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Le père le regut dans ses bras, le pressant convulsivement.., (Cd 1
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remplies de poissons ; des courslers aglles qui les emportent comme le vent. Tous ces biens, les Hurons veulent les partager avec leurs amis les Français. Leur sang s’est déjà mélé dans le sentier de la guerre; il. s melera encore, jusqu’au jour où ils auront chassé leurs ennemis. Mais si les habits rouges étaient jamais vainqueurs, Taréas monterait dans sa pirogue et irait, de l’autre côté de la mer. trouver leur chef pour prendre sa chevelure. J'ai dit.
L'idée de Taréas so rendant à Londres pour scalper le roi d'Angleterre, souleva un tonnerre d’applaudissements.
— Chef, dit M. de Vorcel, les Hurons sont des braves, et les Français n’oublieront jamais les services qu'ils leur rendent. Quant à mol, je suis heureux et fier de vous avoir pour ami, our jamais cœur plus loyal n’a battu dans une poitrine.
Et il tendit au chef une main que celui-ci serra avec une orgueilleuse émotion.
— Maintenant, dit le colonel, il nous reste un devoir à remplir. Des pirates, pris les armes à la main, sont là. Nous allons les juger, et, quelle qu’elle soit, la sentence sera exécutée immédiatement.
Un calme profond et solennel régna aussitôt parmi les convives, si bruyants quelques instants auparavant.
Joseph Dufour fit installer une table et des sièges à peu de distance de l’endroit où se tenaient les bandits.
Le colonel y prit place, avec, pour assesseurs, le fermier et Sans-Peur.
— Faites avancer les prisonniers, dit M. de Vorcel d’une voix grave qui résonna étrangement dans la nuit.
Les bandits furent conduits à quelques pas de la table, Les chasseurs se massèrent derrière eux.
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voir à ferme. 9 Nous g En quittant la caverne du jaguar, les bandits de James | écutée n'étaient rien moins que rassurés. Leur cruauté et les nombreux . vols dont ils s'étaient rendus coupables, les faisaient exécrer des 1
ni les | chasseurs qui leur avaient, depuis longtemps, voué une haine | mortelle. A b deu de Consclents des sentiments qu’ils inspiraient aux coureurs des . ; bois, ils ne marchaient que par groupe, afin d'éviter une 9
nier et embuscade où, séparément, ils eussent certainement succombé.
Grâce à cette précaution, ils parcouraient hardiment le désert. d’une Pourtant, au moment de se séparer pour se mettre à la
recherche de Louis de Vorcel, ils semblaient s’être ralliés complètement à l’idée que leur avait imposée leur chef. Mais, par un hasard extraordinaire, au bout de quelques heures ils se rejoignaïent par groupes de quatre ou cinq. Alors, l’habitude P'emporta sur l’obéissance, et ils marchèrent ensemble, sans plus s’occuper des ordres qu’ils avaient reçus. Deux jours plus tard, James rencontrait un de ces groupes
Sa première pensée fut de reprocher à ses bandits leur désobéissance, mals il comprit immédiatement que les réeriminations seraient superflues; aussi feignit-il de trouver leur conduite toute naturelle.
Lui, pourtant, s'était élanob bravement à travers la savane, stimulé par la honte d'avoir été, ainsi qu’il le disait, joué par un enfant.
De plus, la pensée de la magnifique rançon que devait lui rapporter le fugitif, s’il parvenait à le rejoindre, décuplait son énergie.
Il marcha donc de conserve avec 10 quatre bandits qu'il avait trouvés sur sa route.
Dans la soirée, les cinq hommes se trouvèrent face à face avec le cadavre de l’Espagnol tué par Sans-Peur.
— Eh bien, dit un des bandits en regardant James d’un air narquois, avions-nous raison en refusant de marcher isolément? |
James ne répondit point, mals un rictus de fureur plissa ses lèvres.
Combien d'hommes allait-on lui tuer ainsi?
Telle était la question qu’il se posait, tandis qu’une crainte vague lui poignait le cœur.
Soudain, il releva la tête en disant d’une voix brève :
— Il faut à tous prix que nous nous réunissions tous, car un ennemi est à nos trousses.
— Un ennemi? firent les bandits,
— Oui.
— Qui cela peut-il être? interrogea un des pirates.
