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APPAREIL A AIR CHAUD, SYSTEME GRANDVALLET

ET KIÉNAST.

Principe. — L'appareil proposé par MM. Grandvallet et Kiénast, reproduit planche n^ 18, figures 1 à 6, est un calorifère à air chaud, dont le foyer est alimenté soit par un combustible spécial, aggloméré sous forme de briquettes de grandes dimensions, soit par delà braise nitratée. Les briquettes sont spécialement employées dans les longs parcours.

L'air s'échauffe en passant dans un serpentin en cuivre rouge au centre duquel est placé le foyer de l'appareil; l'air est chassé dans ce serpentin et , de là , dans le véhicule par le mouvement même de ce dernier.

Nous avons fait Tapplicalion de ce système sur une de nos voitures de 3* classe.

DeAcription. — L'appareil consiste en une caisse en foïile, servant d'enveloppe au foyer et aux conduits d*air chaud, et placée en dessous du châssis vers le milieu de la longueur de la voiture.

Une enveipppe en tôle protège l'appareil contre le refroidissement.

Foyer. — Un cadre en fer, établi dans la partie centrale de la caisse en fonte, supporte le foyer. Celui-ci se compose d'un tiroir mobile, muni d'une poignée à une de ses extrémités. Les côtés de ce tiroir sont en tôle perforée et le dessous est formé d'un grillage en fil de fer, construction qui facilite l'accès de l'air autour du combustible. Ge tiroir reçoit directement le combustible lorsqu'on emploie les briquettes de grandes dimensions fabriquées spécialement pour cet appareil ; mais si l'on fait usage de la braise nitratée, celle-ci est placée préalablement dans un panier en fil de fer, à larges mailles , servant à l'allumage et au transport du con;ibustible incandescent.

Portes de ehargemenl et de nettoyage. — - La face extérieure

de l'appareil est percée de deux ouvertures fermées par des portes en tôle et à charnières munies de loquets. L'on* verture supérieure , pratiquée à la hauteur du cadre en fer qui supporte le panier à combustibles, sert au chargement du foyer.

La porte du bas sert à enlever les cendres que font tomber du tiroir les trépidations de la marche.

Prioes d'air pour la eombiistioB. — L'air nécessaire à la combustion s'introduit autour du foyer par de petites ouvertures pratiquées à la partie inférieure de la caisse en fonte^

OrMees de sortie des produits de la eoapbastloB. — La sortie

des gaz de la combustion a lieu par deux rangées d'ouvertures placées de chaque côté de la plaque rapportée qui forme le dessus de la caisse en fonte.

La section de ces ouvertures et , par suite , Tactivité do la combustion se règlent au moyen de petits registres manœuvres par une tringle à poignée traversant le brancard du châssis.

c:#M4«iies dTair ehavd, serpentins. — Autour du foyer central et à rintérieur de la caisse en fonte s*enrouIent en ellipse trois serpentins en cuivre rouge décrivant chacun trois spires et demie autour du foyer et servant au passage de Tair destiné au chauffage (fîg. 5 et 6 de la planche n"" 18).

Prise d'air pour le ehanffage, manehes à vent. — Ghacun

de ces serpentins débouche à sa partie inférieure dans une tubulure fixée contre le dessous de l'enveloppe du foyer. L*air pénètre dans cette tubulure par deux manches à vent s'ouvrant en sens inverse et dirigées vers les deux extrémités de la voiture.

Dans les tubulures s^accumulent les corps étrangers qui, pendant la marche , peuvent s'introduire par les orifices des manches à vent , et que l'on fait tomber au moyen d'un registre mobile horizontal et commun à toutes les tubu« lures.

Clapets des manehes m vent. — Les manches à vent des prises d'air sont fermées par des clapets mobiles qui permettent de régler le volume d'air introduit dans la voiture.

Sur chaque côté de l'appareil est disposé un axe qui commande simultanément les clapets des trois manches à vent. Un cliquet, qui s'engage dans une roue dentée et calée sur l'axe des clapets, maintient ceux-ci dans la position voulue.

L'introduction de l'air se fait par le côté exposé au choc de l'air pendant la marche du train , et les clapets

des mandies à vent , tournés du côté opposé , doivent être fermés afin que l'air soit obligé de s'engager dans les serpentins.

• Tayaaxde aistribation. — A la partie Supérieure de la caisse en fonte, les serpentins communiquent avec les tuyaux de distribution. Ceux-ci, courant en dessous du plancher de la voiture, viennent aboutir à trois bouches de chaleur placées sous les banquettes contre les cloisons de séparation (fig. 1 à 3 de la planche n' 18).

BoMhes d« «halear. — Les bouches de chaleur sont formées d'une boîte en bois, présentant sur ses deux fiices longitudinales des ouvertures garnies d'une toile métallique à mailles trèsrserrées.

Aucun appareil de réglage n'est mis à la disposition des voyageurs. Seuls les agents peuvent modifier le chauffage en faisant varier l'ouverture des clapets des manches i\ vent.

OmbiMiible. — Dans nos essais, nous avons employé la braise nitratée fournie par les inventeurs et le combustible aggloméré dit charbon nouveau.

Les charbons nouveaux étaient successivement allumés sur une forge, puis placés dans le panier.

Résallalti eaiorlfiques obtenuM nar la voilure de S* elasse oeevpée par les expërlmentatears seals. — Les résultats calorifiques que nous avons obtenus ont été presque nuls.

BfTet Bille. — Avcc la braise nitratée, la température moyenne de l'intérieur de la voiture ne s'est élevée que de 4"" au-dessus de la température extérieure.

Dans les essais faits avec le charbon nouveau, Tefiel utile n'a été que de 3°.

Distribution de îgL ehaiear. — La répartition de la température était assez bonne ; mais ce fait est de peu d'importance si Ton considère les quantités minimes de chaleui émises par l'appareil .

Dans la voiture, les températures la plus haute et la plus basse obtenues dans nos expériences n*ont dépassé que de 7^5 et de 2' la température extérieure.

Un thermomètre, placé au contact de la toile métallique de la bouche de chaleur du milieu de la voiture, ne s'esl pas élevé à plus de 19^.

Pour préciser ces résultats , nous reproduisons le procès-verbal de Texpérience faite pendant la nuit du ( au 7 décembre 1873 dans un voyage d'aller et retour, entre Paris et Ghâlons.

Trois autres essais nous ont donné d'ailleurs les mêmes résultats.

« APPAREIL KIENAST

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