Funck-Brenlano : op. cil , chap. X
RECOURS A l'expérience 183
«e qui sera sur ce qui est déjà '. Il n'y a pas d'autre procédé sûr. Le reste viendra de soi.
Ce n'est pas en huit jours qu'on désintoxique un malade livré plusieurs années à des médecins ignares et systématiques. Ce n'est pas non plus en quelques mois que la France guérira. Le retour des provinces à la liberté demande que It s hommes réapprennent l'usage des libertés. 11 y faut une expérience qu'ils ne pourront acquérir sûrement qu'en reprenant contact avec les racines profondes du passé. Nous aurons à déterrer, dans chaque lieu, l'histoire locale et à demander à l'exemple de nos pères un enseignement nouveau de l'art de se diriger. Plus d'une surprise nous y attend. Mais ce sera le commencement : par un régime qui nous traite en esclaves, nous sommes socialement abêtis, au point qu'un retour trop brusque livrerait notre inaptitude à des petits clans de tyranneaux de provinces, qui, selon l'actuel procédé, défendraient, au nom de leurs administrés, leurs intérêts particuliers. La libération des provinces esclaves doit donc suivre le renouvellement d'un esprit civique disparu, la réfection des corps professionnels maintenus en dissociation par le socialisme, la reconstitution des groupes locaux et le réveil de nos villes léthargiques.