DitNK. Out, il a toujours été avec moi d'une politesse affectueuse. rempli de soins et de prerriiaiires ; mais voila tout. Du reste, tu a« été à mémo d'apprécier la nature étrange de VI. d'Alby. Tu sais qu’il parle peu; souvent il semble 'ii>trsii, préoccupé, et parfois il y a dans son regard je ne sais quoi de vBgue. d'indécis qui. par n wrvalle, enlève à sa physionomie la lurniere et la rie On dirait qu’il y a d s instants où son esprit sommeille dans un corps éveillé.

JctiETir. C'est ml.

diane. Depuis qu’il est ici. le temps s’est passé en promenades'; sa mère ne l’a pas quitté, et jamais ses lèvres ne m'ont dit ce que j'ai cru lire dans ses yeui.

'Juliette. Et si ce mariage n’avait pas lieu, tu n’en souffrirais paa trop ?

DfANB. Pourquoi en souffrirais- je?,..

Juliette. N’as-lu jamais donné au comte un sujet d'espoir?

mane. Aueuo.

Juliette. Ne lui as-tu jamais accordé une foreur, si légère qu'rlle soit? Tu sais... dans un moment d'oubli, d'abandon... On se laisse si vite entraîner !

dune, hésitant . Non.

JXURTTE. Ne mens pas.

( piAsr. Kh bien, le jour de ton bal, en partant, j'ai— oublié mon bouquet, et il se peut qu'il ail iblerprèté cet oubli a sa façon.

juiette. El voilà tout?... Cherche bien.

DIANE C'est tout.

Juliette, embrassant Diane . Chère Diane!...

le sarais bien, moi. ( A part. ) Mais que signi-

diani. Ah çà, maintenant, me diras-tu pourquoi...

Julienne. Plu* tard; en vient. (W» f d'Alby tntTr par la p>srt« de droite «itw le comte H nphaài. Delà roche par la porte de guurhe mer M m * de neuville. Ils sont suivis d' Oscar el du Docteur. )

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