‹ Le chef dans l'usine, dans la citéChapitre 49 sur 56 · Rapport cité par H. Cellerier : op. cit., p · texte numérisé non relu

Rapport cité par H. Cellerier : op. cit., p

184 d'une ORGVNISATIOM RÉA.LISTE DE LA. FRANCE

Le grand corps ne peut être brusquement rappelé à la vie. N'oublions pas cependant que nous traitons de la France et qu'après le temps nécessaire pour que les Français aient compris, nous irons très vite, sous réserve de ne pas oublier les lois qui président à la croissance de tous les organismes et qui impliquent harmonie et équilibre. Les réparations devront donc se faire partout à la fois, afin que le développement d'une partie ne soit pas hors de proportion avec celui d'une autre, que les groupements professionnels, par exemple, trop vite libérés, n'étouffent pas les groupements intellectuels ou locaux.

Sous ses réserves, il conviendra d'organiser les corps de métier, selon la profession et selon la région, le pays ou la ville, afin d'assurer la représentation des droits et des intérêts professionnels. Ces corps s'administreront eux-mêmes librement, ils établiront entre eux les liaisons nécessaires au développement de la production sous le contrôle coordinateur de l'Etat. Les communes et les villes retrouveront leur autonomie et le droit de s'administrer elles-mêmes : elles seront libérées de la tutelle préfectorale. Un conseil communal nommé par les chefs de famille, pères et veuves, décidera d'accord avec ses administrés.

Ces ideux administrations, celle du métier et

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celle de la loi commune, se confondront dans les communes rurales, où tous vivent de la terre et dont M. de Marans fait remarquer très justement qu'elles forment déjà une corporation. Le syndicat mixte y est possible, qui n'a jamais pu réussir dans l'industrie. L'association des chefs de famille fera donc face à toutes les nécessités. . Il n'en sera pas de même dans toutes les villes et dans les centres industriels, où la distinction est imposée par les choses et où la confusion serait dangereuse.

Enfin, si l'on tient compte de l'excessive disparité qui s'observe entre la simple commune et la province, formée en petit Etat, on comprendra qu'un échelon administratif intermédiaire s'imposera, qui semble devoir être le pays, c'est-àdire l'actuel arrondissement, libéré sur les mêmes bases que la commune.

Telle est l'organisation nouvelle et très ancienne qu'indique l'application de la méthode expérimentale. L'avenir de la nation s'en trouve remis à une multitude de pouvoirs hiérarchisés, qui tous peuvent, et donc sont absolus dans leurs limites, ou, si l'on veut, constitués selon le sens vrai du mot pouvoir. Le pouvoir du chef suprême est, comme les autres, absolu mais central, condition nécessaire à l'unification des efforts. Il est conseillé pour n'être pas arbitraire, limité

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€t contenu pour ne pas devenir tyrannique. Lesl libertés se fondent sur lui et il s'appuie sur lesl libertés. Sa continuité assure son désintéresse-] ment et celui-ci assure la confiance, garantie dci^ la continuité. Asservi à l'intérêt national confondu avec son intérêt propre et celui de sa famille, il est au vrai le seul qui soit entièrement lié, mais cette liaison libère autant qu'il se peut les décisions du roi des passions de l'homme : gage de pureté et de justice. Plus que quiconque il peut <i toujours raison garder ».

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