‹ Le chauffage des voitures de toutes classes sur les chemins de ferChapitre 38 sur 139 · CHEMINS DE FER RHENANS · texte numérisé non relu

CHEMINS DE FER RHENANS

Longueur des lignes : 1,030 kilom. — Nombre des voitures à voyageurs : 671. Emploi slmaltané de plusieurs syslémes de ehanffage. —

Sur les chemins de fer Rhénans, les voitures de l'* et de 2* classe sont chauffées soit au moyen de chaufferettes à eau chaude, soit au moyen d'appareils à combustibles agglomérés.

Le& voitures de ces deux classes qui font le service

direct dé Cologne à Vienne et qui doivent, par suite, circuler sur les lignes bavaroises, sont munies des appareils de chauffage à la vapeur et des appareils à combustibles agglomérés.

On ne chauffe pas les voitures de 3® et de 4* classe,

Une voiture-salon est munie d'un appareil à circulation d'eau chaude.

Les voitures de la poste, une voiture de service et leâ fourgons sont chauffés par des poêles dans lesquels on charge de la houille, du charbon de bois ou du bois.

Enfin, pendant Thiver 1874-1875, on a mis en essai l'appareil à air chaud de M. Kiénast et celui de MM. Rotlimûller et Thamm (1).

Les chemins Rhénans semblent maintenant disposés à adopter d'une manière générale un appareil à combustible aggloméré construit et disposé comme celui du Hanovre.

Appareils à eombastlbles af^glomérés* — Appareil eneastré

danf le plancher. — Les premiers essais de chauffage au moyen d'appareils à combustibles agglomérés eurent lieu pendant Thiver de 1870.

Profitant du mode de construction d'un certain nombre de voitures, dont les caisses étaient séparées du châssis par des traverses de 0™,076 de hauteur, on monta les appareils en dessous du plancher.

Les figures 6 à 8 de la planche n** 3 montrent les dispositions de ces appareils.

Une boîte en bois, doublée d'une tôle mince, est placée entre les sièges, de façon à affleurer le plancher ; sa face

(1) Voir pour la description détaillée de ces appareils le chapitre relatif aux chemins autrichiens.

supérieure, en tôle striée, est percée de deux rangées de trous parallèlement à ses longs côtés.

Dans la boite en bois sont suspendues deux caisses métalliques dans lesquelles on introduit des tiroirs en tôle perforée contenant les briquettes.

, L'air pénètre par de doubles manches à vent, parcourt la caisse, passe dans un tuyau horizontal recourbé à angle droit à son extrémité, et finalement s'échappe sous la voilure à travers un aspirateur.

Pour que la boue et la poussière ne tombent pas sur les caisses métalliques, on a disposé un écran en zinc entre celles-ci et la tôle striée formant chauffe-pieds,

Dëpemses d'InsUllatton des appareils. — « L'installation

« de ces appareils dans une voiture à quatre compartia ments s'élève à 712',50 (1), »

Appareil monté soas les siéf^es. — Lcs appareils précédents exigeant un surhaussement de la caisse assez considérable, ceux qui avaient été montés en 1872 ont été placés sous les sièges (fig. 13 à 15 de la planche n** 3).

On a adopté la disposition générale de Tappareil du Berlin-Polsdam-Magdebourg ; mais on a reconnu la nécessité de renverser le sens de la marche des produits de la combustion, ce que Ton a obtenu en faisant déboucher, en des* sous de l'appareil et près de la porte de chargement, un tube vertical terminé à sa partie inférieure par une double manche à vent.

Prix de revient des appareils. — ce Le prix de revient

a des huit appareils nécessaires pour une voiture à quatre

(1) Renseignement fourni par la Direction.

GHAUFFAGEî^ EN ALLEMAGNE. 11

a compartiments est de 600^ frais d'installation coma pris. »

Observallons de la Compaffiile sur l'asage des appareils à

combastibles agglomérés. — a Les tiroirs des appareils a établis sous le plancher, n'étant pas bien assujettis, « ont quelquefois été projetés par les secousses au dehors c( de la boîte en bois , et ont mis le feu à la voiture.

<r Quand l'on introduit les briquettes allumées dans « les appareils placés sous les sièges, le vernis des pan- " neaux est souvent endommagé, et il faut prendre beau- (f coup de soin pour éviter cet accident.

« Le siège sous lequel les deux appareils sont cou- (( cbés est si fortement chauffé que la chaleur devient « insupportable pendant les grands trajets, tandis (( qu'avec les appareils engagés dans le plancher tous a les voyageurs ont également chaud.

« Il est impossible de régler la chaleur que fournissent « les appareils à combustibles agglomérés, qu'ils soient « d'ailleurs installés sous les sièges ou encastrés dans le a plancher (1). »

Prix des cambaattMes agglomérés. — a Le prix des COm-

^» bustibles agglomérés a été de 21',25 les 100^ pendant a l'hiver 1874-1875. »

Dépense de eombnsllble pour le eiiaaffage. — « La dé^

a pense de combustible pour chauffer pendant une heure a une voiture à quatre compartiments est de (y,1875. »

Appareils de ehaaffage k la vapeur. — Les appareils de

I il» ■■ I. ■ I II . ■■ .1 I t ,

(1) Reoseignements fournis par la Direction.

chauffage à la vapeur sont disposés comme ceux des lignes de la Bavière.

a L'aménagement d'une voiture à quatre compartiments • revient à 412',50. »

Apiparell à eirealatlMi d'eMi ehaude. — L*appareil à circulation d'eau chaude, monté sur une voilure-salon, consiste (fig. 5 à 8 de la planche n° 24) en une petite chaudière suspendue en dehors de la voiture, entre les tampons, en chaufferettes encastrées dans le plancher et en une canalisation qui relie ces pièces.

L'eau chaude sort de la partie supérieure de la chaudière, circule successivement dans les diverses chaufferettes, puis est ramenée au bas de la chaudière.

a La chaudière consomme environ SB*"* de houille par xc vingt-quatre heures, stationnement compris.

a Les frais d'installation se sont montés à environ a 562S50. »

ChaalTage au moyen de poêle». — (( Les poéles adoptés

(f par le Rhénan reviennent à environ 120^1a pièce. (( Ils brûlent en moyenne l'^^SeO de houille par heure. » En supposant que le combustible coûte 30^ la tonne, la

dépense argent, pour la houille consommée, serait donc

de 0^0468 par voiture et par heure.

Apf «rellu k air chaud Kiënast et Rotiiniâller. — a LeS

«essais des appareils à air chaud n'ont pas été suffic( samment prolongés pour qu'il soit possible de lesr; ju- « ger (1). »

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(1) Renseigaements fournis par la Direction des chemins de fer Rhénans.

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