‹ Le chateau des Tilleuls drame en cinq actesChapitre 21 sur 48 · DIANE, JULIETTE · texte numérisé non relu

DIANE, JULIETTE

dune, i embrassant. Ah! ma bonne Juliette, si tu savais... v

JULIETTE. Je sais tout I...

dune. Comment?

Juliette. J'ai entendu du bruit de re côté, je suis descendue, j'ai rencontré monsieur Delaroche et madame de Neuville; et, au milieu d'une foule de réticences hypocrites, fis ont fini par me ‘dire tout.

dune. Mais tu ne tes a -pas crus, Juliette ?

Juliette. J’ai cru â quelque ruse indigne, à «n guet-apens!

dianb. De la part du comte, n'est-ce pas T juuette. Non, Diane.

DIANE. Pourtant, H pouvait me jtmifier d’un * Juliette, Diaoe,

mot, et ce mot, il ne l'a pas dit! Vois-tu, Juliette, le comte Raphaël, si intrépide, si généreux, si chevalere>qiie en apparence , eh bien ! au fond de l'ime, cet homme est un lâche I juliettb. Non, Diane; ce n'est pas un lâche, c'est un malheureux !... c’est... c’est un fou!...

ms K B, pousse un cri et te relient chancelante. Fou ! c’est donc cela !. . .

Juliette, avec émotion. Tu l'aimais, pauvre amie.

PUNK, avec effort. Oui... Mail ce que tu dis là est impossible, songe donc...

jomkttb. Je te comprends ; lu no peux séparer l’intelligence, des qualités brillantes, tu ne peux admettre l'absence de la pensée sous un front vaste et puissant...

ouïs. Mais souvkns-toi donc de ce qui s'est passé chu toi t

Juliette. Eh ! c’est justement cela qui a causé notre meur à tous t... mais, maintenant, rappelletoi choque chose en détail :qu‘a-t-tl fait ? d’abord, il a dit quelques mots à peine; des paroles vagues nui, par hasard, ont pu passer pour de l'esprit., ùisuite, il a valsé, dessiné... mais la pensée n'a que faire eu tout cela : puis, il s’est jeté froidement dans les flammes, et il est revenu le sourire aux lèvres, parce qu'il u’a pas conscience du danger.

puis. C'est vrai... Mais il a joué.

jlliett*. Une seule fois. , ouïe. Pourtant, cette quête pour les pauvres. juuettb. Oublies-tu qu'il avait jeté d'abord sne argent dans une bourse à jetons ?... Eh bien ! t est il mère oui a su donner un sens à ce trait de Mie. Sa mère, entends-tu, sa mère qui le suit partout, qui ne le quitte jamais, pas même du regard. Sa mère, qui parle pour lui, qui pense pour lui ; sa raere enfin, qui est l'ème de ce brillant bntôme !...

tu si a. Mais comment ne m'as-tu pas révélé plus tôt?...

jlliett*. Jusqu'ici, j’avais partagé l'erreur commune. C'eat le docteur André qui, ce soir, m'a tout appris. Ko le quittant, je suis venue frapper à la porte. J’ai frappé plusieurs fois, je t'ai appelée; mais lu dormais si profondément que ta ae m’as pas entendue.

'auia.suiiifement. Attends donc ! cette torpeur étrange, subite, invincible t... Te rappelles-tu l’rmpreiiemeni de monsieur Delarochc à servir le thé lui-même ; ces deux lasses dépareillées, et pais, je me souviens maintenant !... Il y a un mois, une de mes elefs disparut un malin et ne se retrouva pas : et, cette nuit, le comte Itaphnêl était là. dormant, comme moi, d'un profond sommeil... ignorant comment il se trouvait ici!.. Kl tout à l'heure, monsieur Delarorbe et madame de Neuville étaient derrière cette porte, coudaiDDée depuis louglempsl... Plus de doute, Juliette, c'est monsieur Delsrocbe qui a tout fait!.. Mais dans quel but?... A-t il voulu se venger de mes refus eide mes dédains?... Mais cet homme a'en veut qu's rua fortune!... Sait-il la vérité sur cisdsme d'Alby !... a'il la ronnalt, où veut-il en tenir?... Et, s'il l’ignore, il doit croire que j'épouserai le comte, et alors ma fortune lui échappe... je m'y perds I

Suzanne, entrant. Monsieur Delaroche fait demander à madame d'Aubrée si elle veut lui ac- «order un moment d'entretien?...

Juliette. Monsieur Delaroche! mais à quel pwpos ?...

Sun*. Faites entrer. (Saxonne sort.)

JoiiiTTx. Comment ! tu veux?...

t>nxK. Il va sam doute jeter son masque...

Oh! qu’il vienne 1 tu vas l’entendre pour moi, je fen supplie, il le faut. ( EUe tort par la droite. tntxUme plan.)

Juubttb. Que peut-il me vouloir?.. ( Delaroche Reparla gauche.)

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