— Qui? fit James en ricanant. Ne l'avez-vous donc pas deviné?
Et comme ses hommes se taisaient, attendant qu’il s expliqué plus clairement, il ajouta :
— u n'y a qu’un homme assez audacieux pour s attaquer à nous aussi ouvertement. Cet homme, c’est Sans-Peur! — Sans Feur! firent les bandits en frissonnant.
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des compagnons, lorsqu'ils se sont rendus à la Mission. 1
se retrouvait au complet, sauf l'Espagnol, qui avait une excel -
Jjous lerent sans que les bandits découvrissent le plus
— Oui, Sans-Pour! reprit James en serrant les poings avec. x: colère. C'est lui qui e tué Rodrigues, j'en suis sûr! de même... : que j'ai la certitude que c'est lui qui a fait pendre mon frère t.
Les bandits étaient atterrés. Ils connaissaient le courage et. ‘4 l’activité de leur ennemi et ne doutaient point qu’il ne mit. à tout en œuvre pour réunir hâtivement les coureurs des bois, afin de leur courir sus comme à des bêtes fauves. + ei RS
James fut le premier à reprendre son sang-froid. Tite
— U faut nous rassembler au plus vite, ditil. Séparons- . : nous sans trop nous écarter et tirons des coups de fusil pour appeler les camarades. 1 0 0 |
Grâce à cette tactique, le lendemain, vers midi, la trouefe
lente raison pour manquer à Pappel.
Lor e ches recommencèrent avec activité, mais plusieurs
faible indice.
Ils commençaient déjà à désespérer de retrouver jamais le fugitif, dont la capture avait fait germer en leur cœur de si belles espérances, quand le hasard leur vint en aide au moment où ils s’y attendaient le moins.
Un soir, en faisant halte pour passer la nuit, ils aperçurent, zune faible distance, un feu de veille allumé au pied d’une montagne.
James envoya aussitôt deux hommes en éclaireurs.
Lorsqu'ils revinrent, ils lui apprirent que le feu qui l'avait intrigué était celui d’un Sioux nommé la Panthère, bandit de la pire espèce, qui parcourait le désert depuis quelques années, à la tete d’une dizaine de pirates sang-mélé, dont la cruauté dépassait tout ce que l’on peut imaginer.
James connaissait la Panthère depuis longtemps, et, bien qu’il n’éprouvât pour ce féroce et sanguinaire Peau-Rouge aucune sympathie, il entretenait avec lui des relations sinon
amicales, du moins courtois, en vertu de l'xiome : Les loups ne se mangent pas entre eux.
James fit immédiatement lever le camp et se dirigea, aveo sa ka troupe, du côté du campement de la Panthère. |
Eu voyant arriver cette troupe aombreuse, le Sioux fronça les sourcils, mais son visage reprit aussitôt son impassibilité froide et cruelle, car James s'avançait souriant et la main tendue. © — Vous êtes donc en expédition ? lui demanda la Panthère en lui serrant la main.
— Mon Dieu! oui. Mais vous-mêmef
— Oh! moi, je suis toujours en chasse.
— C'est vrai; vous ôtes un rude compagnon.
— Est-ce pour me faire des compliments que vous êtes venu ?
— Ma foi! non. J'ai aperçu votre feu et, ayant appris votre présence par deux éclaireurs que j'avais envoyés pour savoir qui vous étiez, j’ai décidé de passer la nuit près de vous. 1 verriez-vous un inconvénient?
— Pas du tout. Soyez, au contraire, le bienvenu.
James ordonna à ses hommes d’allumer des feux pour préparer le souper, et les deux troupes n’en firent plus qu’une.
James et le Sioux s'étaient accroupis sur l’herbe, un peu à l'écart, et fumaient leur calumet.
— Quelle expédition faites-vous en ce moment? demants tout à coup la Panthère.
— Je ne sais trop si je dois vous le dire, répondit James d’un ton bourru.
— Si c’est un secret, gardez-le, fit sèchement le Sioux.
— Ce n’est nullement un secret. C’est au contraire l’aventure la plus bête qu’on puisse imaginer.
— Vraiment! Vous piquez ma curiosité.
- Figurez-vous que j avais fait un prisonnier qui pouvait payer une rançon considérable. Eh bien! au dernier moment, il m'a faussé compagnie.
— C'est done un homme énergique?