‹ Le chauffage des voitures de toutes classes sur les chemins de ferChapitre 93 sur 139 · Il . S · texte numérisé non relu

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résumons les expériences diverses faites sur la voiture de 3* classe munie de chaufferettes.

Expérience en marche du 5 Janvier 1875. — Nous indiquerons ici tous les résultats obtenus dans l'une des expériences qui ont été faites en marche avec le charbon nouveau.

On remarquera les différences que présentent les températures observées à un même moment et la rapidité de leur décroissance.

Sur la planche n" 28 nous avons reproduit par des courbes les variations des thermomètres G, H, I, placés sur la chaufferette du compartiment du milieu, c, d, f, i, k, I, suspendus dans la voiture, et enfin du thermomètre a, exposé à l'air extérieur.

DISPOSITION DBE THBRUOUÈTHBB.

le Ubloau des Températures.)

APPAREILS A (X>M6USTIBLES AGGLOMÉRÉâ.

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âÔO EXPÉRIENCES DE LA COMPAGNIE DE L'EST.

€3«iiMiHiHitttleii de eenbnstlbles et jprlx de revleat ém elHiBf-

fage. — Pour obtenir les résultats calorifiques ci-dessus indiqués, on chargeait dans chaque chaufferette les poids de combustible suivants :

4** de charbon nouveau, 3"^ — Cohen ,

2^^7 — Grandjean.

D'après la durée moyenne de la combustion de ces agglomérés, la consommation par heure de chauffage a été, pour une voiture de 3* classe, de :

2^,500 de charbon nouveau, 1>* J50 Cohen , 2*"* — Grandjean.

Le chauffage d'une voiture de 3* classe reviendrait donc par heure, d'après les prix précédemment indiqués, à :

2^,5 XO't 16 = (y, 40 en employant le charbon nouveau, 1^75X0S30 =0S525 — — Cohen,

2'^ X0S225=0',45 — — Grandjean.

Dépenses d'InslalIttUen des ehAnfferettes dans les veltnres.

— D'après nos évaluations, les dépenses nécessaires pour la confection des chaufferettes , leur installation dans les voitures et le surhaussemenl de ces dernières, s'élèveraient aux chiffres suivants :

ASCf par voiture de 1" classe ( à trois compartiments), 630' — 2* — (à quatre — ),

780^ — 3* — (à cinq — ).

Dans ces chiffres , la dépense du rehaussement entre pour 400' par voiture en moyenne. •

APPAREILS A COMBUSTIBLES AGGLOMÉHÉS. 261

C^neliiflleiifl des expérienees faites sur les ehanflerettes et sur les eenbnstlbles mgglomérém. — Pour assurer le SUCCès

du chauffage à l*aide de charbons agglomérés brûlant dans des chaufferettes, il faut un combustible s'allumant facilement, brûlant avec lenteur, régularité et constance, enfin dont on puisse faire varier la durée de combustion par de simples changements de dimensions. Il faut que ce combustible soit assez solide pour résister sans trop de déchets aux manipulations, et que, de plus, il ne se désagrège pas sous Faction de la chaleur.

Aux prix actuels , le chauffage par combustibles agglomérés coûte cinq fois plus que le chauffage au moyen des appareils où l'on binile du coke.

Il faudrait donc que , tout en améliorant considérablement la qualité des agglomérés, on parvint à en diminuer notablement les prix, et ce résultat nous parait fort difficile à atteindre. Il n*a pas été obtenu en Allemagne où les agglomérés sont très-employés dans les caisses de chauffage disposées sous les sièges.

On peut songer à diminuer la consommation des agglomérés en limitant la surface en ignition : la proposition en a été faite; mais il en résulte de telles complications dans les appareils, que nous avons rejeté promptement cette idée.

Nous nous résumons donc en disant que la possibilité de chauffer des voitures au moyen de charbons agglomé • rés brûlant dans des chaufferettes nous semble dépendre exclusivement de la nature et du prix du combustible employé. De notables progrès ont été faits dans la fabrication de ces charbons qui atteignent presque les conditions voulues de qualité et de durée au feu ; mais ces combustibles coûtent encore 300' la tonne, et tant qu*on ne sera

pas parvenu à les produire à 100' au maximum, il n'est point téméraire de dire qu'ils n'entreront pas dans le domaine pratique. Le chauffage des voitures ne peut, en effet, être appliqué d'une manière générale que s'il est susceptible d'une solution économique.

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