CHEMINS DE FER DE L'EST-BAVAROIS
Longueur des lignes : 771.9 Kilom. — Nombre des voitures à voyageurs : 444. Chauffage à la vapeur fournie |Mir la leeomotive. — Les
voitures des trois classes (2) des chemins de fer de l'Est-
(1) Jusqu'au 1^ janvier 1876, les lignes de l'Est-Bavarois formaient un i-éseau indépendant ; à cette époque, elles ont été achetées par TÉtat do Bavière et réunies au réseau qu'il exploitait déjà.
(2) Toutes les voitures de TEst-Bavarois sont i compartiments séparés, comme les voiturQ9 françaises,
Bavarois sont chauffées à la vapeur. Dès l'adoption de ce système, la vapeur a été prise dans la chaudière de la locomotive, et depuis lors on n'a jamais employé, même à titre d'essai, de chaudières spéciales installées dans des fourgons.
Ce système de chauffage, appliqué aux voitures d'une manière générale depuis le commencement de l'hiver 1873- 1874, satisfait complètement la Direction de ces chemins et semble en même temps être bien apprécié par le public.
Indleatlen des trains ehaaffës et de eeax qai ne le sont pas.
— On chauffe à la vapeur tous les trains à voyageurs (express, poste et omnibus) et les trains de messagerie qui prennent des voyageurs, quelques wagons spécialisés aux transports par grande vitesse ayant été munis des communications nécessaires.
Les voitures entrant dans la composition des trains mixtes et des trains à marchandises prenant des voyageurs ne sont pas chauffées, parce que, d'après les règlements, on doit placer dans ces trains les voitures derrière les wagons à marchandises.
Deseription générale. — Les appareils de chauffage par la vapeur consistent en tuyaux métalliques placés horizontalement dans les voitures entre le plancher et le dessous des sièges. Ces tuyaux de chauffe communiquent par des branchements à un tube qui s'étend sous le châssis de chaque véhicule, d'une traverse extrême à l'autre.
Au moyen d'un tuyau en caoutchouc, on relie le tube de chaque voiture à celui du véhicule suivant, et on forme ainsi une conduite de distribution qui règne sur toute la longueur du train et qui aboutit à une prise
de vapeur spéciale montée sur la chaudière de la locomotive.
Prise de vapeur rar la locomotive. — La vapeUF est
envoyée par intermittences dans les tuyaux de chauffe ; en s'y condensant elle échauffe les tuyaux et par suite les compartiments; cette vapeur, prise à la locomotive par un robinet à soupape placé au-dessus du foyer et du côté gauche de la chaudière, passe dans un appareil spécial qui la détend et en règle la pression.
Pression de la vapear employée an ehanffage. — Il a été
reconnu que la pression de la vapeur la plus convenable pour le chauffage est celle de 3 atmosphères. On est conduit à employer ainsi de la vapeur à basse pression, en raison de la résistance limitée des tuyaux de raccord en caoutchouc; en outre, des fuites se produiraient dans les divers joints, et les compartiments voisins de la source de vapeur s'échaufferaient trop si l'on employait la vapeur à une pression plus élevée.
Quels que soient le nombre des voitures du train et les conditions atmosphériques, la vapeur est toujours employée à cette pression de 3 atmosphères.
Régiilatear de pression. — Âu moyen de l'appareil que l'on peut nommer « régulateur de pression», on amène à la tension de 3 atmosphères la vapeur qui a ordinairement dans la chaudière une pression de 8 atmosphères.
L'appareil (fig. 9 de la planche n" 6) consiste en une soupape à double siège intercalée dans la conduite de distribution. Cette soupape est reliée à une membrane en caoutchouc, sur l'une des faces de laquelle agit, indépendamment de la pression atmosphérique, un ressort à bon-
dîn, tandis que sur l'autre face s'exerce Taction de la vapeur détendue. Lorsque celle-ci est à 3 atmosphères, les dimensions de Tappareil sont telles qu'il faut donner de là bande au ressort à boudin pour que la soupape ae aoit pas fermée par la pression de vapeur agisaaoi'Siir ia jnembrane.
Lorsque le ressort, a été ainsi convenablement réglé, la levée des soupapes augmente ou diminue suivant queilà pression même de la vapeur détendue s'abaisse ou s'élève, de MOrte que la pression de cette vapeur se maintient automatiquement constante.
Pour obtenir de la vapeur détendue à â atmosphères, la bande du ressort à boudin doit varier d'après la pression delà vapeur dans la chaudière. Au moyen d'une vis 4l d'un petit volant on donne facilement au ressort la tàmÊêfcm convenable, et la pression de la vapeur déàtàÊtnè est iordiquée par le manomètre qui surmoBle Tappareil.
