CHEMINS DE FER DE L*ALSACE-LORRAINE
Longueur des lignes : 1,035.9 kilom. — Nombre des voitures à voyageurs : 776.
Pendant l'hiver 1874-1875, la Direction des chemins de fer de TAlsace-Lorraine a chauffé les voitures à voya-
(i) Renseignements communiqués par M. Schfiffer, Directeur des che^ mins de fer de l*État de Hanovre.
geurs des diverses classes au moyen des appareils à combustibles agglomérés.
Tout en admettant que ces appareils peuvent donner une température suffisante dans les voitures, la Direction nous a écrit a qu'elle n'élendra plus Tapplicalion de ce (c système et qu'elle fera Tessai du chauffage à la vapeur. « Elle trouve trop considérables les dépenses d'achat et de « manipulation qu'entraîne remploi des briquettes, et sur- « tout elle a eu à constater divers accidents provenant « de l'installation de l'appareil entre les pièces de bois a du plancher et des sièges (i). ^
ApfMirells à eonibvstibles agglomérés. — Description. —
L'appareil monté sur les voitures de l'Alsace-Lorraine présente les mêmes dispositions générales que celui qui est employé sur les lignes du Hanovre. Nous ne ferons donc pas ici sa description; mais nous avons cru devoir en donner les dessins (fig. 6 à 11 de la planche n"" 4), parce que sa construction est plus sim])le que celle de l'appareil du Hanovre, et les précautions prises contre l'incendie bien moins multipliées.
Conbastible aggloméré. — a On emploie un combustible « aggloméré en briquettes pesant chacune 0^,500, et du <c prix de 37',50 les 100'*. »
RésDitati calorifiques. — ConsommatloD. — a En char**
(1) Au. commencement de décembre 1875, dans un train express de fiftle à Ostende, une voilure munie de cet appareil a pris feu et a dû ôlre différée à Strasbourg.
Quinze jours plus tard on a constaté à Luxembourg un autre cas d*in« candie. Des étincelles, s'échappant par le joint dessoudé du fond de la caiâde et du tuyau de prise d'air, s'étaient répandues sur le plancher de la voiture.
« geanl deux briquettes (soit !"•) dans ehacun des deux « appareils montés par compartiment, on obtient ainsi « en marche, et pendant une durée de six heures, une « température supérieure de 13* à celle de Talmos- « phère. »
De cette façon on brûle, par heure et par compartiment, 0**,333 de combustible, ce qui représente une dépense de 0',125.
Les frais de combustible pour le chauffage d*une yoiiure à quatre compartiments s*élèvent donc à la sommç de 0',50.
DëpeMses da ehanflaf e de Thlver t8T4-t8T5. — ^ a Pendant
a l'hiver 1874-1875, on a chauffé, au moyen de combustc tibles agglomérés, 402 compartiments.
« La durée du chauffage a été de 120 jours, et le parcours « journalier moyen de chaque compartiment de 142^.
<K Le total des dépenses de combustible et de maina d'oeuvre s'est élevé à 28,280'.
« La dépense par compartiment et par jour a donc été ce de 0',586, et celle par compartiment et par kilomètre de « parcours de 0',0041. »
Essai du charbdii de bots de hêtre. — On a essayé de
brûler dans les appareils du charbon de bois de hêtre.
a En consommant 0''*^,360 de ce combustible par cornac partiment et par heure, il a été obtenu une élévation f( moyenne de température de 11*,6.
« Le charbon de bois de hêtre coûtant 15' les 100^, a les dépenses de combustible pour chauffer un com- « partiment pendant une heure se réduiraient donc à (( 0',054, soit à 0^,216 pour une voiture à quatre comparti- (c ments. »