L'analyse des cendres donne
Acide carbonique 18 parties.
Chaux 30 —
SiUce 36 —
Phosphate de sesquioxyde de fer . 12 — Magnésie et acide phosphorique .3 — Pertes 1 —
100 parties.
Nous avons payé ce charbon 16' les 100^, et les fournisseurs se sont déclarés prêts à réduire ce prix k iV pour une consommation annuelle minimum de 300,000^^
tJharWa de Paris. — Sa eomposltloa. — Le charbon de
Paris est vendu en cylindres de mêmes dimensions et de même poids que le charbon nouveau.
Nous lui avons trouvé la composition suivante :
Matières combustibles 75.4
Cendres 24.6
Les cendres contiennent 30 7o de chaux et ne donnent pas de traces de silicates.
Le prix était de 16' les 100'^
Aiiamage da eoaibuitbie. — Pour les premiers essais, on a allumé les charbons sur des feux de forge ; mais ce procédé n'est possible que pour l'allumage d*un petit nombre de morceaux.
Appareil d'allnaiage Graadjean. — M. Grandjean nous a
livré avec sa chaufferette un appareil composé d'un cylindre vertical en tôle, renfermant deux grilles superposées et surmonté d'une cheminée. Sur la grille inférieure on entretient un feu clair de bois et copeaux, et sur la grille supérieure on place les charbons agglomérés. On peut ainsi allumer en une heure cent soixante cylindres» soit la quantité nécessaire au chargement de quatre chaufferettes seulement.
Chargemeiii da combiutibie. — Les charbons allumés sur toute leur surface sont rangés les uns contre les autres dans les paniers qui, une fois remplis, sont portés dans les chaufferettes.
Chaque panier contenant vingt morceaux de charbon, il faut quarante morceaux par chaufferette, soit 4**.
Le chauffage d'une voiture exige donc :
12*"* par voiture de 1'® classe (trois compartiments) ^ 16'« d^ 2' d^ (quatre d« ),
20'^ d* 3* d* (cinq d^ ).
Résaiiats caioritqaes. — Le Compartiment du bout de la voiture de 2" classe muni de la chaufferette Grandjean,
n'étant occupé que par rexpérimentateur et les fenêtres étant tenues fermées, on a constaté les résultats suivants :
Teaipëraiare tntérteare. — La température moyenne dans la voiture a été de 9"* plus élevée que celle de Tatmosphère, et elle était sensiblement la même sur tous les points du compartiment.
Teaipéraiare des chaufferettes. — La moyenne des températures observées à la surface de la chaufferette a été de 50''; mais ces températures présentent de très-grandes variations.
Tandis qu'un quart d'heure après la mise en place des paniers la plaque est chauffée en certains points à 70®, 110' et même 130% elle n'est plus qu'à 45' au bout de six heures, et enfin, dix heures après Tallumage» sa température est réduite à 25"* environ.
La chaufferette est très-inégalement chauffée, et nous avons constaté que la température des couvercles des foyers était souvent supérieure de 45'' à celle de la plaque qui touche la bouche de chaleur.
Résaaië des expértenees. — Les résultats moyens fournis par la chaufferette Grandjean, dans nos diverses expériences, sont résumés dans le tableau suivant. (Voir à la page 246.)
Expérience du 8 avril 1874. — Nous reproduisons le procès-verbal de l'une de nos expériences en marche, celle du 8 avril 1874, qui met bien en relief la décroissance rapide des hautes températures auxquelles le dessus de la chaufferette est porté après la mise en place des paniers. (Voir à la page 247 la disposition des Thermomètres, et à la page 248 le tableau des Températures.)
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Expérience du 8 avril 1874.
DISPOSITION DES TKEnV OH ÊTRES.
{Voir k U page Buivaiite le UJileta des Teropirsturts.) OBSERVATIONS.
€ Les foyers des chaufferettes ont été chargés de P',800 < de charbon nouveau, soit 3*^,600 par chaufferette et par K compartiment.
* Dans les foyers des chaufferettes A, B et C la com- K bustion a été complète; à l'arrivée à Nancy, on trouvait « encore, en remuant les cendres, quelques petits mor- « ceaux de charbon incandescents.
« A Bar-Ie-Duc le foyer de la chaufferette D était com- « plétement éteint; il restait environ C^ilSO à 0^,200 de c charbon non brûlé.
« Les thermomètres A, B, C, D, indiquant la tempéra-
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APPAREILS A COMBUSTIBLES AGGIiOMÉRÉS. 249
<c ture desbouls des chaufferettes, étaient posés directement <c sur les couvercles, dont le grillage était relevé. »
Nous reproduisons sur la planche n** 28 les courbes des températures indiquées par les thermomètres e, f, placés à l'intérieur du compartiment ; C, D, sur les chaufferettes ; h, sur la bouche de chaleur, et par le thermomètre a, placé à Textérieur.
€#BMaiaiatioii de eombasttbic. — En moyenne, dix heures après l'allumage, les charbons étaient consumés ou éteints.
Malgré tous les soins apportés à l'allumage, nous retirions des paniers, après l'extinction, du combustible à moitié brûlé, réduit en petits morceaux et en poussière, et qui représentait en moyenne 20 7o du chargement. Ce résidu étant inutiUsable, on ne peut en tenir compte dans l'évaluation de la dépense.
En admettant donc un chargement de 4** par chaufferette, une durée totale de dix heures, et le prix de 16' les lOff*, les dépenses de combustible pour le chauffage seraient, par voilure et par heure, de :
0',192 pour les 1"* classes, 0',256 d" 2* d" , 0',320 d" 3" d" .
Nous devons dire ici qu'ayant eu des extinctions fréquentes avec le charbon de Paris, quoique très-bien allumé, nous avons employé le charbon nouveau dans presque toutes nos expériences.
PHx de revient des appareiu. — Chaque chaufferette Grancljean reviendrait à environ 150', ce prix comprenant Tinstallation dans les voitures et, d'après les déclarations de l'inventeur, les droits de brevet.
Les prix de revient de raménagement des voitures seraient donc de :
450^ pour les l'^ classes, 600' d^ 2- d' , 75a d" 3- d' .
Ineoiii'éiiiciits de la chaafTcrette Grandjeaii. — DeS nombreux inconvénients qu'offre la chaufferette Grancyean, le plus grave est l'introduction, dans la voiture, des produits de la combustion.
Le joint entre les couvercles des foyers et le dessus de la chaufferette ne peut être parfaitement étanche ; aussi a-t-on trouvé que deux heures après l'allumage Tair recueilli à la surface du plancher contenait 0,9 7^ en volume d'acide carbonique.
Lorsque le compartiment chauffé a été mis à la disposition des voyageurs, ceux-ci ont été souvent atteints de maux de tète après quelques heures de séjour dans la voilure; ils se plaignaient également de la mauvaise odeur dégagée par l'appareil.
L'introduction de paniers remplis de charbons incandescents, par l'intérieur des compartiments, est une cause de dégâts et d'incendie. On ne pourrait évidemment pas constater l'état des foyers ni les recharger en cas d'extinction, si les voitures étaient occupées par des voyageurs.
Nous parlerons plus loin des difficultés d'allumage et de manutention, ainsi que du prix élevé des combustibles agglomérés.
Sans même tenir compte ici de ces derniers éléments d'appréciation, nos expériences ont nettement établi que la chaufferette Grandjean, telle qu'elle nous a été présentée, ne peut être employée au chauffage des voitures de chemins de fer.