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l'opposition fixée d’après toutes le informations qu’il a recueillies suë
& question était, en chiffres ronds, avait qu'une différence d'environ Le 590, 000,000. Mais j’ j'ai tort ; jeun million et demi entre leurs cals à l'honorable député unelculs: , ande injustice. “On obscrvera que si j'apnlique 1c8 M. BLAKE. L'estimation quel|chiffres tel que je les ai appliqués, c'ost-à-
‘Mai donnée est celle de l’honorableldire en calculant la dép onse à l'ouest de 1 député de Lambton. la rivière Rouge telle qu ’elle s'est pro-
duite du lac Süpérieur à Selkirk, il sera
Sir CHARLESTUPPER. Je le possible d’avoir la même qualité de s bien, je pensais que c’étaitl hemins quant aux pentes, courbes et constructions, pour des prix moindres que ceux que j'ai évalués. Je suis certain de ne pas me tromper dans ces chiffres et il sera impossible de construire un chemin de fer; on ne fera qu’un tramway.”
Ce montant est de 884,000, 000 et il ne permettra d’avoir qu’ un tramway ; pour avoir un chemin de fer véritablement digne de porter ce nom, il faudrait dépenser $121, 000, 000, c'est là' le chiffre donné par l'honorable monsieur. Il continue ainsi:
“ L'honorable ministre des chemins de fer pense qu’il est indifférent que nous ayons des pentes difliciles ou faciles à l'ouest de Winnipeg. Il pense que le trafic n'en sera pas affecté. Je vois que l'ingénicur-en-chef, avec la prudence qui le distingue, s'est soigneusement abstenu de parler de ce chemin comme faisant partie du Pacilique, Il en parle comme d’un chemin de fer de colonisation et ce n'est pas autre chose, L'honorable ministre des chemins de fer doit mériter des éloges, ou doit porter le blime pour ce nouveau plan qui consiste à transformer un chemin de fer en une ligne qui sera impropre au gros trafic. ”
Je suis reconnaissant des petites faveurs, et je suis disposé à assumer le erédit ou le blâme d'avoir franchement déclaré à la Chambre que mon intention n'était pas de construire un chemin de fer de premier ordre, mais ur chemin à aussi bon marché que possible, | pour aider à la colonisation. Jai fourni à la Chambre les estimations des deux honorables députés siégeant, l’un à droïte, l’autre à gauche de l’ex-ministre des finances, et je croirais manquer à mon de-
Ê “bien celle de l'honorable député de “ambton, ce qui donne encore plus force à mes arguments. Je essaierai même pas de montrer ‘an ‘il y à une divergence d'opinion éntre les honorables messieurs, Je ne astate que leurs calculs n’ont “où e peu différé entre eux. J’allais ‘bandonner cette section du nord “äu lac Supérieur, mais l'honorable x Éputé de Lambton ramène la quesibn et montre qu’à l’ouest du lac à périeur, de la baie du Tonnerre a Pacifique, nous ne pouvons con- ‘ruire la ligne à moins de $89. 000,- 000. C’est là sa plus basse estimafon. Voyons maintenant ce quil Et à Propos du chemin de fer, à la|$ n. te du lac Supérieur:
L ni ‘Tandis que de Fort Williäm au NipisiSihguo, environ 650 milles, à 850,000 par lle, donneraient $32,500,000 ou un total 121,500,000.
‘De sorte que ces messieurs refüsent d'accepter un défi dont le résultat serait de montrer que leur OMinion diffère sur une grande estion publique. Après mûre éonsidération, après avoir pesé la nn qu'ils assumaient
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fee: du Padque, avec de Pargent ên iprunté dans ce but et dépensé à Cêîte fin, le coût. exact de l’entre- Phise du lac Nipissingue à Port-|voir envers la Chambre, si je ne Mody, Burrard Inlet, serait dellui montrais-que cet honorable 220 ,000,000 à $121, 000, 009. Il n’y Imonsieur, lui-même, ne considère
pas la construction du' chemin de ‘er du Pacifique comme une entreprise facile et qu'il partage pour beaucoup les vues et les opinions de ses deux honorables collègues.
Sir Richard Cartwright disait en 1874, dans son discours sur le budget :
“ Afin de bien comprendre l'importance du. fardeau que nous scrons obligés de nous imposer pour la construction du chemin de fer du Pacifique canadien, on doit se rappeler que l'estimation la plus basse pour la construction du chemin jusqu’au Pacifique canadien dépasse $100,000,000, et cela en supposant qu'on accorde un plus long délai pour sa construction * * * J'ai parlé à la seance de l'après-midi des dépenses qu’entraineraient la mise en opéralion du chemin de fer Entercolonial el des autres chemins de fer du gouvernement fédéral, principalement dans les provinces maritimes. fes déficits qui se produisent ainsi chaque année, se montent à la somme énorme de $1,250,000. Je désire attirer l'attention de la Chambre sur un fait dont l'évidence éclatera aux yeux de tous ses honorables membres. Ces chemins de fer, sur la plus grande partiede leur parcours, traversent un paÿs colonisé depuis cinquante à soixante ans. Puisque ces chem'ns de fer entrainent d'aussi énormes dépenses, il devient évident pour tous que le coût de l’entrelien d’un chemin de fer de 3,000 milles de longueur, traversant un pays presqu'entièrement inhabité, scra beaucoup plus considérable.
