‹ Le chauffage des voitures de toutes classes sur les chemins de ferChapitre 29 sur 139 · CHEMINS DE FER DE L'ETAT DE HANOVRE · texte numérisé non relu

CHEMINS DE FER DE L'ETAT DE HANOVRE

Longueur des lignes : 839.9 kilom. — Nombre des voitures à voyageurs : 77t.

La Direction royale des chemins de fer du Hanovre chauffe toutes ses voitures à voyageurs depuis plusieurs années.

Les voitures de 1" et 2* classe et quelques voitures de 3* classe sont munies d'appareils à combustibles agglomérés, tandis que Ton monte des poêles dans celles de 3® et 4* classe.

(( Il a été reconnu (1) que ces deux modes de chauffage a sont les plus avantageux, les essais poursuivis sur plu- (( sieurs autres systèmes n'ayant pas donné de résultats (c satisfaisants. »

ApjMireil à combvstibles agglonërés nonté dans les ¥•!-

tves de t'% •• et *• eiasse. — Le type adopté pour la con-

(i) Opinion exprimée par la Direotion royale*

CHAUFTAGES EN ALÏ.EMAGNE. t5

sfruciion dès appareils à combustibles agglomérés est représenté par lès figures 1 à 5 do la planche n**4.^

Description. — Chaque compartiment est chauffé par deux appareils semblables ; on en place un sous chaque siège, et on les dispose de telle façon que Tun s'ouvre sur la paroi latérale de droite de la voiture et l'antre sur celle de gauche.

L'appareil consiste en une caisse rectangulaire en cuivre rouge ; Tune de ses extrémités traverse la paroi latérale de la voiture et est fermée par une porte pleine en fonte ; cette ouverture sert à l'introduction du combustible.

De l'autre extrémité de la caisse part un tuyau horizontal en cuivre rouge, qui s'emboite dans un coude à angle droit en bronze. Cette dernière pièce est raccordée avec un tuyau vertical en fer qui traverse le plancher et se termine par un chapeau en tôle mince.

Un tuyau vertical en fer traverse le brancard de la voiture et débouche dans l'appareil près de la porte de chargement ; il se termine, à sa partie inférieure, par deux manches à vent dirigées en sens opposés, de manière à toujours frapper Tair pendant la marche du véhicule.

Le tiroir, sur lequel on place les briquettes au nombre, de cinq, est à double fond. Il est en tôle perforée sur les faces latérales et sur le fond supérieur.

Une poignée en fer est rivée à Tune des extrémités de ce tiroir dont le fond inférieur se prolonge de l'autre côté et se termine par une cornière ; celle-ci, après la mise en place^ bulle contre l'exlrémité de la caisse en cuivre, et limite ainsi le jeu entre la poignée et la porte.

De petits taquets, rivés sur les côtés du tiroir, maintiennent les briquettes séparées les unes des autres.

Dans cet appareil tous les joints sont soudés à la sou^ dure forte; en outre, ceux de la caisse en cuivre sont rivés.

2fl^ CHAUFFAGES EN ALLEMAGNE.

Celle-ci doit être essayée en la remplissant d'eau. Le joint à frottement doux du tuyau en cuivre rouge avec le coude en bronze est fait avec beaucoup de soin ; il doit être hermétique tout en permettant la dilatation du tuyau.

Pour éviter toute chance d'incendie, l'appareil est enveloppé d'une caisse en tôle qui ne laisse découverte que sa face supérieure; en outre, sur toute sa longueur, le plancher est recouvert d'une couche isolante formée d'un mélange de sable et de silicate liquide. — Cette couche est maintenue sur ses bords par deux cornières et une tôle mince la recouvre. La banquette est d'ailleurs protégée contre le rayonnement direct par un double écran en tôle ; enfm un grillage vertical ferme le dessous de la banquette et empêche tout contact avec Tappareil.

Dans la disposition adoptée, on voit que la circulation des gaz se fait toujours dans le même sens : l'air pénètre par le tube fixé près de la porte, tandis que la fumée sort par le tube horizontal, puis par le chapeau dont la forme est telle que l'échappement a lieu quelle que soit la direction du vent.

Les appareils employés pour les trois classes de voi* tures sont identiques.

Dépenses dMnstalUtioD des appareils. — « Le prix de re<

oc vient (1) de l'aménagement d'une voiture à cinq comparcc timents varie de 1,050' à i,125'; une caisse dechaufce fage seule revient à 56', 25. »

Prix da eombnsiibie. -* a Pendant l'hiver 1874-1875, « les briquettes ont été payées de 32',50 à 33',75 les a 100*«. »

:(1) BoQseignements fournis par la Direction royate.

CHAUFFAGES EN ALLEMAGNE. ft

RësaltaU calorlllqaes et coDSoinnialioD de eonibvsllble. —

ce Le nombre de briquettes chargées dans les appareils « varie suivant la température extérieure.

a Lorsque celle-ci est de 4 à 8^, il suffit d'employer « par appareil trois à quatre briquettes pesant chacune <c 0^,500 pour maintenir pendant huit à dix heures une a température de -{- lO"" dans le compartiment.

a Les appareils n'ont ainsi besoin d'être rechargés que a dans les trains directs de longs parcours, b

De ces chiffres nous concluons que Ton consomme en moyenne 3^,500 de briquettes pour chauffer un compartiment pendant neuf heures, soit, au prix moyen de 33S15 les 100^' de combustible, une dépense de 0',13 par compartiment et par heure. D'après ces chiffres, la dépense de combustible, pour chauffer une voiture à quatre compartiments pendant une heure, serait de 0S52.

