‹ Le chemin de damas: pièce en trois actesChapitre 50 sur 70 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

MADAME DE ZÈBRE

Possèdes-tu un foyer ?

MADAME DE JULIANO

Ce champ d*amour que tu as labouré si longtemps, a-t-il produit sa récolte?

MADAME DE LAURADE.

L'as-tu engrangée pour l'hiver de ta vie ?

LA BARONNE

Âs-tu auprès de toi la compagne des légitimes amours?

MADAME DE JULIANO

As-tu un fils?

MADAME DE ZÈBRE

Dont tes conseils ont fait un homme?

LA PRINCESSE

Une belle jeune fille comme celle que tes regards osaient profaner tout à l'heure ?

LE MARQUIS

Oh ! taisez- vous !

LA PRINCESSE

Et à laquelle tu peux dire aujourd'hui : A ton arrivée eh ce monde j'étais là ? C'est ma voix qui a fait taire tes premiers cris, c'est sur mon cœur que tu as essayé tes premiers pas.

LE MARQUIS

Madame I

Et le jour où la fièvre te secouait dans sa douloureuse étreinte, à l'heure où la mort se penchait déjà vers toi, je t'ai prise dans mes bras et je t'ai élevée vers Dieu, lui

demandant avec des sanglots de prendre ma vie en échange de la tienne ?

LE MARQUIS

Assez ! . . .

LA PRINCESSE

Ta n*as pas fait cela ?

LA BARONNE

Ta n'as pas de fils ?

MADAME DE JULIANO

Pas de fille ?

MADAME DE LAURADE.

Tu n'as que toi ?

MADAME DE ZÈBRE

Que ferais-tu de ces yertus qae tu demandes ?

TOUTES

Oui, qa*en ferais-tu?

LA PRINCESSE

Tout ce que nous pouvons, marquis, c'est de té laisser tel que tu es... Va donc jusqu'au bout!... Achève ton carnaval ! nous t'attendons an mercredi des Gendres.

LE MARQUIS

Assez ! au nom du ciel ! assez ! (U a étenda la mùa ran u princesse, dans ce moaTement il a dérangé la mantille. — La reconnaissant.)

La princesse ! . . .

MADAME DE ZÈBRE, riant.

Sauve qui peut !

Les femmes s'enrôlent de tons les eétés avec de joyeux éclats de rire.

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