‹ Le chauffage des voitures de toutes classes sur les chemins de ferChapitre 56 sur 139 · CHEMINS DE FER NORWEGIENS · texte numérisé non relu

CHEMINS DE FER NORWEGIENS

ladlcalloa des «ysIénieB ea asage sar le» diverse» ligaai. —

(1-2) Renseignements fournis par la DircoUon ^ônôrale des chemins de fer de TÉtat.

128 CllAl'FFAGKS KN NOHWEGK.

Le réseau des chemins de fer de la Norwége consiste actuellement en 187*"" de voies à Técartement normal et en 313''"^ de voies à l'écartement réduit à i^,061.

Sur les chemins à voie normale qui ont des voitures des trois classes, on chauffe les compartiments de 1'* et de 2" classe au moyen d'appareils à combustibles agglomérés. Les 3*" classes ne sont pas encore chauffées et, d'après M. Hoff, Ingénieur en chef du Matériel de ces lignes, a quand « on sera forcé de faire cette dépense, il est bien probable a que Ton adoptera un appareil central placé sous la voi- « ture et la chauffant tout entière, parce que Ton suppose ce qu'un tel appareil aura un effet suffisant et entraînera à « des dépenses d'exploitation et d'établissement inférieu- (( res à celles qui résultent de l'application des appareils a à combustibles agglomérés. »

Les chemins de fer à voie étroite, sauf une ligne de 49'"'^ de longueur, n'ont que deux classes de voitures ; celles do !'• classe sont seules chauffées au moyen de chaufferettes à eau chaude ordinaires, recouvertes de moquette, et qui sont renouvelées toutes les deux heures.

(1) (c Ce mode de chauffage, quoique primitif, semble (( encore satisfaire suffisamment le public ; du moins les <t Directions des lignes n'ont pas encore songé à introduire (( un autre système. »

Pour une ligne à voie étroite en construction, qui traverse un pays où la température descend, en hiver, jusqu'à — 35** et même jusqu'à — 40", on a Tintention de chauffer les 1'** classes par des appareils à combustibles agglomérés semblables à ceux des lignes à grande voie, et les voilures de 2* classe par des poêles dont on n'a pas encore arrêté le type.

Le chauffage à la vapeur ne semble pas devoir être

(1) Renseignements fournis par M. le capitaine Wilse.

CHAUFFAGES EN NOHWEGE. 129

adopté sur les chemins de fer norwégiens parce qu'indépendamment des inconvénients sérieux que présente son application au matériel, il donne difficilement, d'une manière soutenue, une chaleur modérée.

Si ce système a de la faveur en Suède, celte divergence d'opinion s'explique a par la différence du naturel des deux « nations et par la différence des modes de chauffage a adoptés par les particuliers (sic). »

Chanfrage an moyea de eonbnstibles aggloniërèfi. — Les

appareils à combustibles agglomérés, montés dans les voitures de 1" et 2* classe de& lignes à voie normale, sont construits et disposés comme ceux du chemin de fer de Berlin-Pptsdam-Magdebourg qui ont été pris pour modèles ; toutefois, pour plus de sûreté, la caisse de l'appareil est en cuivre rouge et non plus en tôle de fer.

Les frais d'aménagement sont de 460' par compartiment.

Les briquettes sont fabriquées en Norwége; elles ont (r,300 de longueur, 0",100 de largeur et de(r,050 à 0",065 d'épaisseur. Chacune d'elles pèse environ 0*^,875. La durée de la combustion est d'environ six heures. Elles sont livrées au prix de 38 fr. les 100*^.

Avec deux briquettes la température d'un compartiment d'une capacité moyenne de 7*', 250 s'élève de lô"* à 20^

On cherche à obtenir dans les voituresune température de-}- 12%5, et même, pendant les froids de — 25'' à — 30*, on pense «t qu'il est préférable de chauffer encore moins, oc afin d'éviter aux voyageurs les accidents qui résulteraient a d'un contraste trop grand à leur sortie des voitures. »

Les trajets sont courts (68"" sur une ligne et 122*^ sur Tautre) ; aussi ne s'occupe-t-on pas des appareils pendant la marche, et ce sont les agents ordinaires des gares qui allument les briquettes et les placent dans les appareils.

Page 1