‹ Le Château Gaillard et l'architecture militaire au XIIIe siècleChapitre 2 sur 4 · LE CHÂTEAU GAILLARD. DU · texte numérisé non relu

LE CHÂTEAU GAILLARD. DU

et expérimentée, elle avait intimidé L'armée de Charles \11. Elle oe succomba pas à ses entreprises, elle se rendit vaincue par la faim, stipulant et obtenant les honneurs de la guerre.

La comparaison de ces deux sièges montre que Roger de Lacy, disposant de ressources en vivres et en armes presque inépuisables et d'une garnison nombreuse au début des opérations, aurait pu contraindre Philippe Auguste à renoncer à ses projets. Mais elle esl aussi la preuve que même après le règne de Richard Cœur de Lion, c'est-à-dire en 120I1, les chefs de guerre anglo-normands formés aux

écoles européennes étaient encore esclaves des traditions lég s par

l'ancienne poliorcétique.

Il est intéressant de constater un dernier rapprochement entre le château Gaillard et la plus parfaite entre les places du type perse, l'aïeule des ouvrages dont s'inspira Richard Cœur de Lion. Bien que démunie, démantelée, bien qu'aussi âgée à l'époque d'Alexandre que le château Gaillard au temps de Charles VII, l'Acropole de Suse, qui avait été choisie par Olympias et Polysperchon pour y enfermer d'immenses trésors, défia elle aussi un monarque victorieux et ne put être prise d'assaut(1). Plus tard, quand elle s'écroula minée par la vieillesse, elle rentra vierge dans la terre d'où elle. (Hait sortie.

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