On a percé de trous eiMTeapondants la cuvette contenant le ressort rï la douille enveloppant la vis; cette disposition penutA larapeur de s'échapper si la membrane en caoutchouc se déchire, et révèle ainsi immédiatement cet accident.
Partant du régulateur de pression, la conduite descend sous la plate-forme de la machine. Dans ce parcours, elle est munie d'une soupape de sûreté qui s'ouvre sous une pression un peu supérieure à 3 atmosphères, puis d'une petite soupape automatique de purge. Celte soupape de sûreté a été établie afin que, en cas de négligence du mécanicien, une certaine quantité de vapeur à une pression trop élevée ne puisse pas pénétrer dans les appareils et les avarier. Un tuvau en caoutchouc raccorde les conduites établies . sur la machine et sur le lender. La . condiiite du tender, traversant la caisse à eau, consiste en
un lube isolé dans un manchon ; elle se termine, à Tarrière du tender, par un robinet identique à ceux qui sont montés sur les voitures.
Appareil 4e ehavffage des voltaires. — 'L*ensembl6 de
rinstallation des appareils de chauffage, sur une voiture mixte de i^ et 2* classe, est représenté par les figures 1 à 7 de la planche n"* 8.
CJaiiaiiMtioii extérieure. — En dessous du châssis de la voiture, sur un des côtés de la barre de traction, et afin de ne pas gêner la manœuvre des attelages, est suspendu un tuyau en fer de 0",032 de diamètre intérieur, qui est relevé en son milieu de façon à présenter une inclinaison d'environ 0",01 par mètre vers chacune des traverses de tête à Textérieur desquelles il se termine.
BeUnets de la eoiidaite de dlstrlbntloii. — Aux extrémités
de ce tuyau sont montés des robinets (fig. 6 de la planche n"" 6) dont les clefs sont serrées dans les boisseaux par des presse- étoupes. Ces robinets sont munis de pas-de-vis destinés à Tattelage des tuyaux de raccord entre les voitures, puis à leur partie inférieure, entre la clef et la bride, .d'un très-petit robinet destiné à l'écoulement de Teau de condensation lorsque Ton cesse de chauffer. Un petit trou, percé à la partie inférieure de la clef, permet à Teau qui s'introduirait entre celle-ci et le boisseau de se congeler sans provoquer la rupture du robinet.
Tuyaux de ehanffe. — En dessous de chaque banquette des compartiments de 1" et 2* classe, on a fixé sur le plancher, transversalement à la voiture, deux tuyaux de chauffe en fer dont les extrémités sont fermées par des fonds soudés.
Ces tuyaux sont légèrement cintrés, de sorte que leur point le plus bas est celui où aboutit le tuyau de oommunicalion avec la conduite s'étendant sous la voiture.
Pour chacun de ces groupes de deux tuyaux de chauffe, on a établi sur cette conduite une prise de vapeur par un tuyau vertical (fig. H et 12) qui aboutit à un appareil de réglage.
Appareil de réglage à la dUpositioM de» voyageurs. — Cet
appareil consiste en un cylindre sur l'une des faces duquel débouchent, l'un au-dessous de l'autre, deux petits tuyaux qui le font communiquer isolément avec chacun des deux tuyaux de chauffe (fig. 10 de la planche n* 6).
Dans ce cylindre glisse un piston creux percé de lumières de dimensions telles que, suivant la position occupée par le piston dans le cylindre, la vapeur que contient la conduite générale ne peut passer dans aucun des tuyaux de chauffe, ou bien trouve accès dans l'un d'eux, ou bien encore pénètre dans les deux simultanément.
Cette manœuvre peut être faite par les voyageurs euxmêmes au moyen d'un petit levier se mouvant sur un secteur placé au-dessus des appuie-têtes et d'une tringle qui passe derrière les dossiers.
En amenant le bouton du levier en face de l'un des mots « Froid, » <c Tiède » et « Chaud » que porte le secteur, on place le tiroir dans les trois positions dont nous venons d'indiquer les effets.
Cette disposition permet de chauffer chaque compartiment par un nombre de tuyaux qui peut varier de un à quatre suivant la température extérieure.
Appareil des veltnres de 9^ elaase et des fourgons. — Dans
les voitures de 3* classe, chaque compartiment n'est
chauffé que par deux tuyaux placés sous la môme banquette (fig. 9 de la planche n'' 8).
Le compartiment du chef de train, dans les fourgons, est également chauffé par deux tuyaux.
DimeMiiioMs des tayaax de ehaaffe. — Les dimensions (lo
ces tuyaux de chauffe sont les suivantes :
Coupés do lr« classe
Voitures do l'* et de 2« classe . .
D* de S* classe