Longtemps après l’achèvement d’un chemin de fer il faut faire des dépenses considérables pour le mettre en bon état de fonctionnement-et de réparations ; c’est ua fait qu'on ne doit pas perdre de vue en considérant le vér.table caractère du projet.” |
Je crois avoir donné à la Chambre des preuves suffisantes pour la convaincre que la proposition que nous avons l'honneur d? soumettre à l'approbation du parlement, mérite sa favorable considération, non-seulement parce qu’elle demande une somme moindre que . celle qui a été votée en 1873 et subséquemment en 1874 pour la construction du chemin de fer du Pacifique canadien, mais parce que le contrat est bâsé sur des chiffres pou élevés si on les compare à ceux
KI que les honorables députés de l'op:
position, avec toute l'expérience} qu'ils avaient de cette grande en‘ treprise, considéraient comme in suffisants pour assurer sa construr.i tion, sans qu'il en soit cependan!
détourné un seul dollar pour as surer ensuite la mise en opération” du chernin. ït Je crois avoir prouvé à la Cham bre d'une manière irréfutable que la proposition que nous avous l'hon:” neur de soumettre à l'approbation du parlement mérite sa favorable” considération, non-seulement parciÿ qu’elle demande une somme moin“ dre que celle qui a été votée enÿ en 1873 et subséquer :ment en 18714 pour la construction du chemiri de fer du Pacifique canadien, mai?
parce que le contrat étant bâsé sur
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des chiffres peu élevés, si on lai compare à ceux que les honorable:i députés de l’oprosition, avec toute:
l'expérience qu’ils avaient de cette} grande entreprise, considéraieni« comme insuffisante pour assureli sa construction, et beaucoup plu favorable au pays. 4
Je crois qu’il est de mon devoi* de dire que jamais de: ma vie jé Wai éprouvé pour le parlement uni plus profonde reconnaissance quéx lorsque, malgré les déclarationi?
surprenantes faites par ces honora“ bles messieurs,je l'ai vu placer 100,4 000,000 acres de terre à la disposis tion du gouvernement, pour lu permettre de construire le chemiré de fer du Pacifique. Je sais qui tout homme intelligent, dans cettà Chambre et en dehors de son en ceinte, considère cette loi commË ayant une importance vitale pour le pays. Je sais que l’on comprent* que C'était un devoir que nous de} vions au pays d'entreprendre ce immense travail, malgré les dépen“t ses colossales qu'il entraînait, e& malgré ‘les appels énormes qu'à était nécessaire de faire au trésoi du pays. dJe’sais que nous étionÿ
Sir
ie l'expérience.
‘ gouvernement c’élait demander “Béauconp au parlement,que de sol- “liciter l'autorisation de continuer ‘Gètte grande entreprise. Mais nous avons compris que la construction ide ce chemin étant nécessaire pour ‘développer le grand Nord-Ouest, our placer ce pays dans la posion qu'il doit occuper et pour augenter les ressources du Canada Qui entier, nous devions demander que des terres autrement inu- ‘les soient utilisées pour sa cons-
œUCtION.
‘4 La chambre doit comprendre que Ous ne nous faisons pas illusion fur la responsabilité que nous as-
Shmions en demandant la dépense dune aussi forte somme, et nous
Pignorions pas aussi que lorsque ous aurions achevé la ligne d’un fout à l’autre et que nous scrions grêts à la mettre en opération, une tesponsabilité encore plus lourde
serait sur le pays qui aurait à subvenir aux moyens nécessaires jour assurer avec succès sa mise
ro . 1,7 “onstruction de ce chemin était essentiellement nécessaire an dé-
‘Sénéreusement au gouvernement “appui qui lui était demandé: il a fait avec la conviction que nous vions l'intention de disposer de es terres de façon à protéger déf- ‘titivement les anciennes provinces “ontre la taxe qu’il'serait nécesdire d'imposer pour construire ce hemin de fer.
Le gouvernement est sensible au énéreux sentiment qui purte ses
amis dans colle Ghambre à le soutenir malgré les craintes et l’alarme qu'ont essayé de répandre les honorables députés de l'opposition, lorsqu'ils ont été à même de critiquer précisément le même projet pour l'exécution duquel ils réclamaicent de la Chambre les pouvoirs nécessaires. La Chambre, je le sais, comprend avec quel plaisir nous rencontrons ce soir le peuple du Canada en la prrsonne de ses représentants'et avec quelle satisfaction nous pouvons dire que, grâce aux moyens que nous avons été autorisés à employer pour l’achèvementde ce travail, nous sommes en position de déclarer que nonseulement le chemin sera construit dans son entier, mais qu'ensuite le Canada scra délivré de la responsabilité de son exploitation, et cela pour l’insignifiante considération d’une somme d’un peu plus de $2,000,000 par année que le pays aura à payer, non dès maintenant, mais elle représente tout ce que nous aurons à payer en admettant que nous ayons a servir pour tou-
Jours les intérêts de tout l'argent
pue le syndicat obtiendra en vertu qe ce contrat.
Nous sommes heureux d’être en position de pouvoir établir nonseulement cela, mais encore qu'à part les ‘100,000,000 d’acres de terres que le parlement à mis à notre disposition il y a deux ans,il nous en*reste 75,000,000 pour couvrir les $2,000,000 d'intérêt, —dénenses qni auront diminué. jusqu’au
jour qui n’est pas loin de nous où
nous aurons l’orgueilleuse satisfaction de voir le Canada occuper une position glorieuse et prospère, et il n'aura plus alors à verser un seul dollar pour la construction ou l’exploitation de ce chemin de fer.
Je dois dire que je suis grandement satisfait des critiques dirigées contre la proposition que nous soumettons actuellement au Parle-