‹ Le chef dans l'usine, dans la citéChapitre 40 sur 56 · Idem : p. 330, Lettre de Louis XVIIL · texte numérisé non relu

Idem : p. 330, Lettre de Louis XVIIL

RECOURS A l'expérience 169

goût pour le pouvoir, il ne peut admettre d'en être séparé : « Lorsqu'il s'agit de défendre une « couronne, il faut, plutôt que de l'abandonner, « perdre sa vie * ». Il le sait et il le fait : en France au moins.

La délégation du pouvoir à une famille est donc bien l'unique moyen d'assurer la prospérité de l'Etat, de lui donner le chef stable nécessaire et d'assurer à la méditation des grands desseins qui protègent lesnations, une pensée unique, détachée de l'homme, prolongée en dépit des temps, en dépit de la mort.

II. L'autorité doit être doublé de responsabilité. — Le roi ne peut être responsable devant aucun dans son royaume, sinon où serait fondée son autorité. La chaîne hiérarchique des pouvoirs ne peut tourner en cercle. Mais un roi est responsable devant Dieu, devant ses descendants et, en une certaine manière, devant son peuple. Le sentiment de cette responsabilité ne saurait le quitter, pour le voir il suffit de considérer tout ce qui conspire humainement à l'entretenir en lui.

Avant tout l'inquiétude de ce qu'il laissera à son successeur, née du sentiment paternel, le plus puissant chez l'homme. Son isolement ensuite, qu'il ne peut ignorer et qui ne lui permet

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