‹ Le chauffage des voitures de toutes classes sur les chemins de ferChapitre 57 sur 139 · CHEMINS DE FER DU CENTRAL-SUISSE · texte numérisé non relu

CHEMINS DE FER DU CENTRAL-SUISSE

Longueur des lignes : 257 kilom. — Nombre dos voitures à voyageurs : 184.

La Compagnie des chemins de fer du Central-Suisse chauffe en hiver les voyageurs des trois classes.

Elle emploie des chaufferettes à eau chaude ordinaires dans les compartiments de l'*' classe, des poêles dans les voitures de 2® et 3* classe et dans les compartiments de 2^ classe des voitures mixtes; enfm, des appareils à air chaud sont montés dans douze voitures mixtes de 1'* et de 2* classe.

Toutes les voilures à voyageurs du Central-Suisse sont du type américain, avec portes en bout donnant sur des plates-formes et couloir longitudinal régnant dans toute la longueur du véhicule.

Cliaaffage au nioyeii de poêles. ^ Le poêle adopté est du

système Meidinger, modifié par la Compagnie qui le construit elle-même dans ses ateliers.

Il n'existe qu'un seul type d'appareil pour les voitures à voyageurs : nous l'avons représenté par les figures 14 ù 17 de la planche n** 2.

Deserlpiion. ^ Ce poêle est en tôle et fonte ; il consiste en un cylindre en tôle dont la partie inférieure, garnie de terre réfractaire, est fermée par une grille; vers le tiers de la hauteur s'ouvre la porte de chargement du combustible ;

au-dessus de celle-ci s'élève un mur vertical en briques,

divisant le cylindre en deux parties. Ce mur force les flammes et la fumée, qui s'élèvent jusqu'à la plaque en fonte fermant le haut du cylindre, à redescendre pour s'échapper par la cheminée, qui débouche à mi-hauteur de l'appareil.

En -dessous de la grille et dans le socle du poêle est placé un cendrier. Enfin une enveloppe cylindrique en lôlo entoure complètement le premier cylindre. L'air peut circuler sous l'enveloppe qui, à cet effet, est percée de trous en haut et en bas.

La hauteur totale du poêle est de 1"\020 et son diamètre extérieur de 0",365.

DépeueB d'installation. — (( Ce poêle revient à 120', et la « dépense d'installation dans une voiture est d'environ 10^ »

Résultats calorifiques. — Cet appareil , placé au milieu d'une voiture de 12" de longueur, 2",800 de largeur et 2",160 de hauteur (dimensions intérieures), permet d'obte-? nir des températures de -f- 22^ dans son voisinage et de 4- 16" près des portes d'entrée, la température extérieure étant de — 7^.

Aux stations, l'ouverture, pendant toute la durée de

iSî CHAUFFAGES EN SUISSE.

l'arrêt, des deux portes des bouts de la voiture et de la porte de communication des deux compartiments produit un abaissement très-sensible de température.

c:onibii8tible. — On brûle dans ces poêles un mélange de bois de hêtre et de coke de four; nous n'avons pas de renseignements sur la consommation qui d'ailleurs est très-variable.

EBiretien dn feu. — Ce sont les agents des trains qui entretiennent les feux ; en raison de la faible capacité des foyers (6 décimètres cubes environ), ils doivent, à chacune de leurs tournées dans le train, c'est-à-dire à peu près tous les quarts d'heure, s'assurer de l'état des feux, régler le tirage et, s'il est nécessaire, ajouter du combus- ^ tible, placé dans une petite caisse près du poêle.

Pendant la belle saison les poêles sont démontés ; leur installation dans les voitures supprime quatre places.

Appareils à air ciiaud. — Premier appareil expërlmeaté. — \

Vers la fin de l'année 1872,on fit le premier essai d'un appareil à air chaud qui n'était autre qu'une imitation, avec de notables simplifications, de l'appareil Thamm et Rothmûller précédemment décrit.

Dans cet appareil (fig. 8 et 9 de la planche n* 15) les aspirateurs d'air froid étaient supprimés et la totalité de l'air chauffé provenait ainsi de la voiture.

L'appareil n'était pas complètement protégé par une enveloppe en bois, celle-ci n'enveloppant que les conduites d'air chaud. Une canalisation spéciale amenait l'air froid Autour du foyer.

La cheminée traversait la voiture contre l'un des montants des côtés ; enfin les bouches de chaleur étaient de

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simples caisses en bois dout un des côlés verticaux, formant registre , glissait dans des coulisses (tig. 10 de la planche n* 15).

Comme dans le système Thamm et RothmûUer, le foyer consistait en un cylindre formé de petits barreaux de fer; il contenait W* de coke.

Dans une expérience, on obtint à l'intérieur de la voilure, trois quarts d'heure après l'allumage, une température supérieure de IS"* à celle de Tair ambiant.

Cet appareil donna de mauvais résultats : le plancher fut brûlé au-dessus du foyer et la fumée pénétra dans la voilure par les bouches de chaleur; les cylindres en barreaux de fer furent rongés au bout de deux mois de service.

Deuxième appareil, aetnellement appliqué. — Â la suitc

de cet essai , on construisit les douze appareils qui existent actuellement. Dans cette nouvelle disposition, une tôle a été placée sous le plancher et au-dessus de Tappareil, on ménageant entre celui-ci et la tôle un espace d'environ 0",050 dans lequel l'air peut circuler librement.

Le foyer est à grille horizontale, et ses parois verticales sont protégées par une garniture en briques; il peut contenir 12*"' de coke de four.

Dépeanes d^iuiallation. — On estime que l'installation d'un de ces appareils sur une voiture revient à bbff.

C^eBSoniiiiallon de eombnsllble. — La consommation

moyenne par voiture et par heure s'élève à 2*'',500decoke de four.

Rësaliato calorifiques. — Dans une des voitures mixtes chauffées par ce système et ayant 12",400 de longueur,

a^jTlO de largeur et 2", 160 de hauteur (dimensions intérieures), on a obtenu, deux heures après Tallumage, une température de -}- 15'' à 2™ de la cheminée et à 1",400 au-^. dessus du plancher, et de -|- 10** aux extrémités du véhicule, près des portes, la température extérieure étant de — 7^5.

DëpeMes dn ehanfrage. — D*après la consommation indiquée, la dépense pour le combustible seulement serait par voiture et par heure de OS 10.

Les Ingénieurs du Central-Suisse ne paraissent pas avoir encore d'opinion arrêtée sur ces appareils, qui n'ont d'ailleurs été essayés que pendant un seul hiver.

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