RAPHAËL. DIANE
(Au lever du rideau, Diane est étendue sur son lit, tout habillée. Raphaël est endormi sur u* fauteuil, auprètde la cheminée. Une veilleuse, posée sur un guéridon , répand dans la chambre une demt-clarté. Un silence- Diane ouvre Ut yeux. Elle regarde autour d'elU et aperçoit Raphaël endormi. Elle se soulève à demi, puis elle passe la main sur ses yeux, et regarde encore.)
Diane. C’est un rêve I Mais non, je suis bien éveillée, et je vois., oh! c'est Impossible; c'est une vision... une de ees mille formes que la fièvre prête à la nuit!... Allons... je suis folle. { Elle se tourne de l’autre cAtf. Un temps. . Mais non ! je ne dors pas!... et je voisquclqu un!... là!... dan* ce fauteuil!... Allons, du courage! .. (Elle te lire et s'approche du fauteuil avec précaution.) Le comte Raphaël! chez moi!... ou milieu de la nuit!... Monsieur le comte?... 11 dort !... (Lui touchant le brut.) Monsieur le comte?.., rapuael.* Qui m'appelle?
dianr. C’est moi, monsieur.
Raphaël. Madame de Dussières I dianr. Que faites-vous ici?... Comment êtesvous entré?... pourquoi ? dans quel but?
éaphakl, étonné. Je ne sais pas.
dianb. Vous ne savez pasî Mais celte réponse est une nouvelle insulte: vous savez du moins que votre présence, A pareille heure, peut me compromettre et me perdre. Ahl monsieur!... c’est in- ; digne!... Vous ne répondez pas?... Mais l'on peut' venir à tout moment. U faut sortir d’ici, monsieur; sortir à l'instant!. . (flapAaél prend xim chapeau et se dirige vers la porte de gauche.) Non ! par ici. Cette porte donne sur un escalier dérobé , et personne au moins ne saura... ; Elle ouvre la porte de droite, et recule épouvantée d la vue de Delaroche, de madame de S eu ville et de Suxanne.)
delarocue, jouant l'étonnement. Monsieur le comte ici i — Sortez, Suzanne.