Peéle à la houille nentë dans les voltares de S* et

d« eiattie. — Deseription. — Le poéle monté dans les voitures de 3'' et 4* classe est en fonte ; un manteau en tôle mince Tenveloppe complètement ; on le charge, on l'allume et on Tentretient par l'intérieur des voitures ; les figures 5 à 10 de la planche if 5 représentent les plans et coupes de cet appareil ; les figures 1 à 4 montrent son installation dans une voiture de 3* classe.

Le poêle est rectangulaire ; quatre plaques verticales et deux plaques horizontales en forment les côtés, le fond et le dessus. Ces plaques s'assemblent entre elles par des joints à brides boulonnés. Les deux faces latérales et la face postérieure portent des nervures venues de fonte qui augmentent la surface de chauffe.

La face antérieure» qui est plane, est percée dç trois

ouyiertures rectangulaires fermées par des portes^ celle dU;

M GHAtfFFAGES EN ALLEMAGNE.

bas- donne accès dans le cendrier, celle du milieu débouche au-dessus de la grille, enfin la plus élevée sert à charger et à allumer le poêle. Les portes du foyer et du cendrier sont munies de soupapes dont Touverture, plus ou moins grande, permet de régler la combustion.

Les agents du train peuvent seuls, au moyen de clefe spéciales, manœuvrer les portes et les soupapes.

En dessous de chaque porte est une petite tablette en fonte qui empêche le combustible de tomber sur le plancher pendant le chargement ou la visite des feux. Dans le même but, la porte du foyer est doublée intérieurement d'une grille verticale à barreaux plats et inclinés, et dans la partie qui est remplie par le combustible, le poêle est revêtu intérieurement de briques ; au-dessus de cette partie, il est divisé en deux compartiments par une cloison réfractaire verticale.

Il résulte de celte disposition {voir figure 5) que la fumée s'élève dans un de ces compartiments jusqu'au couvercle du poêle, puis redescend par l'autre pour s'échapper dans la cheminée qui débouche à la base de ce second compartiment.

Le tuyau de cheminée dépasse le pavillon de 0",800 et est terminé par une tête (fig. 11 de la planche n** 5) dont la forme est façonnée de manière à agir comme aspirateur. Ce tuyau est maintenu en place par un cône en tôle qui lui est rivé en dessous de la tête et qui est vissé sur la couverture.

Au point où il traverse le pavillon, le tuyau est isolé de la voiture par une couche d'air, une tôle et une couche de terre glaise battue entre cette tôle et les frises de la couverture.

Le manteau qui enveloppe le poêle présente sur le devant une large ouverture dont la porte joue dans des

coulisses verticales et donne accès aux portes du foyer. Ce manteau est soutenu par des équerres à 0",050 audessus du plancher. L'air froid du compartiment s^introtiuit par cet intervalle et, après s'être échauffé, se dégage par les trous percés dans le haut du manteau sur ses deux faces latérales et sur sa face d'avant. — Les deux compartiments placés vis-à-vis des portes du poêle ne sont séparés de celui où est monté l'appareil que par des cloisons s'élevant depuis les sièges jusqu'à hauteur des têtes.

Les deux compartiments de l'autre bout de la voiture, réservés l'un aux voyageurs ne fumant pas et l'autre aux dames, communiquent entre eux par des ouvertures pratiquées dans les cloisons de séparation en dessous des sièges et au-dessus des appuie-têtes ; ces ouvertures sont grillagées. Puis le compartiment voisin du poêle communique avec l'intérieur de l'enveloppe par deux tubulures rectangulaires en tôle placées Tune en bas et Tautre en haut du manteau.

Une tôle, écartée de façon à ménager une lame d'air, protège la cloison contre laquelle est adossé l'appareil.

Les stalles voisines de l'appareil sont isolées par des écrans formés de deux tôles, distantes de 0",03â, qui montent depuis le plancher jusqu'au-dessus des têtes des voyageurs.

Dëpénses dMnslallatton des |M>éle«. -- a Le prix du poéle

t avec le manteau, la cheminée complète et les frais d'in- « stallation, s'élève à 3â7',50. »

Dwée da ehaufTage. — a Pour des trains dont le trajet d n'est que de trois à quatre heures, il suffit de remplir « une seule fois les poêles. »

Prix de revient da ehanfrage. — Il a été indiqué, à la

réunion de Dusseldorf, que le chauffage au moyen de poêles entraînait une dépense de combuslible de 0S01042 à 0',02083 par comparliment et par heure, soit en moyenne de 0',078 pour une voiture à cinq compartiments (3* classe).

ManatentioD des appareils. — a Les laveurs des voitiires « sont chargés du chauffage des trains. »

Essai du ehauffage par ta vapeur (1). — <k En 4868, On a

« expérimenté le chauffage par la vapeur sur deux trainsce poste de Cologne à Berlin.

a La vapeur était produite par une chaudière spéciale. « On a renoncé à ce système à cause de la grande diffî- « culte de chauffer au degré convenable chaque compartia ment {le plus souvent, la chaleur s'élevait au point a de provoquer les plaintes des voyageurs), de bien (k raccorder entre elles les conduites, enfin d'obtenir « promplement des diverses Compagnies les voitures (( aménagées nécessaires pour la composition des trains a express allant de Cologne à Berlin.

« Les frais d'entretien et do premier établissement a étaient en outre très-considérables. »

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